Ousséni Compaoré
Ousséni Compaoré, est un officier de gendarmerie burkinabè et ancien responsable des forces de sécurité. Il a notamment occupé des fonctions de commandement au sein de la gendarmerie nationale du Burkina Faso.
Biographie
Carrière militaire et politique
Ousséni Compaoré a servi au sein de la gendarmerie nationale du Burkina Faso, où il a occupé des fonctions de responsabilité, notamment à la tête de cette institution. À ce titre, il a été impliqué dans la gestion des questions de sécurité intérieure et de maintien de l’ordre. Au moment du Coup d'État du 15 octobre 1987 au Burkina Faso, Ousséni Compaoré occupait des fonctions de commandement au sein de la gendarmerie. Ces événements ont conduit à la mort du président Thomas Sankara et de plusieurs de ses collaborateurs, et à l’arrivée au pouvoir de Blaise Compaoré[1].
Dans les années qui suivent, Ousséni Compaoré continue d’occuper des fonctions dans le domaine de la sécurité, participant à la mise en œuvre des politiques publiques en matière de maintien de l’ordre et de stabilité institutionnelle[2]. Il est par la suite appelé à exercer des responsabilités gouvernementales, notamment en tant que ministre chargé de la Sécurité. À ce titre, il intervient sur les questions liées à la sécurité intérieure et à l’organisation des forces de défense et de sécurité. Son parcours s’inscrit dans le cadre de l’évolution de l’appareil sécuritaire burkinabè durant la période de gouvernance de Blaise Compaoré[3],[4],[5].
Témoignage au procès Sankara
En , Ousséni Compaoré est entendu comme témoin dans le cadre du procès relatif à l’assassinat de Thomas Sankara. Lors de sa déposition, il déclare que « les événements du 15 octobre 1987 avaient été préparés et qu’ils ne constituaient pas une surprise ». Il affirme également que « le dispositif sécuritaire en place à l’époque rendait difficile toute opposition ». Il évoque par ailleurs des informations issues des services de renseignement burkinabè faisant état d’éventuels soutiens extérieurs au coup d’État, citant notamment Félix Houphouët-Boigny. Ces déclarations relèvent de son témoignage et ne constituent pas des conclusions judiciaires établies[6],[3],[1].
Contestation de documents
Ousséni Compaoré rejette par ailleurs des informations issues de documents déclassifiés selon lesquels il aurait reconnu l’existence d’un complot attribué à Thomas Sankara. Il affirme « ne pas se reconnaître » dans ces déclarations[6],[3].
Notes et références
- Akim Ky, « Ousséni Compaoré : « Sankara assumait les choses, ce qui n’est pas le cas chez Blaise » », sur Burkina24.com – Actualité du Burkina Faso 24h/24, (consulté le )
- ↑ Ahmed, « Lutte contre le terrorisme : Ousséni Compaoré en «colonel stratégique» au Sahel », sur Aujourd'hui au Faso, (consulté le )
- Daouda ZONGO, « Procès Sankara: des chefs d’Etat soutenaient Blaise Compaoré (Ousséni Compaoré) », sur Wakat Séra, (consulté le )
- ↑ (ab) « Le ministre Ousseni Compaoré fait un éclairage sur le reclassement des officiers de police », sur Ministère de la Sécurité, (consulté le )
- ↑ « Burkina Faso: Remaniement ministériel - Exit Chériff Sy et Ousséni Compaoré », allAfrica.fr, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- Sié Frédéric Kambou, « Procès Sankara : « Les évènements du 15 octobre ont bien commencé avant le 15 » (Ousséni Compaoré) », sur Burkina24.com – Actualité du Burkina Faso 24h/24, (consulté le )
Liens externes
- Portail du Burkina Faso
- Portail de l’histoire militaire
- Portail de la politique
