Ouled Derradj (tribu)
| (fr) Oulad Derradj (ar) أولاد دراج al-Derradji | |
Carte tribal des Oulad Derradj | |
| Ethnie |
|
|---|---|
| Langue(s) | Arabe |
| Religion | Islam |
| Région d'origine | Algérie (Hodna) |
| Région actuelle | |
Les Ouled Derradj sont une mosaïque de factions tribales qui habitent le Hodna.
Origines
Les Ouled Derradj sont plus une mosaïque de factions qu'une tribu, et ont peu de cohésion[1]. Il est difficile d'entrevoir chez les Ouled Derradj, quel est le noyau originel de la tribu. Les Ouled Hariz de Selalha, sont des Latifs, des Athbedj d'origine des Banu Hilal. Les Mtarfa comportent des Mortafe qui sont des Ahtbedj cité par Ibn Khaldoun. Les récits légendaires attribuent à Sidi Othman el Derradji, la paternité des Ouled Derradj et il n'est pas impossible qu'un marabout ayant rassemblé les factions leur ait légué son nom. Il semble que l'élément actif semble s'être formé autour de Hilaliens de la branche Athbedj[1], et quelques fractions d'ascendance Riyah[2], et une autre d'ascendance chaouie dans les Aurès[3]. Selon une autre hypothèse il semble que les Ouled Derradj sont une tribu berbère arabisée[4],[5].
Après El Derradji, d'autres marabouts originaires de la Saguia el-Hamra sont arrivés : au XVe et au XVIIe siècle. Aux Athbedj, et marabouts se sont joints d'autres groupes : des nomades venus du Sud (dont Ouled Nail), des Zibbans et du Tell ou du Hodna. Toute la sone montagneuse qui encadre le Hodna au Nord et au Nord-Est a fourni un grand nombre de migrants : Ouled Maadid, des Righa et des Kabyles : les Bratikiya sont de la Kalaa Ait Abbas ou de Zemoura, les Amayers de Selman sont de Mzita, le Menaifa de Berhoumm sont en partie des Kabyles de Akbou et les Gaoua de Djezzar sont des Igaouaouen du Djurdjura[1].
Quelques groupes sont d'origine juive marocaine : les Hammari (Ouled Adi Guebala) et les Ouled Messaoud (Bou Hamadou). La réputation des Ouled Derradj est mauvaise : au XVIIIe siècle le voyageur el Ouarthilâni les juge ignorants, brutaux, batailleurd et tyranique pour les sédentaires de Mdoukal. Leur réputation n'a pas changée au XIXe siècle[1].
Histoire
Période coloniale
Révolte de Mokrani et mouvements de populations
Suite à la révolte de Mokrani en 1871, le choque ressenti dans la région du Hodna déclencha un mouvement de migration des Ouled Derradj, principalement ruraux, dans des grandes villes telles qu'El Eulma, Tebessa, Guelma, Oued Zenati, Annaba et même en Tunisie[6].
Personnalités
Notes et références
- Jean Despois, Le Hodna, Algérie, FeniXX, (ISBN 978-2-7059-5937-1), p. 126 - 128
- ↑ (ar) وائل بهجت شاهين وآخرون et شارك في الكتاب العديد من المؤلفين من مختلف التخصصات, قطوف من الأنساب بأقلام نخبة من النسابون العرب, وائل شاهين, (ISBN 978-977-85430-6-3, lire en ligne)
- ↑ « L'histoire, les Aurès et les hommes », sur www.cahiers.crasc.dz (consulté le ).
- ↑ Bernard Lugan, Histoire de l'Afrique du Nord: Des origines à nos jours, Editions du Rocher, (ISBN 978-2-268-08535-7, lire en ligne)
- ↑ Sebaa, Mohamed Nadhir (2003). L'histoire, les Aurès et les hommes (in French).
Les chaouias arabisés (par tribus) : 1. Les bni fren. 2. Bouazid. 3. Ouled si Ahmed Benameur. 4. Ouled Derradj. 5. Bni Tazaght.
- ↑ (ar) Kemal Birem (كمال بيرم), كتاب معالم الحركة الوطنية بمنطقة المسيلة بين (1900- 1954), (lire en ligne), p. 7
- ↑ Ernest (1840-1907) Auteur du texte Mercier, Histoire de Constantine / par Ernest Mercier,..., (lire en ligne)
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