Palais de justice de Fontainebleau

| Type | |
|---|---|
| Fondation |
XIXe siècle |
| Orientation | |
| Surface |
2 500 m2 |
| Occupants | |
| Patrimonialité | Monument d'intérêt local |
| Adresse | |
|---|---|
| Altitude |
80 m |
| Coordonnées |
48° 24′ 34″ N, 2° 42′ 15″ E |
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Le palais de justice de Fontainebleau est un bâtiment civil du XIXe siècle à Fontainebleau, en France. Il est un monument d'intérêt local.
Situation et accès
L'édifice est situé au no 159 de la rue Grande, à l'intersection avec la rue du Sergent-Perrier, au nord du centre-ville de Fontainebleau, et plus largement au sud-ouest du département de Seine-et-Marne. Un repère de nivellement placé près de la porte d'entrée à 90 centimètres au-dessus de l'arête supérieure du soubassement fait état d'une altitude de 80,563 mètres[1].
Histoire
Anciennement figurait à cet emplacement l'hôtel des Fermes construit au XVIIIe siècle sous Louis XV[2]. Sous la Restauration, il est affecté au logement des colonels des régiments de la garde[3].
L'ordonnance du roi no 4047 du « autorise le ministre secrétaire d'état des finances à concéder au département de Seine-et-Marne, sur prix d'estimation, l'ancien hôtel des Fermes situé à Fontainebleau, pour y établir la sous-préfecture de cette ville »[4]. Ainsi, cet édifice du XIXe siècle accueille successivement la sous-préfecture et la gendarmerie avant que le tribunal ne s'y installe en [5],[3],[6]. En outre, pour remédier à l'incohérence du nom de la place du Palais-de-Justice (actuellement place de la République) où a siégé le tribunal, elle est renommée place Centrale en [5].
L'installation du téléphone dans le palais de justice est autorisée par le conseil général de Seine-et-Marne au [7]. En fin de cette même année, des travaux de rénovation sont entrepris sur la façade principale et l'inscription « Palais de justice » est gravée à cette occasion[8],[9]. Fin , une nouvelle intervention sur la façade a lieu pour l'ajout d'un fronton. La dépense est sans doute engagée par l'architecte départemental sur le reliquat de crédits provenant des récents travaux de la caserne de gendarmerie[10]. Ces travaux « sont presque terminés » fin et permettent l'ajout de l'inscription « Lex »[9].
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Rue Grande et palais de justice sur la droite, au tournant du XXe siècle. -

Palais de justice au fond lors du passage du cortège de la Vierge de Boulogne dans la rue Grande, en .
Structure
Le bâtiment s'élève sur trois niveaux et occupe une surface de 2 500 m2[6]. Les façades adoptent une teinte ocrâtre avec des ornements en blanc et des lignes de refend horizontales et continues. La porte principale en bois est encadrée d'ornementations.
Au-dessus de l'entrée figure l'inscription « palais de justice », elle-même, séparée par trois baies, surmontée de l'inscription « Lex » dans un fronton triangulaire[9],[10].
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Fronton et inscription, en . -

Porte secondaire qui subsiste de l'hôtel des Fermes, en . -

Façade depuis la rue Grande, en .
Statut patrimonial et juridique
Le palais de justice, à son adresse du 159 rue Grande, est un monument du patrimoine d’intérêt local défini par le règlement du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau, au titre des « bâtiments de qualité architectural »[11].
Références
- ↑ « Repère de matricule W.D.M3 - 97 du nivellement général de la France », notice no 325833
[PDF], sur geodesie.ign.fr, plateforme du Service de géodésie et de métrologie, Institut national de l'information géographique et forestière,
- ↑ Yvonne Jestaz, Fontainebleau : une ville entre château et forêt, Paris, Art Lys, , 167 p. (ISBN 2-85495-054-2, EAN 9782854950540, LCCN 96141520), Le développement du bourg, « Le bourg royal », p. 161
- « Rue Grande »
, sur guidigo.com (consulté le )
- ↑ Bulletin des lois de la République Francaise, Impr. Nationale des Lois, (lire en ligne
), p. 356
- « Fontainebleau d'autrefois - L'« Abeille » de 1850 à 1860 - Juillet 1855 », L'Abeille de Fontainebleau, no 29 de la 72e année, , p. 3/4 (lire en ligne
, consulté le )
- Jean-François Berthier et Eric Thomas, Contrôleur général des lieux de privation de liberté, « Rapport de visite : geôles du tribunal de grande instance Fontainebleau (77) »
[PDF], sur cglpl.fr, (consulté le )
- ↑ « Au conseil général », L'Abeille de Fontainebleau, , p. 5 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Au conseil général », L'Abeille de Fontainebleau, , p. 5 (lire en ligne
, consulté le )
- « Chronique locale », L'Abeille de Fontainebleau, , p. 2 (lire en ligne
, consulté le )
- « Chronique locale », L'Abeille de Fontainebleau, vol. 81, no 44, , p. 3 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Liste des éléments de patrimoine bâti et paysager protégés : construisons ensemble l'avenir du pays de Fontainebleau », annexe du plan local d'urbanisme intercommunal [PDF], sur pays-fontainebleau.fr (consulté le ), p. 61
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