Pāvels Armands
| Naissance |
Pouchkino, Empire russe |
|---|---|
| Décès |
(à 62 ans) Riga, Lettonie |
| Profession | réalisateur, scénariste |
| Films notables |
Salna pavasarī Latviešu strēlnieka stāsts |
Pāvels Armands parfois orthographié Pavel Armand, né le à Pouchkino et mort le à Riga, est un réalisateur et scénariste soviétique dont la majeure partie de la carrière s'est déroulée au studio de Riga en Lettonie[1].
Biographie
Pāvels Armands naît le à Pouchkino dans la famille de fabricant de textile Nikolaï Armand. Sa mère Renée était la sœur de la compagne de Lénine, Inès Armand[2].
Pāvels Armands a participé à la guerre civile russe, il s'était engagé comme volontaire à l'âge de seize ans. En 1928, il suit une formation à l'école de cinéma de Boris Tchaïkovski à Moscou. Après avoir obtenu son diplôme, il commence à travailler comme assistant réalisateur, puis comme réalisateur au studio de cinéma Gosvoyenkino (Госвоенкино), où avec Mikhaïl Werner (1881-1941) il réalise le film Programme expérimental d'équipe, puis, en 1930, le film d'éducation sanitaire Il est honteux de le dire sur la syphilis[3]. Il travaille ensuite au studio de cinéma arménien Armenfilm (1931-1933), où il réalise le film de propagande Arut parlant de la dékoulakisation, puis au studio de cinéma de Leningrad Lenfilm (1935-1942), où il s'illustre comme auteur de chanson de film Nuages sur la ville (Тучи над городом встали) dans le film de Sergueï Ioutkevitch L'homme au fusil (1938), chantée pour la première fois par Mark Bernes[4],[5]. Il est l'auteur du thème musical du film Tanker Derbent d'Alexandre Feinzimmer du Studio d'Odessa (1941).
Après la fin de la guerre d'hiver, en , Armands a commencé à tourner le film de guerre Politruk Kolyvanov (Политрук Колыванов) avec Boris Blinov dans le rôle principal, sur la vie quotidienne de l'armée, sur les relations entre le commissaire et les recrues. Il n'a pas pu achever le film, car le bureau de propagande et d'agitation du Comité central du PCUS considérait que son scénario était de mauvaise qualité[6].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se retrouve dans le Siège de Léningrad, et sera évacué vers Alma-Ata.
Après la Seconde Guerre mondiale, en 1945, il rejoint le PCUS. Arrivé à Riga en 1946 pour le tournage du film d'Alexander Ivanov Retour avec la victoire, comme assistant réalisateur. Artiste émérite de la RSS de Lettonie en 1947. À partir de 1954, il travaille au Riga Film Studio, où il réalise le film Salna pavasarī (1955)[7]. Plus tard, des films de guerre dédiés aux tirailleurs lettons ont été tournés: Comme des cygnes défilent les nuages blancs et L'histoire d'un tirailleur letton (1958)[7],[8].
Décédé le , Pāvels Armands est enterré au cimetière boisé de Riga.
La fille du réalisateur, Renée Armand[9], est diplômée de la faculté de journalisme de l'Université d'État de Moscou et travaille comme rédactrice en chef sur la chaîne de télévision Rossiya K. Le fils du réalisateur Stanislav vit à Riga.
Prix et hommages
Filmographie
Réalisateur
- 1929 : Izlases eksperimentālā programma (Сборная экспериментальная программа)
- 1930 : Il est honteux de le dire (Стыдно сказать)[3]
- 1932 : Aruts (Trīsdesmit dienas, Trīs procenti)
- 1942 : Dūraiņi
- 1955 : Les Gelées de printemps (et) (Salna pavasarī)
- 1956 : Kā gulbji balti padebeši iet
- 1958 : Latviešu strēlnieka stāsts (et)
- 1961 : Tchiortova dioujina (ru) (Чёртова дюжина)
- 1964 : Moscou - Gênes (ru) (Москва-Генуя), coréalisé avec Vladimir Korch-Sabline et Alekseï Spechnev (ru)
Second réalisateur
- 1938 : L'Homme à la carabine (Человек с ружьём, Chelovek s ruzhyom) de Sergueï Ioutkevitch
- 1947 : Retour victorieux d'Aleksandr Ivanov
Notes et références
- ↑ (lv) Eduards Liniņš, « Par kino režisoru Pāvelu Armandu stāsta Jānis Streičs », Latvijas Radio, (lire en ligne)
- ↑ (lv) Jānis Streičs, « Latviešu klasiskā kino pamatlicējam Pāvelam Armandam – 110 », Latvijas Avīze, (lire en ligne)
- Bénédicte Rochet, Sébastien Denis, Xavier Sené, Naissance des cinémas militaires (1914-1939), Presses Universitaires du Septentrion, , 270 p. (ISBN 9782757438190, lire en ligne), p. 191
- ↑ (en) Joan Titus, Dmitry Shostakovich and Music for Stalinist Cinema (1936-1953), Oxford University Press, , 360 p. (ISBN 9780197611326, lire en ligne), p. 93
- ↑ (en) Alexandre Sumpf, Révolutions russes au cinéma : naissance d'une nation : URSS, 1917-1985, Armand Colin, , 239 p. (ISBN 9782200286361, lire en ligne)
- ↑ (ru) Дмитрий Ермолаев, «Мурманское кино», 21.08.2010 «Мурманский вестник»
- (lv) Anda Buševica, « Francijas izcelsmes krievu režisora darbi - Latvijas kino zelta fondā! », sur Latvijas Radio,
- ↑ (en) Jonathan D. Smele, Historical Dictionary of the Russian Civil Wars, 1916-1926, Rowman & Littlefield Publishers, , 1470 p. (ISBN 9781442252813, lire en ligne), p. 660
- ↑ Veronika Dorman, « Renée Armand, descendante de révolutionnaires «1917 était une bonne chose, et même une chance» », Libération, (lire en ligne)
Liens externes
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- Ressource relative à la musique :
- (lv) Studio de Riga
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