Otto von Oelhafen
| Otto von Oelhafen | |
| Naissance | Wurtzbourg |
|---|---|
| Décès | (à 65 ans) Frankfurt am Main |
| Allégeance | |
| Arme | Waffen SS |
| Grade | Gruppenführer, lieutenant général de la police |
| Années de service | 1914 – 1945 |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Autres fonctions | massacre du ghetto de Rovno, participant à la Shoah par balles |
Otto von Oelhafen (né Otto Emil Georg Sixtus von Oelhafen le à Wurtzbourg et mort le [1] à Munich[2]) était un officier allemand qui devint lieutenant général de la police puis chef de groupe SS (gruppenfurher) pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut aussi chef adjoint de la police à Munich et commandant de l'Ordnungspolizei (BdO) au commissariat du Reich pour l'Ukraine d'où il mena des campagnes de massacres contre les Juifs.
Biographie jusqu'en 1933
Après avoir fréquenté l'école primaire (Volksschule) de Munich, Von Oelhafen fréquenta un lycée humaniste à Bamberg de 1896 à 1899.
Il commence ensuite sa carrière en tant qu'officier professionnel dans l'armée bavaroise et rejoint d'abord le corps des cadets Bavarois à Munich. De là, il entre le dans le 2e régiment d'artillerie de campagne "Horn" à Wurtzbourg. Après avoir fréquenté l'école de guerre de Munich pendant près d'un an, il termine sa formation d'officier en . D' à , il est diplômé de l'école d'artillerie et d'ingénierie de Munich en tant que lieutenant.
À partir d', il participe à la Première Guerre mondiale en tant qu'adjudant de la première division de son régiment régulier puis en tant qu'Oberleutenant (équivalent de lieutenant). De à , il est chef de batterie au 20e régiment d'artillerie de campagne. Von Oelhafen est promu Hauptmann (équivalent de capitaine) en , et devient chef de la 4e batterie du régiment, appartenant ainsi à l'état-major du régiment. En , Von Oelhafen arrive à la 84e Brigade de l'artillerie de campagne et est transférée peu de temps après à l'état-major du commandant d'artillerie n°125 et en à l'état-major du commandant d'artillerie n°129.
Après la fin de la guerre, de à , il rejoint son régiment régulier. Au printemps 1919, il commande un groupe de corps francs volontaires à Wurtzbourg qui se livre à des interrogations de membres de l'insurrection spartakistes dans la ville. À partir de , il est affecté au 23e régiment d'artillerie de l’armée allemande, stationnée à Bamberg et prend des mesures contre les insurgés spartakiste à Hof et Suhl en .
De 1920 à 1922, il a été membre de l'Alliance Nationaliste Allemande de Protection et de Défense à Bamberg.
Après avoir été démobilisé, il rejoint la police régulière bavaroise de Bamberg d' à 1931 ou il fera partie de l'état-major de la police d'État de Bamberg. Il a ensuite déménagé à Munich en tant que commandant de section de la police de protection.
Nazisme
Après la prise de pouvoir de Hitler, Von Oelhafen est lieutenant-colonel de police et commande la police de protection (Schutzpolizei) de Munich de début jusqu'à fin . À partir de , après le meurtre d'August Schneidhuber au cours du de la nuit des longs couteaux, Von Oelhafen devient aussi chef de police adjoint de la police de Munich. Du début à la fin , il est colonel puis commandant de la police de protection de Dresde, puis, jusqu'au début , d'abord comme député puis officiellement comme inspecteur de la police régulière (IdO) en Saxe.
Au moment de l'Anschluss, il dirige le groupe de police 8 et est responsable de la Styrie, de la Carinthie et du Tyrol oriental jusqu'à fin . Après l'occupation des Sudètes, il est le commandant du premier régiment de police et du BdO dans la section « Bohême du Nord » à Aussig du début au début .
