Parc Walckiers
| Parc Walckiers | |
Extrait de la carte de Ferraris de 1777 montrant le château et le parc Walckiers. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Subdivision administrative | |
| Commune | |
| Quartier | Helmet |
| Altitude | 17 à 35 m |
| Superficie | 4,5 ha |
| Cours d'eau | Kerkebeek |
| Caractéristiques | |
| Type | jardin à l’anglaise |
| Gestion | |
| Propriétaire | commune de Schaerbeek |
| Ouverture au public | visites guidées |
| Protection | |
| Accès et transport | |
| Gare | gare de Schaerbeek lignes 25 26 27 28 36 36c 94 |
| Bus | Chaumontel Zénobe Gramme |
| Localisation | |
| Coordonnées | 50° 52′ 47″ nord, 4° 23′ 16″ est |
Le parc Walckiers (en néerlandais : Walckierspark) est un parc bruxellois de 4,5 ha situé au nord de Schaerbeek qui sert de refuge et de réservoir pour le biotope du nord-est de Bruxelles et, notamment, à une colonie de chauves-souris. C'est un site classé qui est géré depuis 2003 par l'Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement[1].
Situé entre la rue Walckiers, la rue Chaumontel, l'avenue Zénobe Gramme et la gare de Schaerbeek-formation, il jouxte la réserve naturelle du Moeraske située à Evere.
Le parc Walckiers est sur le trajet de la promenade verte. Cette promenade verte est un parcours de plus de 60 km, destiné aux piétons et aux cyclistes, qui fait le tour de la Région de Bruxelles-Capitale en traversant de nombreux parcs et espaces de nature préservés[2].
Histoire
Le , Jean-Baptiste Rol achète un domaine, en contrebas du hameau de Helmet, vers la Senne, à la famille de Saedeleer. Il restaure la demeure et la vend, le , à Adrien-Ange de Walckiers, seigneur de Tronchiennes, Evere et Saint-Amand, grand bailli de Termonde et à sa femme, Louise-Josèphe de Nettine. Ces derniers font restaurer, reconstruire et agrandir la maison, d'abord connue sous le nom de château de Helmet, puis château Walckiers. La propriété passe ensuite entre différentes mains et est louée, de 1815 à 1817, par Guillaume Ier (roi des Pays-Bas)[3],[4].
En 1824, la propriété est morcelée et le parc envahi par une prairie. À cette époque, le château est également démoli par son nouveau propriétaire, un certain de Meeûs, à l'exception de son extrémité orientale. En 1861, le domaine est acquis par Édouard Vandersmissen, qui y fait construire le château actuel avant 1865 et y aménage à nouveau un parc. Basé sur des cartes anciennes, l'ancienne thèse d'une continuité entre bâtiment et parc de 1765 et ceux d'aujourd'hui est réfutée. Seule une partie des caves et quelques murs pourraient antidater Vandersmissen. Le bâtiment est classé depuis le [5].
En 1891, le domaine est acquis par les religieuses de la Sainte-Famille qui y installent un pensionnat pour jeunes filles. Pour ce but, on ajoute aile après aile : 1891, 1893, 1895 (incluant une chapelle), 1903, 1922, 1930 (incluant une salle des fêtes), 1934. Dans l'après-guerre, plusieurs campagnes de travaux combinant nouvelles constructions et transformations des anciennes sont entreprises, entraînant la destruction de certaines parties anciennes : 1961, 1965, 1981. Sont intervenus dans ces travaux les architectes Émar Collès, J. De Roeck, Joseph De Knoop, Paul et Stéphane Dhaeyer. L'école francophone occupe toujours le complexe[5].
Le parc est surtout intéressant car il a été malmené plusieurs fois, notamment lors des préparatifs de l'autoroute vers Anvers, qui n'a finalement pas été construite. Sur la carte de Ferraris de 1777, il s'agit d'un parc à la française, doté d'une grande pièce d'eau rectangulaire dans l'axe du château. Sur le plan dressé en 1824 par le géomètre Van Keerberghen dans le cadre de la mise en vente de la propriété, on aperçoit un étang quadrangulaire bordé de prairies. En 1870, une carte montre un parc paysager à l'anglaise avec des chemins sinueux et un plan d'eau asymétrique en S doté de deux îles. À d'autres moments, les cartes ne montrent pas de plan d'eau. Une source sur le terrain se force plusieurs fois à nouveau le chemin pour former un étang sur le site. On trouve dans cet ancien parc des grottes en faux rochers qui pourraient correspondre à celles que le prince de Ligne décrit dans un domaine Walckiers en 1781, mais il est difficile de déterminer l'emplacement de la « chute d'eau de 50 pieds » qu'il y situe également[6],[7].
Le parc, retourné à l'état sauvage[8], n'était accessible qu'à l'occasion de visites guidées jusqu'à son ouverture partielle au public en [9] après 60 ans de fermeture[10].
Références
- ↑ Parc Walckiers – Inventaire du patrimoine naturel de la Région de Bruxelles-Capitale
- ↑ Promenade verte sur environnement.brussels
- ↑ Alain Guillaume et Marc Meganck, Schaerbeek, Bruxelles, MRBC, coll. « Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles » (no 16), (ISBN 978-2-93045-700-0), p. 81-83
- ↑ Gwendolyne Denhaene, Naissance du Faubourg de Schaerbeek : Histoire et images. L'expansion de Bruxelles au XIXe siècle, Schaerbeek, ASBL PatriS - Patrimoine de Schaerbeek, , p. 14
- « Institut de la Sainte-Famille d’Helmet », sur Inventaire du patrimoine architectural, MRBC (consulté le )
- ↑ « Walckiers », sur cebe (consulté le )
- ↑ APEB asbl, Institut de la Sainte-Famille d'Helmet, 2011-2013, 27 p. (lire en ligne)
- ↑ Schaerbeek: un parc interdit au public, paradis d'un petit rongeur masqué sur rtbf.be
- ↑ « Schaerbeek : dernier tronçon de la promenade verte, le parc Walckiers désormais accessible au public », sur RTBF (consulté le )
- ↑ J.Z, « À Schaerbeek, le parc Walckiers rouvre ses portes après 60 ans de fermeture », sur lavenir.net, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- « Walckiers », sur cebe (consulté le )
- Moeraske et Walckiers sur cebe.be
- « Institut de la Sainte-Famille d'Helmet », sur Inventaire du patrimoine architectural, MRBC (consulté le )
- APEB asbl, Institut de la Sainte-Famille d'Helmet, 2011-2013, 27 p. (lire en ligne)
Liens externes
- Portail des espaces verts
- Portail de la conservation de la nature
- Portail de Bruxelles



