Parti de la liberté irlandaise
| Fondation |
|---|
| Positionnement | Extrême droite |
|---|---|
| Idéologie |
Démocratie directe Euroscepticisme Populisme de droite Nationalisme irlandais Opposition à l'immigration |
| Site web | www.irishfreedom.ie |
|---|
Le Parti de la liberté irlandaise (en anglais : Irish Freedom Party, IFP), initialement connu sous le nom de Parti Irexit pour la liberté et la prospérité , (en anglais : Irexit Freedom To Prosper Party) est un parti politique d'extrême-droite eurosceptique irlandais lancé le [1],[2],[3]. Il préconise le retrait de l'Irlande de l'Union européenne. Le parti est fondé par Hermann Kelly, ancien directeur de la communication pour Europe de la liberté et de la démocratie directe.
En , la direction du parti est disputée entre une faction associée à Hermann Kelly et un organe exécutif présidé par Michael Leahy[4].
Histoire
Formation
Le , une conférence « Irexit » se tient à la Royal Dublin Society de Dublin, prônant le retrait de l'Irlande de l'Union européenne. L'ancien dirigeant de l'UKIP, Nigel Farage, l'auteur et chroniqueur John Waters ainsi que les universitaires Anthony Coughlan et Karen Devine participent à la conférence[5]. Environ 600 personnes y participent[6].
Le , une conférence se tient à l'hôtel Bonnington de Dublin afin de lancer le nouveau parti. Parmi les intervenants indépendants présents au lancement figurent l'ancien ambassadeur d'Irlande au Canada, Ray Bassett, et le professeur Ray Kinsella, économiste à l'University College Dublin[1]. Environ 400 individus participent à l'événement[7].
Suite à son lancement, le parti tient de nombreux rassemblements publics régionaux, dont un à Raheen, au cours duquel l'animateur George Hook a parlé du "politiquement correct" des médias irlandais[8],[9]. Un hôtel de Tralee ayant reçu plusieurs appels téléphoniques critiques pour avoir accueilli un rassemblement du Parti de la liberté irlandaise, a publié une déclaration dans l'Irish Independent affirmant son engagement à accueillir la réunion, déclarant : « S'il s'agissait d'un groupe raciste ou de quelque chose de socialement inacceptable, nous ne l'accueillerions pas[10]. »
En , l'organisation lance une campagne d'affichage nationale avant les élections européennes, financée, semble-t-il, par des membres du parti. Des sources du secteur publicitaire irlandais estiment que cela aurait pu coûter jusqu'à 40 000 €. Le parti ne répond pas aux questions du Irish Times concernant si les dons reçus sont conformes aux directives de la Commission des normes en matière de fonction publique (SIPO). Sous ces normes, une tierce partie doit s'enregistrer auprès de la Commission s'il accepte un don supérieur à 100 € destiné à un but politique. Le parti ne s'est pas enregistré comme tierce partie auprès du SIPO[11].
Manifestations publiques
Le Parti de la liberté irlandaise a organisé et participé à un certain nombre de manifestations publiques depuis sa formation. Des sympathisants du groupe auraient utilisé 4chan pour organiser un rassemblement devant Leinster House afin de protester contre l'acceptation par l'Irlande du Pacte mondial des Nations Unies sur les migrations en . Le rassemblement est notamment connu pour avoir suscité une contre-manifestation organisée par le parti Le Peuple avant le profit, à laquelle a participé son chef, Richard Boyd Barrett. Garda Síochána estime la fréquentation à 250 personnes[12].
En , il semblerait que des dirigeants du Parti de la liberté irlandaise, ainsi que d'autres groupes, participent à l'organisation de manifestations à Oughterard, dans le comté de Galway, contre la création d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile[13].
En 2019, le Parti de la liberté irlandaise, ainsi que Renua et le mouvement des Gilets jaunes irlandais, organisent deux « rassemblements pour la liberté d'expression », à nouveau devant Leinster House, pour protester contre le projet de loi du ministre de la Justice de l'époque, Charles Flanagan, visant à moderniser les lois concernant les discours haineux. Le premier, qui s'est déroulé en novembre, a notamment accueilli des intervenants tels que Ben Gilroy, le chroniqueur Ian O'Doherty et Dolores Cahill. La seconde des deux manifestations de décembre a été marquée par une importante contre-manifestation organisée par un ensemble de syndicats, de groupes religieux et d'organisations antiracistes. On estime à plusieurs centaines le nombre de personnes ayant participé au rassemblement et à la contre-manifestation, et trois arrestations ont été effectuées à la suite d'échauffourées entre les deux camps[14].
