Paolo Mazzoldi
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| Naissance | Lavone |
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| Décès |
(à 35 ans) São Paulo |
| Nationalité | |
| Activité |
| A travaillé pour |
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Paolo Mazzoldi, né le 20 avril 1886 à Lavone et mort le 15 juin 1921 à São Paulo, est un journaliste et militant syndicaliste révolutionnaire italien.
Biographie
Origines, formation et syndicalisme révolutionnaire
Né à Lavone (commune de Brescia) en 1886, fils de Leonardo, pharmacien-chimiste, et de Caterina Fusari, institutrice, il étudia à l’Université de Bologne[1]. Dès ses études, il s’engagea comme propagandiste du syndicalisme révolutionnaire, influencé par Arturo Labriola. Il collabora à Avanguardia socialista, Il Domani et L’Azione . Il rompit plus tard avec Labriola, qu’il accusa d’incohérence[1].
En novembre 1905, au congrès de la Fédération socialiste, il obtint une majorité en faveur de la fusion avec la faction syndicaliste révolutionnaire[1]. Il poursuivit par la suite son militantisme, entrant régulièrement en conflit avec les socialistes réformistes[1]. Il continua à organiser les ligues paysannes et fut décrit par le préfet de Ferrare comme un « subversif fanatique » dont la propagande contre les socialistes « modérés » contribua au passage de nombreuses ligues au syndicalisme révolutionnaire. Il travailla avec les frères Guido et Umberto Pasella et Michele Bianchi[1].
Devenu directeur de L’Internazionale, organe de la Chambre du Travail de Parme et sa province, il participa activement au grand mouvement ouvrier et aux grèves agraires de la région (notamment 1908)[1]. Parallèlement, il écrivit dans La Voce de Giuseppe Prezzolini (1909-1913), s’orienta vers le futurisme de Marinetti et dirigea La Scintilla. Il fut également secrétaire de la Chambre du Travail de Parme[1].
Exil et activité au Brésil
En septembre 1909, il émigra au Brésil et où il exerça comme journaliste et publiciste au sein de l'immigration Collaborateur puis rédacteur en chef, dès février 1910, du journal Il Fanfulla, il devint directeur de La Vita en novembre 1910 puis fonda Don Chisciotte et collanora au Giornale degli Italiani[1]. Par la suite, il devint directeur de Il Piccolo et resta en contact avec Edmondo Rossoni et Alceste De Ambris et des journaux italiens comme Il Giornale d’Italia (Rome) et La Patria degli Italiani (Buenos Aires)[1].
Il mourut à São Paulo le 15 juin 1921, à seulement 35 ans.
Notes et références
- « MAZZOLDI Paolo », sur Enciclopedia Bresciana
Bibliographie
- Willy Gianinazzi, Intellettuali in bilico. "Pagine libere" e i sindacalisti rivoluzionari prima del fascismo, Milano, Unicopli, 1996.
- David D. Roberts, The Syndacalist Tradition and Italian Fascism, University of North Carolina Press, 1979.
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