Orianne Aymard

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Orianne Catherine Aymard, née le à Clamart, est une autrice, conférencière et himalayiste française. Elle vit à Chamonix.
Formation
Née le , à Clamart, Orianne Aymard passe son enfance et son adolescence à Sceaux, où elle est scolarisée au lycée Marie-Curie. Après des études en biologie et science environnementale à l’Université Paris-Saclay, puis à l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), elle obtient en 2002 un Master (MSc.) en Social Policy à la London School of Economics (LSE). Elle y entame un doctorat (PhD.) sur la politique sociale dans la région autonome du Tibet.
À la suite d’un accident cérébral en 2004, dans le nord de l'Inde, près de la tombe (samādhi) de Mā Ānandamayī à Kankhal, au pied de l’Himalaya, elle réoriente son parcours universitaire dans les sciences humaines. En 2008, elle obtient ainsi un doctorat (PhD.) en sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal, conjointement avec l’Université de Concordia et l’Université Laval, avec une thèse en hindouisme sur le «Culte postmortem des saints dans la tradition hindoue»[1]. En 2014, elle publie un livre inspiré des travaux de sa thèse intitulé When a Goddess Dies[2],[3],[4] auprès d’Oxford University Press (OUP) à New York, qui porte sur le culte de Mā Ānandamayī après sa mort (mahāsamādhi).
Enseignement et recherche
Au cours de ses études en biologie marine, elle participe à plusieurs programmes de recherche internationaux, notamment en Asie, en Océanie et en Amérique. Elle poursuit ensuite des activités d’enseignement et de recherche en sciences des religions, notamment à l’Université du Québec à Montréal, puis comme chercheuse invitée à l’Université Columbia et associée de recherche à l’Université Harvard. Elle est également affiliée à plusieurs centres, dont le CERIAS à Montréal et le Geneva Centre for Security Policy.
Parcours dans la diplomatie
De 2008 à 2011, elle travaille pour le Comité international de la Croix-Rouge (Genève) en tant que déléguée protection. Elle est notamment envoyée au Burundi, à Gitega, puis en Haïti à la suite du Séisme de 2010, où elle intervient sur le rétablissement des liens familiaux[5],[6]. Elle est également en charge des activités de protection dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince contrôlés par les gangs, dont Cité Soleil et Martissant[7]. Son parcours inspire l’écrivain Jean-Euphèle Milcé dans l’ouvrage Les jardins naissent.
De 2014 à 2018, elle est chargée de mission au Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Elle travaille au Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS), notamment sur les questions religieuses et de radicalisation, puis au Centre de crise et de soutien (CDCS) sur les questions de droits de l’homme.
Retour dans l’Himalaya
Après un accident cérébral survenu quinze ans auparavant, elle se tourne vers l’alpinisme et participe à plusieurs expéditions en Himalaya. En 2019, elle atteint le sommet du Lhotse (8 516 m), devenant la quatrième Française à y parvenir[8]. Cette ascension fait l’objet d’une première publication, Sous l’œil de la Déesse[9],[10], aux Éditions du Mont-Blanc, puis d’un second ouvrage, L’appel de l’Everest : le Lhotse, ou l'autre sommet, publié aux Éditions Mareuil[11].
En 2023, elle participe à une expédition sur le Mont Everest. Au cours de celle-ci, elle est prise dans une chute de séracs dans la Khumbu Icefall et est évacuée après avoir été blessée[12]. Elle reprend ensuite l’ascension et atteint le sommet le [13],[14]. Lors de la descente, elle subit notamment des gelures et une fracture au pied survenue au niveau de la bande jaune[15]. L’ascension donne également lieu à la publication de l’ouvrage, Au cœur de l’Everest : la quête d’une femme au sommet, aux Éditions Mareuil[16],[17].