En , les membres du Parti de la liberté irlandaise participent à un autre rassemblement pour la « liberté d'expression ». Ce rassemblement attire une foule estimée à 100 personnes avant d'être dispersée par la Gardaí en raison de violents affrontements avec des contre-manifestants, ce qui entraîne trois arrestations supplémentaires. Le président du parti, Hermann Kelly, affirme qu'aucun des membres du mouvement de protestation pour la « liberté d'expression » sont impliqués dans des actes de violence[15].
En , en collaboration avec Renua et le Parti national, le Parti de la liberté irlandaise organise et participe à une manifestation contre la nomination de Roderic O'Gorman au poste de ministre de l'Enfance au sein du nouveau gouvernement. Parmi les orateurs du rassemblement figurent l'acteur irlandais John Connors et Justin Barrett. Les groupes à l'origine de cette manifestation font suite à la diffusion d'une photo montrant O'Gorman aux côtés de Peter Tatchell, militant des droits des homosexuels, qui a été contraint de défendre des propos tenus en 1997 dans lesquels il évoquait les relations sexuelles entre adultes et enfants. Le rassemblement est condamné comme homophobe par beaucoup ainsi que pour l'inclusion de nœuds coulants sur les banderoles et les pancartes du Parti national. John Connors présente ensuite des excuses publiques pour sa présence, excuses qu'O'Gorman accepte, précisant que la photo en question est la seule fois où il a rencontré Tatchell, et qu'il n'était pas au courant auparavant de ses propos controversés[16]. Des échauffourées ont éclaté lors d'une petite contre-manifestation, dispersée par la Gardaí. Aucune arrestation n'a été effectuée[17].
D'autres manifestations contre les restrictions de confinement en Irlande ont été organisées et ont suscité la participation de nombreux manifestants de l'été 2020 à 2021. L'ancienne présidente Dolores Cahill ainsi que l'actuel président Michael Leahy s'adressent tous deux à une foule nombreuse devant la Custom House, à Dublin, en août[18]. Ils revinrent à deux reprises devant la Custom House pour une marche à travers le centre-ville de Dublin en septembre, et pour un autre rassemblement anti-confinement en novembre, ce dernier mettant en vedette Kevin Sharkey comme orateur[19],[20].
En , le Parti de la liberté irlandaise fait partie des milliers de personnes qui participent à deux manifestations contre les passeports vaccinaux devant le Convention Centre Dublin, qui abrite temporairement l'Oireachtas[21]. Ben Gilroy, candidat du parti aux élections générales de 2020, figure parmi les orateurs[22].
Une manifestation organisée par le parti à Limerick en aurait été dispersée après avoir été contestée par une centaine de contre-manifestants, décrits comme étant pour la plupart « des jeunes brandissant des drapeaux arc-en-ciel ». La police a dispersé le rassemblement après des échauffourées[23]. Le parti retourne sur le même site en pour organiser un autre rassemblement et se heurte à nouveau à une contre-manifestation, mais aucune violence n'est constatée[24].
En 2023, un groupe lance Sinne na Daoine (qui signifie « nous le peuple » en irlandais), un mouvement qui a organisé des « patrouilles » anti-immigration à travers l'Irlande et qui a été associé à des membres du parti[25],[26]. Le chef du parti, Hermann Kelly, a décrit Sinne na Daoine comme un « groupe de justiciers »[27].
Élections
Avant les élections européennes de 2019, le parti aurait « raté sa demande d’enregistrement » en omettant de « cocher sa propre case ». Hermann Kelly admet que leur demande a été rejetée en raison d'une erreur commise par le parti et qu'il faudrait soumettre à nouveau le formulaire. Par conséquent, n'étant pas enregistré comme parti politique avant la date limite de dépôt des candidatures aux élections européennes de 2019 (), les candidats qu'il prévoyait de présenter sous le nom de Parti de la liberté irlandaise doivent se déclarer comme indépendants. Hermann Kelly se présente dans la circonscription de Dublin, tandis que la présidente du parti, Dolores Cahill, se présente dans la circonscription Sud. Aucun des deux candidats n'est élu, le chef du parti Herman Kelly recevant 2 441 (0,67 %) votes de première préférence et Cahill recevant 10 582 (1,47 %) votes de première préférence. L'enregistrement du parti est ensuite finalisé, et le Parti de la liberté irlandaise est inscrit au registre des partis politiques le . Le Parti de la liberté irlandaise participe à sa première élection en tant que parti politique enregistré lors de l'élection partielle de Wexford en 2019, présentant Melissa O'Neill, une ancienne membre du Sinn Féin qui a siégé au conseil du comté de Kilkenny de 2014 à 2019. Elle obtient 489 voix de première préférence (1,2 %) et est éliminée dès le premier tour[28].
