Otilia Lux
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Encuentro por Guatemala (en) |
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Otilia Lux, épouse Cotí, née le à Santa Cruz del Quiché est une femme politique féministe guatémaltèque du peuple maya quiché qui milite pour les droits des femmes autochtones au Guatemala. Elle est ministre de la Culture et des Sports de 2000 à 2004.
Biographie
Otilia Lux nait à Santa Cruz del Quiché, Guatemala, le . Elle obtient une licence en gestion administrative et épouse Jaime Coti. Le couple a trois enfants[1].
Coti travaille en tant qu'enseignante et prend conscience de la pauvreté et des conditions difficiles pour les femmes de la communauté maya. Elle s'engage dès lors pour éradiquer l'illettrisme et pour aider les femmes autochtones à lutter pour leurs droits[1].
Pendant la guerre civile au Guatemala, elle crée le groupe Mujeres por el Desarrollo qui œuvre pour enseigner la lecture et l'écriture à des femmes adultes. Elle fait partie dans les années 1980 d'un comité national de coordination des femmes, qui prodigue des formations aux femmes politiques[1]. Au travers de cette organisation, elle rencontre Rigoberta Menchú (militante autochtone du peuple maya quiché et lauréate du prix Nobel de la paix en 1992[2]). Rosalina Tuyuc du peuple maya Cakchiquel[3], Julia Zum et d'autres femmes de Quiché[1]. Ensemble, elles fondent en 1997 Moloj, une association politique pour les femmes maya[1]. Dans les années 1990, elle entre en contact avec le mouvement féministe qui a une grande influence dans ses engagements politiques en faveur des femmes et de l'éducation des filles[1].


Carrière
Lux est membre de Commission pour l'éclaircissement historique du Guatemala, chargée d'enquêter sur les violations des droits humains commises pendant les trente années de guerre civile qui ont ravagé ce pays d'Amérique centrale. Elle est la seule femme à siéger à cette commission[4].
Lux est ensuite nommée ministre de la Culture et des Sports au sein du cabinet du président Alfonso Portillo. Elle est membre de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones et siège au Conseil exécutif de l'UNESCO de 2004 à 2007[5],[6],[7].
Lors des élections générales de 2007 au Guatemala le , elle est élue au Congrès comme députée de la liste nationale du parti Encuentro por Guatemala (en)[8],[4].
Hommages et distinctions
En 2006, elle est récipiendaire du prix Bartolomé de las Casas en reconnaissance de son travail au sein de la commission de clarification historique[1].
Le , elle obtient la distinction de la rose de la paix pendant la Journée nationale de la dignité des victimes du conflit armé interne et du 26ᵉ anniversaire de la présentation du rapport Memoria del Silencio (Mémoire du silence). La manifestation est organisée à Guatemala par la Commission pour la paix et les droits humains (Copadeh), en présence du président de la République, Bernardo Arévalo. Est également présente la vice-ministre de l'Éducation bilingue et interculturelle, Romelia Mo, qui prononce un discours mentionnant, Ana María López Rodríguez, martyre du conflit armé pour laquelle un jugement a été rendu[9].
La cérémonie commémorative a débuté par l'intervention de la vice-ministre de l'Éducation bilingue et interculturelle, Romelia Mo, qui a évoqué l'exécution du jugement rendu dans l'affaire de la disparition forcée d'Ana María López Rodríguez et de Luz Leticia[10]. Juan Francisco Cifuentes Cano, commandant du Bataillon de réaction aux opérations spéciales (BROE) de l'ancienne Police nationale de 1982 à 1984, est arrêté le et inculpé pour les disparitions forcées d'Ana María et Luz Leticia et pour crimes contre l'humanité. Le procès a démontré l'utilisation de la violence sexuelle comme outils de torture[10],[11].
Plus tard, la ministre de la Culture et des Sports, Liwy Grazzioso, a dit que le parcours d'Otilia Lux constitue un exemple mémorable de lutte pour la justice sociale et la paix[9].
Notes et références
Notes
Références
- (en) « Otilia Lux de Cotí: activist for the human rights of women and indigenous peoples in Guatemala. »
, sur UN Women – Americas and the Caribbean, (consulté le )
- ↑ (en) Sandra Cuffe, « Guatemalan genocide survivors march for justice »
, sur Al Jazeera (consulté le )
- ↑ (en) « Honoring Indigenous Women's Vision and Creativity: FIMI Leadership Award 2014 - Rosalina Tuyuc », sur culturalsurvival.org, Cultural Survival (consulté le ).
- (en-US) Williams, « Otilia Lux de Coti », Women In Peace, (consulté le )
- ↑ (en) « Otilia Lux de Cotí: activist for the human rights of women and indigenous peoples in Guatemala. », UN Women – Americas and the Caribbean, (consulté le )
- ↑ (en) DomínguezMunllonch, « Social Activist. Otilia Lux de Cotí », 2024, (consulté le )
- ↑ « Ms. Otilia Lux de Coti »
- ↑ (es) « 11 balazos y dos muertos: los otros detalles del ataque de sicarios contra un cortejo fúnebre en el Periférico »
, sur Prensa Libre, (consulté le )
- (es) Cindy Alonzo, « Otilia Lux de Cotí, distinguida en el Día Nacional de la Dignidad de las Víctimas del Conflicto Armado Interno - Agencia Guatemalteca de Noticias »
, (consulté le )
- (en) « 40 years of searching for Luz Leticia | PBI Guatemala »
, sur pbi-guatemala.org (consulté le )
- ↑ (es) S. W. I. swissinfo.ch, « Exjefe policial guatemalteco es acusado de asesinato y secuestro », sur SWI swissinfo.ch, (consulté le )
Liens externes
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