Panthéon (religion)

Un panthéon est, dans les études sur les religions polythéistes, un ensemble de divinités vénérées par un groupe humain, qu'il s'agisse d'une cité, d'un royaume, d'une famille, d'un milieu social ou d'un culte spécifique. Il sert notamment à désigner l'ensemble des divinités vénérées dans une religion polythéiste donnée, par exemple : le panthéon grec, égyptien, hindou.

Origine du terme

En grec ancien, πᾶν / pân signifie « tout » et θεός / theós, « dieu ». Les Grecs désignent par le terme Pantheon un lieu où sont vénérés de manière collective « Tous les Dieux » (theoi pantes). Ce type de lieu de culte se développe dans le monde grec à partir de l'époque hellénistique et durant l'époque romaine. Il est aussi désigné par d'autres termes comme « sanctuaire commun » (hieron koinon). En lien avec ces cultes, on trouve des bénédictions pour « tous les dieux » ou « la totalité du divin » to pantheion[1],[2].

Grèce antique

Dans les publications modernes sur la religion grecque antique, le terme de « panthéon » désigne l'ensemble des dieux, ou du moins un groupe de dieux influent et vénéré dans un lieu spécifique, surtout à l'échelle des cités, et aussi dans un milieu social[1]. Les études portent donc sur les panthéons de telle ou telle cité et de ses subdivisions (notamment les dèmes), voire de groupes religions (le panthéon orphique) ou de récits mythologique (le panthéon homérique), en fonction du culte. Ces ensembles comprennent souvent les principaux dieux grecs, mais leur composition peut varier. Les « Douze Dieux (olympiens) » sont souvent invoqués comme l'exemple-type d'un panthéon grec, même s'ils ne reflètent pas vraiment une réalité antique courante, ou alors qui s'est mise en place tardivement. L'approche structuraliste (J.-P. Vernant) considère que les panthéons sont un véritable système cohérent dans lequel chacun joue un rôle prédéfini, renvoyant à des rôles et comportements sociaux. Il a été objecté à cela qu'ils ne sont pas forcément le résultat d'une construction logique, pas plus qu'ils ne sont immuables et fixes[3],[4].

Références

  1. Bedlin 2000, col. 265.
  2. ↑ (de) Dorothee Elm, « Theoi pantes », dans Hubert Cancik et Helmuth Schneider (dir.), Der Neue Pauly, Altertum, vol. 12/1 : Tam-Ve, Stuttgart, J. B. Metzler, , col. 357-358.
  3. ↑ Bedlin 2000, col. 265-268.
  4. ↑ * Louise Bruit Zaidman et Pauline Schmitt Pantel, La religion grecque dans les cités à l’époque classique, Paris, Armand Colin, coll. « Cursus », , 5e éd. (1re éd. 1989), p. 170-173

Bibliographie

  • Ernest Will, « Dodékathéon et Panthéon », Bulletin de Correspondance Hellénique, vol. 75,‎ , p. 233-246 (lire en ligne)
  • (de) Andreas Bedlin, « Pantheon. III. Klassische Antike », dans Hubert Cancik et Helmuth Schneider (dir.), Der Neue Pauly, Altertum, vol. 9 : Or–Poi, Stuttgart, J. B. Metzler, , col. 265-268.
  • (en) « Pantheon », dans Encyclopedia of the Bible and Its Reception, vol. 22, Berlin et Boston, Walter de Gruyter, , col. 1286-1298
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