Ordre de la Grande Gidouille
| Ordre de la Grande Gidouille | |
![]() Insigne de Commandeur Exquis |
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| Conditions | |
|---|---|
| Décerné par | Collège de 'Pataphysique |
| Type | Ordre honorifique pataphysique |
| Décerné pour | Conduite pataphysique méritante ou service rendu à la chose pataphysique |
| Éligibilité | Honorabilité suffisante dans l'armée, la magistrature, les arts, le clergé, le commerce, la noblesse ou la pègre. |
| Détails | |
| Statut | Toujours décerné |
| Grades | Du plus bas au plus haut : Commandeur exquis Commandeur requis Grand officieux Grand Fécial Consort Définiteur Suprême Grand Maître |
| Statistiques | |
| Création | par Alfred Jarry |

L’Ordre de la Grande Gidouille, parfois abrégé OGG, est administré par le Collège de ’Pataphysique. Il a été inventé en 1899 par Alfred Jarry sous le nom de Grand Ordre de la Gidouille, en référence à la forme du même nom.
Invention d'Alfred Jarry
La première trace de l'Ordre se trouve dans les Gestes et opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien que Jarry écrit entre 1897 et 1898. Au chapitre II on peut lire : « En guise de cravate, il se passa au cou le grand cordon de la Grande-Gidouille, ordre inventé par lui et breveté, afin qu’il ne fût galvaudé. »[1].
Les statuts du « Grand Ordre de la Gidouille » sont ensuite publiés dans l'Almanach du Père Ubu illustré en 1899. Ceux-ci comptent cinq articles.
« Article III. — Outre ces qualités physiques et morales, [le postulant] devra produire un titre d’honorabilité suffisante, selon l’appréciation des grands-maîtres de l’Ordre, dans l’armée, la magistrature, les arts, le clergé, le commerce, la noblesse ou la pègre.
Article IV. — Les insignes de l’Ordre ne pourront être portés, sauf dispense conférée par les grands-maîtres, qu’à l’exclusion de tous autres.
Article V. — Les grades décroissants sont : Pères Ubus ou Grands-Maîtres, 1er fils, 2e fils, 3e fils, 4e fils, petit-fils. »
— Alfred Jarry, Almanach du Père Ubu, illustré (1899)
Un autre texte, Ordre de la Gidouille est publié par Jarry dans l'Almanach illustré du Père Ubu en 1901.
Administration du Collège de ’Pataphysique
Dès 1948, le Collège de ’Pataphysique restitue l'Ordre « en son lustre extrême », comme l'indiquent ses statuts. Il le complète de Constitutions internes et d'un Coutumier[2].
Les principaux dignitaires du Collège de ’Pataphysique sont tous membres de l’OGG. Au sein de sa hiérarchie, l'Ordre s'ouvre aux Auditeurs Emphytéotes qui obtiennent, de jure, le grade Commandeur Exquis. Le Collège peut aussi distinguer quelqu'un qui ne fait pas partie de ses membres, pour récompenser son mérite pataphysique ou son action ponctuelle et particulièrement remarquable. Boris Vian[3] par exemple était grand maître et « promoteur insigne » au Collège[4], mais Henri Salvador, sans faire partie du Collège, était Commandeur de l'Ordre. Cette décoration est la plus prestigieuse décoration concernant la Pataphysique[5].
Extraits de l’article 10 des Statuts du Collège :
§2 Selon les prescriptions de ces Statuts, l’Ordre reste fidèle au principe de la pluralité des Grands Maîtres ou Pères Ubus.
§3 Le Curateur Inamovible, le Staroste et le Vice-Curateur, les Provéditeurs et les Satrapes du Collège de ’Pataphysique sont de droit Grands Maîtres de l’Ordre de la Grande Gidouille et constituent par leur réunion le Conseil Suprême de l’Ordre, que préside le Curateur Inamovible et en son absence le Vice-Curateur.
Notes et références
- ↑ Alfred Jarry, Gestes et opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien, Paris, La Différence, , p. 44
- ↑ « La Gidouille », Magazine littéraire, no 388, , p. 41
- ↑ Vian et la Pataphysique, Livre de Poche, 2017. (ISBN 978-2-253-07004-7)
- ↑ Vian est nommé « promoteur insigne de l'Ordre de la Grande Gidouille, échelons divers et prestigieux de cette assemblée qui compte parmi ses membres des noms tels que Raymond Queneau, Eugène Ionesco ou Jacques Prévert ». in biographie de Boris Vian, Radio France internationale 1999 [lire en ligne]
- ↑ « Je suis Conférent Majeur de l'ordre de la Grande Gidouille. C'est-à-dire que si vous accédez un jour à cet ordre prestigieux, c'est moi qui vous remettrai votre diplôme et votre insigne. » Michel Décaudin, Histoires littéraires n° 9-10, p. 73, 2002.
Voir aussi
Bibliographie
- Collège de 'Pataphysique, « Ordre de la Grande Gidouille », dans Les 101 mots de la ’Pataphysique, Paris, Puf, coll. « Que sais-je ? », (ISBN 978-2-13-073186-3), p. 65-66.
- Ruy Launoir, « L'Ordre de la Grande Gidouille », dans Clefs pour la ’Pataphysique, Paris, l'Hexaèdre, (ISBN 2-9522671-2-X), p. 98-99.
- Henri Béhar, Marieke Dubbelboer, Jean-Paul Morel, Commentaire pour servir à la lecture de l'Almanach du Père Ubu illustré, 1899, L'étoile Absinthe, 2009, no 121-122, Société des Amis d'Alfred Jarry, Du Lérot éditeur p. 81-84 [lire en ligne]
Articles connexes
Liens externes
- Statuts du Grand Ordre de la Gidouille, dans l'Almanach du Père Ubu illustré (1899) sur Gallica.
- Ordre de la Gidouille, dans l'Almanach illustré du Père Ubu (1901) sur Gallica.
- Les différentes plaques
- L'organigramme de l'ordre
- Portail des récompenses et des distinctions
