Oskar von Hindenburg

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 77 ans) Bad Harzburg |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Oskar Wilhelm Robert Paul Ludwig Hellmuth von Beneckendorff und von Hindenburg |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Activités |
Militaire, homme politique |
| Période d'activité |
- |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie |
Irmengard Pauline Louise Gertrud von Brockhusen (d) |
| Conjoint |
Margarete von Hindenburg (d) |
| Enfant |
Gertrud von Beneckendorff u.Hindenburg (d) |
| Arme | |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Distinction |


Oskar von Beneckendorff und von Hindenburg (né le à Königsberg - décédé le à Bad Harzburg) est un officier allemand, fils du maréchal von Hindenburg, deuxième président du Reich.
Biographie
Oskar von Hindenburg est le fils de Paul von Hindenburg et de son épouse Gertrud.
Carriere militaire
Comme son père, Oskar entame une carrière militaire. partir de 1903, il fut lieutenant dans le 3e régiment d’Infanterie se la Garde, puis fut nommé adjudant de bataillon. En tant qu'officier d'état-major général au commandement suprême de l'armée et à l'état-major de la 20e division d'infanterie avec le grade de capitaine (depuis 1914), il participa à la Première Guerre mondiale. À la fin de la guerre, il fut intégré à la Reichswehr et devint chef de compagnie dans le 16e régiment d'infanterie le . Après avoir été promu major le , il devint professeur de tactique à l'école de cavalerie de la Reichswehr à Hanovre à partir du mois d'octobre. À partir du , il occupa le poste d'aide de camp de son père, le président du Reich. Tout en conservant cette fonction, il fut affecté le à l'état-major du commandement du groupe 1. Par la suite, il fut promu lieutenant-colonel le , puis colonel le . Le , il fut mis à disposition et, le , il prit sa retraite avec le grade de général de division. Le , il fut à nouveau mis à disposition, sans toutefois se voir confier de mission. Ce n'est qu'avec la mobilisation du qu'il fut nommé général commandant du Ier corps d'armée adjoint et commandant du district militaire I, pour devenir peu après (le ) commandant de la division z. b. V. 422, qui fut intégrée en à la division z. b. V. 401. Le , il fut nommé commandant des camps de prisonniers de guerre dans le district militaire I (Prusse orientale). À ce titre, il fut promu lieutenant-général le . En , il fut transféré dans la réserve du Führer et, le , il fut démobilisé.
Carriere politique
En raison de son influence sur son père, il est appelé sarcarstiquement le fils non prévu par la Constitution[1].Alors qu'il faisait également partie de la camarilla (chambre de conseillers) de son père Paul von Hindenburg sous le régime de la république de Weimar (ainsi qu'Otto Meissner, Kurt von Schleicher, Franz von Papen), il rencontre en , Ribbentrop qui organise (à son domicile) des négociations pour la nomination d'Adolf Hitler comme chancelier ; s'y retrouvent Hitler, Franz von Papen et Oskar von Hindenburg ; ce dernier aurait ensuite favorisé l'accession au pouvoir d'Hitler en exerçant une réelle influence sur son vieux père, alors président du Reich, en foi de quoi Hitler lui promit en échange d'étouffer un scandale de fraude fiscale, de le nommer général de brigade et de lui accorder des terres.
Il certifia également comme vrai le faux testament de son père, toujours en échange d'avantages financiers.
Il meurt en 1960.
Illustrations
-
Oskar et son père, avant une inspection de manœuvres militaires () -
Oskar aide son père à monter dans la voiture qui l'emmène à partir de l'hôtel particulier de Neudeck sur le perron duquel on aperçoit la femme d'Oskar et divers hommes politiques[a]
Notes et références
Notes
- ↑ Au premier plan on voit son fils Oskar von Hindenburg qui l'aide à monter. En arrière-plan, l'aide de camp von der Schulenburg (de Hindenburg) et Tschirschky (l'assistant du vice-chancelier von Papen), Margarete von Hindenburg (la belle-fille de Hindenburg), le vice-chancelier von Papen et les secrétaires d'État Meissner, Riedel et Körner
Références
- ↑ Benjamin Carter Hett, Comment meurt une démocratie, Éditions du Toucan 2021, p. 302
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Christa Mühleisen, Neudeck/Ogrodzieniec in 3 Teilen. , consulté .
- Gerhard Rempel, The Nazi “Seizure” of Power nach Martin Broszat: Hitler and the Collapse of the Weimar Republic. Berg, 1987; archivierte Version vom 18. Dezember 2005 ; Internet Archive.
Bibliographie
- (fr) G. Castellan (1949) VonSchleicher, Von Papen et l'avénement de Hitler, Cahiers d'histoire de la guerre no 1 (), p. 15-39; éd : Presses Universitaires de France, https://www.jstor.org/stable/25726607 1re page et lien vers Jstor])
- (de) Ernst Klee: Das Personenlexikon zum Dritten Reich. Wer war was vor und nach 1945. Fischer, Frankfurt am Main 2003 (ISBN 3-10-039309-0).
- (de) Christian Zentner (de) et Friedemann Bedürftig (de) (Hrsg.): Das große Lexikon des Dritten Reiches. Südwest-Verlag, München 1985 (ISBN 3-517-00834-6).
- (de) Walther Killy et Rudolf Vierhaus (Hrsg.): Deutsche Biographische Enzyklopädie. Band 5, Saur, München u. a. 1997 (DBE).
- Internationales Biographisches Archiv 20/1997 vom 5. Mai 1997 (Munzinger-Archiv).
- (de) Karl Dietrich Bracher: Die Auflösung der Weimarer Republik. Eine Studie zum Problem des Machtverfalls in der Demokratie. Athenäum-Verlag/Droste, Königstein/Düsseldorf 1978 (ISBN 3-7610-7216-3) (unveränderter Nachdruck der 5. Auflage, Villingen 1971).
- (de) Wolfram Pyta: Hindenburg. Herrschaft zwischen Hohenzollern und Hitler, Siedler, München 2007 (ISBN 978-3-88680-865-6).
- (de) Heinrich August Winkler: Weimar. 1918–1933. Die Geschichte der ersten deutschen Demokratie. 4. Auflage, Beck, München 2005 (ISBN 3-4064-4037-1).
- Portail du royaume de Prusse
- Portail de la Seconde Guerre mondiale
- Portail de l’Allemagne