Panclastite

Les panclastites sont une famille de molécules ayant des propriétés explosives. Elles sont découvertes en 1882 par le chimiste français Eugène Turpin.

Étymologie

Le mot « panclastite » est formé des racines grecques « πάν », exprimant la totalité, et de « κλαστός », « bris »[1].

Formule

Utilisation

La panclastite semble avoir été utilisée par Ravachol au moins lors de l'attentat de Clichy du contre le procureur Bulot, détruisant intégralement la cage d'escalier de l'immeuble visé mais sans faire de victime[2].

La littérature scientifique de l'époque estime que la puissance détonante de la panclastite est équivalente à celle de la nitrocellulose[3].

Dans la culture

Dans son roman Mathias Sandorf, Jules Verne prête au héros l'utilisation de la panclastite pour faire sauter un îlot[4].

Notes et références

  1. « Panclastite : nom féminin », dans Dictionnaire de l'Académie française, Académie française, , 9e éd. (lire en ligne).
  2. (en) Thierry Lefebvre, « La dernière victime de Ravachol », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 93, no 347,‎ , p. 426-429 (ISSN 0035-2349, lire en ligne, consulté le ).
  3. (en) Charles Edward Munroe, « Notes on the literature of explosives », Proceedings (magazine) (en), vol. 12, no 2,‎ (ISSN 2504-3900, lire en ligne, consulté le ).
  4. Jules Verne, chap. V « Aux bons soins de Dieu », dans Mathias Sandorf, t. 3, Magasin d'éducation et de récréation, , 108-125 p. (lire sur Wikisource).

Voir aussi

Bibliographie

  • [Eugène Turpin 1882] Eugène Turpin, Notice sur la panclastite, découverte par Eugène Turpin : nouvelle section d'explosifs, E. Bernard et Cie, , 34 p.
  • [Hermann Sprengel 1886] (en) Hermann Sprengel, « Note on so-called “panclastite” », The Chemical News, vol. 53, no 1370,‎ , p. 99-100 (ISSN 0014-2875, lire en ligne, consulté le )
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