Paradisier de Stéphanie

Astrapia stephaniae

Astrapia stephaniae
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Paradisier de Stéphanie
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paradisaeidae
Genre Astrapia

Espèce

Astrapia stephaniae
(Finsch & Meyer, 1885)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe II de la CITES Annexe II , Rév. du 01/07/1975

Le Paradisier de Stéphanie (Astrapia stephaniae) est une espèce de passereaux de la famille des Paradisaeidae, endémique de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Son nom est dédié à la princesse Stéphanie de Belgique (1864-1945)[1].

Description

Le mâle mesure 84 cm, la femelle 53 cm.

Habitat

Elle affectionne les forêts de moyenne et de haute montagne entre 1 300 et 3 500 m, mais surtout entre 1 500 et 2 800 m, avec leurs lisières et leurs formations secondaires en forêt coupée et dégradée (Frith & Frith 2009).

Répartition et sous-espèces

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (15.1, 2025)[2] il se répartit en deux sous-espèces (ordre phylogénique) :

  • A. s. feminina Neumann, 1922 — monts Schrader et Bismarck (au nord de la ligne de partage des eaux de la vallée de Waghi) ;
  • A. s. stephaniae (Finsch & Meyer, 1885) — monts Doma, Hagen et Giluwe (au sud de la ligne de partage des eaux) puis aire de Wau et monts Owen Stanley (poche de l’est) et Dayman (poche de l’extrême est).

Alimentation

L’astrapie de Stéphanie recherche surtout les fruits et plus particulièrement ceux du genre Schefflera avec un complément d’insectes, araignées, grenouilles arboricoles et scinques. Comme l’astrapie à queue rubanée, elle inspecte les branches et les troncs couverts de mousse, dans la strate moyenne ou supérieure, en quête de ces petites proies. Elle peut aussi former des groupes mixtes en nourrissage avec l’épimaque de Meyer Epimachus meyeri avec lequel elle s’hybride dans l’ouest de sa distribution (Frith & Frith 2009).

Mœurs

Elle recherche généralement sa nourriture seule ou en petits groupes lâches, de deux ou trois spécimens et, parfois, jusqu’à six individus (Frith & Frith 2009).

Voix

Le mâle émet seulement quelques cris ténus comme une série de nge, nge, nge ou encore ss, ss, ssw, ssw et la femelle est connue pour produire de simples couinements. Des notes criardes et étirées, parfois suivies par d’autres vocalises hoo-hee-hoo-hee... et reprises par plusieurs individus simultanément, ont également été décrites (Frith & Frith 2009).

Parade nuptiale

En parade nuptiale, le mâle poursuit généralement la femelle en sautillant de branche en branche tout en lançant des cris par intermittence. Ce comportement nuptial stimule les autres mâles observateurs à faire de même. Lors de la parade communautaire de type lek, les mâles déploient les plumes ornementales des oreillons et de la poitrine et sautillent de branche en branche, le corps pratiquement à la verticale, en balançant leur queue de droite à gauche ce qui produit un claquement sec. Lorsque la parade gagne en intensité, ils sautent frénétiquement jusqu’à dix fois d’un perchoir à l’autre, le corps à l’horizontale, les épaules arrondies, les ailes partiellement ouvertes et la tête appuyée contre la poitrine (Frith & Frith 2009, Ottaviani 2012).

Nidification

Peu de nids ont été trouvés. Ils consistent en une coupe volumineuse essentiellement constituée de plantes épiphytes avec une épaisse assise de grandes feuilles et de plantes grimpantes, le tout tapissé intérieurement de fibres de racines, de petites feuilles et de lambeaux d’écorce. Deux nids étaient construits dans des fourches d’arbres à une dizaine de mètres de hauteur et un troisième à quatre mètres dans un bambou grimpant. La ponte comporte un seul œuf (Frith & Frith 2009).

Statut, conservation

L’espèce n’est pas considérée comme globalement menacée, étant commune dans certains sites et rare dans d’autres malgré une apparente bonne écologie d’habitat. Un déclin a été observé au début des années 1960 et 1970 dans la vallée de Kaironk et attribué à la chasse pour la collecte des plumes (Frith & Frith 2009).

Bibliographie

  • Frith, C. B. & Frith, D. W. (2009). Family Paradisaeidae (Birds of Paradise). In del Hoyo, J. Elliott, A. & Christie, D. Handbook of the Birds of the World. Bush-shrikes to Old World Sparrows. Volume 14. pp. 404-459. Lynx Edicions, Barcelona.
  • Ottaviani, M. (2012). Les Oiseaux de Paradis – Histoire Naturelle et photographies, 320 pages. Editions Prin, France.

Annexes

Liens externes

Références

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