Ascensions de sommets
Principales ascensions
- Himlung, Népal, 7 126 m – 2018
- Lobuche, Népal, 6 119 m – 2019
- Lhotse, Népal, 8 516 m – 2019
- Aconcagua, Argentine, 6 961 m – 2022
- Island Peak, Népal, 6 165 m – 2023
- Everest, Népal, 8 848 m – 2023
Principales publications
- L'appel de l’Everest: le Lhotse, ou l'autre sommet, Paris, Éditions Mareuil, 2026
- Au cœur de l’Everest: la quête d’une femme au sommet, Paris, Éditions Mareuil, 2024
- Sous l’œil de la Déesse, Chamonix, Éditions du Mont-Blanc, 2022
- Avec mon bâton (illustré par Marie Détrée), Paris, Éditions Un Dimanche Après-Midi, 2022
- When a Goddess Dies: Worshipping Mā Ānandamayī after Her Death, New York, Oxford University Press, 2014
Films
Elle fait l’objet du documentaire Everest, la Déesse Mère (52 minutes), réalisé par David Vital-Durand, qui retrace son parcours ainsi que son ascension du Mont Everest. Le film est produit par 8 Mont-Blanc, Injam Production et Capitello Group (2024).
Elle apparaît également dans d’autres documentaires, dont Everest en partage, réalisé par Théo Livet, d’après une idée originale de Marc Batard. Elle y évoque notamment un accident survenu dans la Khumbu Icefall.
Notes et références
- ↑ Orianne Aymard, «Le culte postmortem des saints dans la tradition hindoue: expériences religieuses et institutionnalisation du culte de Mā Ānandamayī (1896-1982)», thèse de doctorat en sciences des religions, Université du Québec à Montréal, 14 janvier 2009.
- ↑ (en) Amanda Lucia, « Aymard, Orianne. When a Goddess Dies: Worshipping Mā Ānandamayī after Her Death . New York: Oxford University Press, 2014. 368 pp. 28 illustrations. », The Journal of Religion, vol. 96, no 2, , p. 252–253 (ISSN 0022-4189 et 1549-6538, DOI 10.1086/685002, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Aya Ikegame, « When a Goddess Dies: Worshipping Mā Ānandamayī after Her Death. By Orianne Aymard. Oxford: Oxford University Press, 2014. Pp. 348. (ISBN 0199368627 et 978-0199368624). », International Journal of Asian Studies, vol. 13, no 1, , p. 116–117 (ISSN 1479-5914 et 1479-5922, DOI 10.1017/S1479591415000248, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Daniel Gold, « Looking at How Saints Live On », The Journal of Asian Studies, vol. 77, no 1, , p. 266–269 (ISSN 0021-9118, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « ICRC Audiovisual Archives », sur ICRC Audiovisual archives (consulté le ).
- ↑ (en) « ICRC Audiovisual Archives », sur ICRC Audiovisual archives (consulté le ).
- ↑ International Committee of the Red Cross, Haiti Quake: The Courage to Carry On (photo 9/13), (lire en ligne).
- ↑ « Orianne Aymard: le Lhotse était sur son chemin », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Orianne Aymard : « Dans l'Himalaya, à 8516m, j'ai dû affronter le mépris des hommes, le froid, la peur et la mort » - Elle », sur elle.fr, (consulté le ).
- ↑ « Orianne Aymard pour son livre: Sous l'œil de la déesse », sur ici, par France Bleu et France 3 (consulté le ).
- ↑ https://www.liberation.fr/forums/la-tres-haute-altitude-au-feminin-20260325_Q4PPYA6WTBFSTFDALLRHRXOGEY/
- ↑ (en) « Everest, la cascade de la mort - L'Équipe explore », sur www.lequipe.fr (consulté le ).
- ↑ « Chamonix-Mont-Blanc. Conquérante de l’Everest, Orianne Aymard témoigne de son épopée », sur www.ledauphine.com (consulté le ).
- ↑ « « J'ai cru que j'allais y rester » : de retour de l'Everest, les confidences d’Orianne Aymard - Elle », sur elle.fr, (consulté le ).
- ↑ (en) Kara Nelson, « Countless corpses are on Mount Everest, so why are hundreds of climbers heading into the ‘death zone’ this spring? », sur CNN, (consulté le ).
- ↑ « Orianne Aymard, sept vies en grimpant l'Everest », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Surfréquentation, pollution... Les clichés sur l’Everest battus en brèche par l’aventurière Orianne Aymard », sur Le Figaro, (consulté le ).
Liens externes
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