Pégase III
| Pégase III | |
| Découverte | |
|---|---|
| Date de découverte | 2015 |
| Autres désignations | Pegasus III, Peg III |
| Données d’observation - Époque J2000.0 | |
| Ascension droite | 22h 24m 24,48s |
| Déclinaison | +05° 24′ 18,0″ |
| Constellation | Pégase |
Localisation dans la constellation : Pégase ![]() | |
| Autres caractéristiques | |
| Ellipticité | 0,36 |
| Type | Galaxie naine ultra-pâle |
| Magnitude absolue (V) | - 4,17 |
| Distance | 701 000 al |
| Rayon effectif | 118 pc |
| Masse | (M1/2) = 3 200 000 M⊙ |
Pégase III (en abrégé Peg III), officiellement nommée Pegasus III, est une galaxie naine ultra-pâle (en anglais, ultra-faint dwarf galaxy (UFD)) découverte en 2015. Elle est un membre du groupe local, satellite de la Voie lactée, située à une distance héliocentrique d’environ 215 kpc (∼701 000 al), dans la constellation de Pégase.
Les galaxies naines ultra-pâles sont des galaxies naines anciennes, exceptionnellement pauvres en métaux et à faible luminosité (L < 105 L⊙). Leur faible masse baryonique, cependant, dément leur teneur en matière noire : ce sont les systèmes stellaires les plus dominés par la matière noire jamais observés.
Découverte et observations
Pégase III a été initialement identifiée comme une surdensité stellaire en utilisant un algorithme de détection des surdensités stellaires dans les images photométriques du relevé astronomique Sloan Digital Sky Survey.
Des observations réalisées en avec le télescope Víctor M. Blanco de 4 m et sa caméra DECam, situé à l'observatoire interaméricain du Cerro Tololo au Chili, ont permis de confirmer la candidature de Pégase III au titre de galaxie naine[1].
La galaxie naine candidate Pégase III a alors été observée le , avec le télescope Magellan-Baade de 6,5 m et sa caméra Inamori Magellan Areal Camera and Spectrograph (IMACS) de l'observatoire de Las Campanas au Chili, afin d’obtenir des données photométriques et d’astrométrie.
Elle a également été observée le avec le télescope Keck de 10 m et son spectrographe DEIMOS, ce qui a permis d’obtenir des données spectrographiques de 12 de ses étoiles membres[2].
Le et le , Pégase III a été observée avec le télescope spatial Hubble, ce qui a conduit à réviser les mesures établies en 2015 relatives à son rayon effectif et à sa magnitude absolue[3].
Caractéristiques
Pégase III héberge une population d'étoiles âgées à faible métallicité, comme observé dans de nombreuses autres galaxies satellites de la Voie lactée[1].
Sa magnitude absolue est de MV = - 4,17+0,17
-0,22 mag.
Son ellipticité est de 0,36 +0,09
-0,10.
Son rayon effectif elliptique (ah) est de 118+31
-30 pc. Pour mémoire, le rayon effectif, calculé en 2015, était de 53 ± 14 pc.
Le calcul de la masse incluant la matière noire (en anglais, enclosed mass within 1 half-light radius, (M1/2)) pour les galaxies sphéroïdales a été rendu possible grâce à l'équation mathématique formulée par Wolf et al. en 2010[4]. Calculée pour Pégase III, à partir de sa dispersion des vitesses (σv = 5,4 km s−1), de sa distance héliocentrique et de son rayon effectif, elle est de M1/2 = 3,2+4,3
-2,1 x 106 M⊙, soit 3,2 millions de masses solaires[3]. Pour mémoire, le calcul de Kim et al. était de M1/2 = 1,4+3
-1,1 x 106 M⊙ [2].
Pégase III est proche de la galaxie naine Poissons II (distantes seulement d'environ 40 kpc (∼130 000 al)), ce qui conduit à s'interroger sur leurs possibles interactions dans le passé et aujourd'hui.
L’ensemble des observations réalisées à ce jour sur ce système stellaire, situé à la périphérie du halo galactique de la Voie lactée, conduit à considérer, à fin 2022, que Pégase III est une galaxie naine ultra-pâle, et non un amas stellaire ou un amas globulaire.
Notes et références
- (en) Dongwon Kim et al., « A HERO’S DARK HORSE: DISCOVERY OF AN ULTRA-FAINT MILKY WAY SATELLITE IN PEGASUS », The Astrophysical Journal Letters, (DOI 10.1088/2041-8205/804/2/L44)
- (en) Dongwon Kim et al., « PORTRAIT OF A DARK HORSE: A PHOTOMETRIC AND SPECTROSCOPIC STUDY OF THE ULTRA-FAINT MILKY WAY SATELLITE PEGASUS III* », The Astrophysical Journal, (DOI 10.3847/0004-637X/833/1/16)
- (en) Hannah Richstein et al., « Structural Parameters and Possible Association of the Ultra-faint Dwarfs Pegasus III and Pisces II from Deep Hubble Space Telescope Photometry », The Astrophysical Journal, (DOI https://doi.org/10.3847/1538-4357/ac7226)
- ↑ (en) Joe Wolf et al., « Accurate masses for dispersion-supported galaxies », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.16753.x)
Voir aussi
Liens externes
Pegasus IIIsur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
Articles connexes
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