Début , Von Oelhafen rejoint le NSDAP (numéro de membre 4.736.616). Le Von Oelhafen est incorporé, à sa demande, dans la SS (SS no. 327493) comme Standartenführer, puis est promu Oberführer en et ensuite chefs de brigade SS en et finalement chef de groupe en [3].
Seconde Guerre mondiale
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Von Oelhafen devient IdO en pour la région militaire Allemande I (Wehrkreis) dont les bureaux sont à Königsberg. En , il est promu General major de la police. Début , il succède à Jürgen von Kamptz comme BdO au Protectorat de Bohême- Moravie, basé à Prague, et est remplacé par Paul Riege début .
Après l'opération Barbarossa, Von Oelhafen réside à Kiev de à en tant que commandant de l'Orpo (BdO) pour le Reichkommissariat de l'Ukraine[3]. Il joue également un rôle déterminant en tant qu'auteur de la Shoah : en , il dirige le massacre de Juifs du ghetto de Rovno car le Einsatzkommando 5 du Einsatzgruppe C n'était pas encore opérationnel. En coopération avec le commissaire local Werner Beer, il mit en place une escouade meurtrière composée à partir des bataillons de police 69, 315, 320, de la Compagnie de l'Est et de certains membres d'Einsatzkommando 5. Ils tueront plus de 17 000 Juifs dans une forêt près de Sosenki[4]. En , il est promu lieutenant général de police et chef de groupe SS. Du début au , il dirige le « personnel de contrôle des gangs » du supérieur supérieur SS et chef de police (HSSPF) en Ukraine. Son successeur en tant que BdO Ukraine sera Adolf von Bomhard.
D' à début , il a été IdO et plus tard BdO au HSSPF Süd dans la région militaire Allemande VII dont le quartier général est à Munich. Il a ensuite quitté le service de police.
Après-guerre
On ne sait pas dans quelle mesure Von Oelhafen a été emprisonné et dénazifié après la guerre. Cependant, il fut interrogé comme témoin aux procès de Nuremberg les 5 et . Il a ensuite vécu à Lichtenfels.
Bibliographie
- (en) Andreas Schulz, Günter Wegmann et Dieter Zinke, Les généraux des Waffen SS et la police. : Lammerding-Plesch., Maison d'édition Biblio, (ISBN 978-3-7648-2375-7).
- (de) Ernst Klee, Das Personenlexikon zum Dritten Reich Wer war was vor und nach : 2. Auflage. Fischer-Taschenbuch-Verlag, Francfort-sur-le-Main, , 732 p. (ISBN 978-3-596-16048-8).
Liens externes
- Bibliothèque d'État de Bavière en ligne, Ministres d'État, hauts fonctionnaires administratifs et fonctionnaires (NS) en Bavière de 1918 à 1945
Références
- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Otto von Oelhafen » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Ernst Klee: Das Personenlexikon zum Dritten Reich, Frankfurt am Main 2007, S. 442
- ↑ Joachim Lilla gibt in der Bayerische Landesbibliothek Online: Staatsminister, leitende Verwaltungsbeamte und (NS-)Funktionsträger in Bayern 1918 bis 1945 als Sterbeort München an, verweist jedoch darauf, dass nach anderen Angaben auch Lichtenfels genannt wird.
- Bayerische Landesbibliothek Online: Staatsminister, leitende Verwaltungsbeamte und (NS-)Funktionsträger in Bayern 1918 bis 1945 – Oelhafen, Otto v.
- ↑ Dieter Pohl: Schauplatz Ukraine. Der Massenmord an den Juden im Militärverwaltungsgebiet und im Reichskommissariat 1941–1943, in: Christian Hartmann, Johannes Hürter, Peter Lieb, Dieter Pohl: Der deutsche Krieg im Osten 1941–1944. Facetten einer Grenzüberschreitung, Oldenbourg, München 2009, S. 155–196, S. 176, (ISBN 978-3-486-59138-5).
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