Oskar von Hindenburg

Oskar von Hindenburg
Oskar von Hindenburg, en 1932, sortant du palais présidentiel.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Oskar Wilhelm Robert Paul Ludwig Hellmuth von Beneckendorff und von Hindenburg
Nationalité
Allégeance
Activités
Militaire, homme politique
Période d'activité
Père
Mère
Fratrie
Irmengard Pauline Louise Gertrud von Brockhusen (d)
Conjoint
Margarete von Hindenburg (d)
Enfant
Gertrud von Beneckendorff u.Hindenburg (d)
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflits
Distinction
Le lieutenant-colonel von Hindenburg, fils du président Hindenburg, peu après un accident lors duquel il s'est brisé plusieurs côtes alors qu'il circulait dans le Tiergarten
Oskar von Hindenburg, lors de l'inauguration à Berlin d'un monument prussien Unter den Linden le avec son père et le Dr Otto Braun et divers membres du gouvernement du Reich.

Oskar von Beneckendorff und von Hindenburg (né le à Königsberg - décédé le à Bad Harzburg) est un officier allemand, fils du maréchal von Hindenburg, deuxième président du Reich.

Biographie

Oskar von Hindenburg est le fils de Paul von Hindenburg et de son épouse Gertrud.

Carriere militaire

Comme son père, Oskar entame une carrière militaire. partir de 1903, il fut lieutenant dans le 3e régiment d’Infanterie se la Garde, puis fut nommé adjudant de bataillon. En tant qu'officier d'état-major général au commandement suprême de l'armée et à l'état-major de la 20e division d'infanterie avec le grade de capitaine (depuis 1914), il participa à la Première Guerre mondiale. À la fin de la guerre, il fut intégré à la Reichswehr et devint chef de compagnie dans le 16e régiment d'infanterie le . Après avoir été promu major le , il devint professeur de tactique à l'école de cavalerie de la Reichswehr à Hanovre à partir du mois d'octobre. À partir du , il occupa le poste d'aide de camp de son père, le président du Reich. Tout en conservant cette fonction, il fut affecté le à l'état-major du commandement du groupe 1. Par la suite, il fut promu lieutenant-colonel le , puis colonel le . Le , il fut mis à disposition et, le , il prit sa retraite avec le grade de général de division. Le , il fut à nouveau mis à disposition, sans toutefois se voir confier de mission. Ce n'est qu'avec la mobilisation du qu'il fut nommé général commandant du Ier corps d'armée adjoint et commandant du district militaire I, pour devenir peu après (le ) commandant de la division z. b. V. 422, qui fut intégrée en à la division z. b. V. 401. Le , il fut nommé commandant des camps de prisonniers de guerre dans le district militaire I (Prusse orientale). À ce titre, il fut promu lieutenant-général le . En , il fut transféré dans la réserve du Führer et, le , il fut démobilisé.

Carriere politique

En raison de son influence sur son père, il est appelé sarcarstiquement le fils non prévu par la Constitution[1].Alors qu'il faisait également partie de la camarilla (chambre de conseillers) de son père Paul von Hindenburg sous le régime de la république de Weimar (ainsi qu'Otto Meissner, Kurt von Schleicher, Franz von Papen), il rencontre en , Ribbentrop qui organise (à son domicile) des négociations pour la nomination d'Adolf Hitler comme chancelier ; s'y retrouvent Hitler, Franz von Papen et Oskar von Hindenburg ; ce dernier aurait ensuite favorisé l'accession au pouvoir d'Hitler en exerçant une réelle influence sur son vieux père, alors président du Reich, en foi de quoi Hitler lui promit en échange d'étouffer un scandale de fraude fiscale, de le nommer général de brigade et de lui accorder des terres.

Il certifia également comme vrai le faux testament de son père, toujours en échange d'avantages financiers.

Il meurt en 1960.

Illustrations

Notes et références

Notes

  1. Au premier plan on voit son fils Oskar von Hindenburg qui l'aide à monter. En arrière-plan, l'aide de camp von der Schulenburg (de Hindenburg) et Tschirschky (l'assistant du vice-chancelier von Papen), Margarete von Hindenburg (la belle-fille de Hindenburg), le vice-chancelier von Papen et les secrétaires d'État Meissner, Riedel et Körner

Références

  1. Benjamin Carter Hett, Comment meurt une démocratie, Éditions du Toucan 2021, p. 302

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • (fr) G. Castellan (1949) VonSchleicher, Von Papen et l'avénement de Hitler, Cahiers d'histoire de la guerre no 1 (), p. 15-39; éd : Presses Universitaires de France, https://www.jstor.org/stable/25726607 1re page et lien vers Jstor])
  • (de) Ernst Klee: Das Personenlexikon zum Dritten Reich. Wer war was vor und nach 1945. Fischer, Frankfurt am Main 2003 (ISBN 3-10-039309-0).
  • (de) Christian Zentner (de) et Friedemann Bedürftig (de) (Hrsg.): Das große Lexikon des Dritten Reiches. Südwest-Verlag, München 1985 (ISBN 3-517-00834-6).
  • (de) Walther Killy et Rudolf Vierhaus (Hrsg.): Deutsche Biographische Enzyklopädie. Band 5, Saur, München u. a. 1997 (DBE).
  • Internationales Biographisches Archiv 20/1997 vom 5. Mai 1997 (Munzinger-Archiv).
  • (de) Karl Dietrich Bracher: Die Auflösung der Weimarer Republik. Eine Studie zum Problem des Machtverfalls in der Demokratie. Athenäum-Verlag/Droste, Königstein/Düsseldorf 1978 (ISBN 3-7610-7216-3) (unveränderter Nachdruck der 5. Auflage, Villingen 1971).
  • (de) Wolfram Pyta: Hindenburg. Herrschaft zwischen Hohenzollern und Hitler, Siedler, München 2007 (ISBN 978-3-88680-865-6).
  • (de) Heinrich August Winkler: Weimar. 1918–1933. Die Geschichte der ersten deutschen Demokratie. 4. Auflage, Beck, München 2005 (ISBN 3-4064-4037-1).
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