Paris-Roubaix travailliste
| Sport | Cyclisme sur route |
|---|---|
| Création | 1935 |
| Disparition | 1949 |
| Organisateur(s) | FSGT |
| Éditions | 9 |
| Type / Format | Course d'un jour |
| Périodicité | Annuelle (avril ou mai) |
| Lieu(x) |
|
| Statut des participants | Amateur |
| Plus titré(s) |
(2 victoires) |
|---|
Le Paris-Roubaix travailliste est une ancienne course cycliste organisée entre 1935 et 1949 par la Fédération sportive et gymnique du travail.
Initiée en 1934 par la mairie de Roubaix avec pour objectif de concurrencer le Paris-Roubaix de 1935, la course connaît neuf éditions entre 1935 et 1949. Il s'agit du premier des Paris-Roubaix à tenir son arrivée au vélodrome André-Pétrieux de Roubaix.
Étant ouverte aux seuls cyclistes amateurs membres de club affiliés à des organisations sportives socialistes ou communistes, les différentes éditions de cette course sont l'occasion de démonstrations politiques de la part des organisateurs, des participants et des spectateurs.
Histoire
Pour l'édition 1935 du Paris-Roubaix, le journal L'Auto opte pour une arrivée à l'hippodrome du Croisé-Laroche à Marcq-en-Barœul[1]. Décidée à contrecarrer ce choix dicté par des considérations essentiellements commerciales, la mairie socialiste de Roubaix se rapproche de la Fédération sportive et gymnique du travail pour organiser un Paris-Roubaix concurrent avec une arrivée maintenue sur l'avenue Gustave Delory à Roubaix[1].
La première édition du Paris-Roubaix travailliste a lieu le . S'élançant de Saint-Denis, elle suit à partir Breteuil le même parcours que le Paris-Roubaix de 1934[2]. Les participants sont des cyclistes amateurs licenciés dans une organisation sportive membre de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), de l'Internationale sportive ouvrière socialiste ou de l'Internationale rouge sportive[2]. Les organisateurs, dans un souci d'équité, s'efforcent de proposer diverses primes pour rendre la course accessible au plus grand nombre[3],[4]. Sur les 185 inscrits, plus de 150 prennent part au départ[5]. Alphonse Decru remporte cette première édition et offre son bouquet de vainqueur à la mère d'un jeune ouvrier tué par la police[4],[6].
L'édition de 1936 voit son arrivée déplacée sur la piste du nouveau vélodrome de Roubaix inauguré quelques semaines auparavant[4]. C'est à nouveau Alphonse Decru qui s'impose[7].
Trois autres éditions ont lieu en 1937, 1938 et 1939.
Après la Seconde Guerre mondiale, quatre éditions ont lieu de 1946 à 1949.
Caravane
Une des particularités de cette course est sa caravane publicitaire qui est quasi intégralement politique. En 1935, divers journaux de gauche sont représentés, comme le quotidien socialiste Le Populaire ou son équivalent belge, Le Peuple, et des tracts critiquant les méfaits de la « presse capitaliste » sont distribués[4].
Palmarès
| Année | Vainqueur[8] | Deuxième | Troisième |
|---|---|---|---|
| 1935 | |||
| 1936 | |||
| 1937 | |||
| 1938 | |||
| 1939 | |||
| 1940-1945 | Non disputé à cause de la Seconde Guerre mondiale | ||
| 1946 | |||
| 1947 | |||
| 1948 | |||
| 1949 | |||
Notes et références
- Harel 1996, p. 19
- Harel 1996, p. 21
- ↑ Harel 1996, p. 22
- Carrey 2016
- ↑ Harel 1996, p. 23
- ↑ Harel 1996, p. 24
- ↑ Harel 1996, p. 25
- ↑ « Paris-Roubaix (FSGT) », sur veloquercy.over-blog.com, (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Pierre Carrey, « Paris-Roubaix : l’histoire oubliée des maillots rouges », Libération, (lire en ligne).

- Étienne Harel, « Chronique du seul et véritable Paris-Roubaix 1935 », DIRE en APS, , p. 18-26 (lire en ligne).

Articles connexes
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