Ouled Jamaa

| Échelon |
Tribu Guich (Saadiens) |
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| Région principale |
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| Période d'apparition | |
|---|---|
| Mode de vie |
Nomade (Historiquement) Sédentaire (Actuellement) |
| Fait partie du groupe tribal | |
| Nombre de fractions |
4 |
| Langue principale |
|---|
Ouled Jamaa', Ouled Djemaa ou encore Ouled Jami’ (en arabe : أولاد جامع) est une tribu arabe marocaine dont le territoire est situé au nord de Fès.
Origines
Les Ouled Jamaa serait une tribu arabe des Zoghba, des Banu Hilal, même si d'autres récits les lient aux Bani Jamaa, une dynastie hilalienne des Riyah ayant régné sur Gabès avant leur destitution par les Almohades[1]. Ils sont venus dans la région de Fès au XVIIe siècle[2]. D'autres avis, bien que minoritaire, tendent à dire qu'ils sont issues des Banu Maaqil[3]. Il existe également des "Baghdadis" dans la tribu[3], des descendants de sayyid husseinites, ayant fui l'Irak pour le Maroc.
Territoire
Le territoire des Ouled Jamaa est considéré comme un vrai grenier à blée de la région de Fès, où passe d'ailleurs le Fleuve Sebou. A noter également une production de laine très forte.
Histoire
Ère Alaouite
Guerre de succession d'Abd al-Malik ben Ismaïl
Durant cette guerre qui va diviser le Maroc, les Oulad Jamaa vont prendre le parti légitimiste pour l'accession au trône de Moulay Abd al-Malik ben Ismaïl, avec d'autres tribus telles que les Cheraga, les Hyayna, les Sefiane et les Bani Malik. Les Abids Bukhari eux prendront le parti de Moulay Ahmed ad-Dahabi, le frère d'Abd al-Malik, s'ensuivra une première bataille, la bataille de Wadi Inoul, qui fut une défaite pour les tribus légitimistes. Fuyant les Abids, les tribus vont se réfugier à Tissa, dans la terre des Hyayna. Les Abids Bukharis vont continuer à les poursuivre jusqu'à entrer dans le territoire des Hyayna, où ils commencent à piller les biens et les fermes des Hayyanis et ramènent le butin à leur camp. Arrivés à Tissa, une bataille se déclare à nouveau, triomphe des tribus acculées, qui anéantissent les Abids, et iront les décapiter et piller 600 bêtes appartenant aux Abids[4].
Ère de Moulay Abd ar-Rahman
Une révolte fit rage en 1824, de la part de la tribu des Oudaya, cherchant à assassiner le sultan Abd ar-Rahman, ils iront attaqueer son palais et y mettre le feu, mais heureusement pour le sultan, il réussit à fuir et à se réfugier chez les Jamaa, où il sera accueilli par El Arbi el-Jammaï, tous deux feront appel aux Ouled Jamaa tout entiers, et iront chasser les Oudaya. En représailles, le sultan fait dispersre la tribu dans tout le pays, et en récompense, fait marier son fils, Moulay Mohamed, à la fille d'El Arbi. C'est le début de la richesse des Jammaï.
En , Moulay Abd ar-Rahman, craignant l'influence de l'émir Abd al-Kader enverra son fils, Moulay Mohamed, avec des contingents des Ouled Jamaa, des Cheraga et des Cherarda, trois tribus makhzen, contre l'émir. C'est en 1849 que les Oulad Jamaa vont officiellement rejoindre le makhzen du sultan Moulay Abd ar-Rahman et avec cela la montée au gouvernement de plusieurs Jamaï, comme Mokhtar ben Abd al-Malik al-Jamaï, devenu grand vizir du sultan[5].
Ère du sultan Hassan Ier
Le lien avec le sultan et la tribu est présent déjà par le sang : la mère du sultan, Lalla at-Tam, était issue de cette tribu. Tout au long de son règne, les Oulad Jamaa auront une grande place, tels que le Grand Vizir du sultan, al-Maati al-Jamaï et son frère, Mohamed Sghir al-Jamaï, ministre de la Guerre. Après la mort de Hassan Ier, la tribu fut déchue de son prestige, suite à des conflits internes à la cour, Hajib Bahmed, proche du sultan Abd al-Aziz, va emprisonner les deux frères à Tétouan, où al-Maati mourut et Mohamed Sghir sera libéré 14 ans plus tard[6].
Époque coloniale
En , un partisan hafidiste, Moulay Ali al-Ouazzani, fait une tournée pour faire révolter les tribus de la région de Fès, comme les Ouled Jamaa, les Hyayna, les Cheraga et les Ouled Aïssa pour les faire entrer en révolte contre le sultan Abd al-Aziz.
Composition tribal
Les Ouled Jemaa sont divisés en 5 fractions ;
- les Traïma
- les Mettarfa
- les ’Ouleka
- les ’Akour
- les Hamyan
On retrouve également des grandes familles comme
Personnalités
- Famille al-Jamaa'i de Fès[8]
- El Arbi (ben Mokhtar) el-Jamaï, vizir du sultan
- Mohamed Ben El Arbi el-Jamaï
- Mokhtar ben Abd Al-Malik el-Jamaï, ministre, poète, homme de loi et juriste[9].
- Aboubakr Jamaï, journaliste
- Sidi Ahmed ben al-Hassan al-Hammoumi, saint (wali) des Ouled Jamaa, issue de la branche Ouled Hammoum[10].
Voir aussi
- Palais Jamaï de Fès
Références
- ↑ Mouna Hachim, Dictionnaire des noms de famille du Maroc, Mouna Hachim, (ISBN 978-9954-8524-1-5, lire en ligne), p. 301
- ↑ (ar) مشرفي، محمد بن محمد بن مصطفى،, الحلل البهية في ملوك الدولة العلوية وعد بعض مفاخرها غير المتناهية, وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية،المملكة المغربية،, (lire en ligne)
- « Mohamed Ben Bouchta al-Baghdadi : Le pacha qui a «régné» sur Fès », sur Zamane, (consulté le )
- ↑ (ar) Abd ar-Rahman ben Mohamed Ibn Zaydan as-Sijilmassi, إتحاف أعلام الناس بجمال أخبار حاضرة مكناس (lire en ligne), p. 334-336
- ↑ (ar) « نكبة آل الجامعي », sur زمان, (consulté le )
- ↑ (ar) اسماء صبحى, « عائلة الجامعي: تاريخ حافل بالسياسة والاقتصاد في المغرب », sur صوت القبائل العربية والعائلات المصرية, (consulté le )
- ↑ « تطوان عاصمة الشمال ومنبع إشعاعه », sur مشاهد 24 (consulté le )
- ↑ (ar) « نكبة آل الجامعي », sur زمان, (consulté le )
- ↑ (ar) WAQ108901 (lire en ligne)
- ↑ نشر المثاني, nachr-almathani-01, (lire en ligne)
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