Conor Rafferty, membre du parti, se présente dans le Mid Ulster lors des élections générales britanniques de 2019, en tant qu'indépendant puisque le parti n'est pas enregistré en Irlande du Nord, et reçoit 690 voix (1,5 %)[29].
Le parti a présenté 11 candidats aux élections générales irlandaises de 2020, mais aucun n'a été élu[30]. Les candidats reçoivent une part de votes de première préférence comprise entre 0,19 % (119 votes) et 2,06 % (956 votes) dans leurs circonscriptions respectives[31],[32]. La présidente du parti, Dolores Cahill, arrive avant-dernière dans la circonscription de Tipperary avec 0,6 % des votes de première préférence (521 votes)[33].
En , on demande à Cahill de quitter son poste au sein du parti et elle démissionne de son poste de présidente du parti[34]. En , elle se présente ensuite sans succès comme candidate indépendante lors de l'élection partielle de Dublin Bay South en 2021, obtenant 0,6 % des votes de première préférence (169 votes).
Le parti a présenté trois candidats aux élections européennes de 2024, mais aucun n'a été élu. Les candidats ont recueilli 29 709 voix (1,7 %) au premier tour. Le chef du parti, Hermann Kelly, demande à « l’archidruide de Tara et d’Irlande » Michael McGrath, un ancien nazi, de se présenter pour le parti à Kilkenny, mais celui-ci refuse l’offre et se présente plutôt comme indépendant (n’obtenant que 52 voix)[35].
Lors des élections locales irlandaises de 2024, le parti obtient son premier représentant élu lorsque Glen Moore est élu au conseil du comté de South Dublin pour la région de Palmerstown-Fonthill[36]. Cependant, dans un tweet datant de , Moore affirme avoir démissionné du parti, invoquant des désaccords avec la direction d'Herman Kelly et encourageant les membres restants à rejoindre « d'autres partis politiques qui représentent leurs valeurs ».
Position concernant les vaccins et le confinement
Lors de la pandémie de Covid-19 en 2020, le Parti de la liberté irlandaise organise et compte plusieurs représentants qui prennent la parole lors de nombreux grands rassemblements anti-vaccination et anti-confinement[37],[38]. Un rassemblement, se tenant devant la Custom House de Dublin en août auquel Ben Gilroy et Dolores Cahill parlèrent, a réuni des centaines de personnes et s'est déroulé dans le calme, malgré quelques incidents de violence entre participants et contre-manifestants, à la suite desquels quatre personnes ont été arrêtées[18],[39],[40].
Cahill, qui est alors professeure non chargée de cours en médecine translationnelle à l'University College Dublin, prend également la parole lors d'un événement anti-vaccination et anti-confinement à Londres, qui a par la suite conduit à un mandat d'arrêt à son encontre au Royaume-Uni[41],[42],[43],[44]. Dans une vidéo, publiée en mais ensuite supprimée par YouTube, elle affirme que le COVID-19 pourrait être guéri ou enrayé en « mangeant sainement et en prenant des vitamines C et D », qu'il n'y a « pas besoin de vaccin » car les personnes guéries bénéficient d'une immunité à vie, et préconise l'utilisation de l'hydroxychloroquine et de l'ivermectine comme traitements contre la COVID-19[45],[46]. Le parti « a accepté la démission de [Cahill] » plusieurs jours après lui avoir envoyé une lettre concernant ses déclarations non fondées, notamment celles faites lors d'un rassemblement anti-confinement à propos des « enfants qui portaient des masques […] privés d'oxygène et auraient un QI inférieur » et des « mondialistes […] qui arrachent les masques [parce que] les personnes privées d'oxygène sont plus faciles à manipuler »[34],[41]. Le remplaçant de Cahill, Michael Leahy, affirme que Cahill « tenait certains propos que nous ne pouvions pas tolérer et […] cela a entraîné sa démission »[47]. Une correspondance obtenue par l'Irish Independent révèle par la suite que Cahill a été invitée à démissionner[34].
En 2021, le Parti de la liberté irlandaise publie conjointement un dépliant d'information sur la COVID-19 (avec Direct Democracy Ireland et Renua) qui s'oppose au recours aux confinements comme moyen de contrôler un virus que le dépliant qualifie d'« inoffensif pour la grande majorité ». Une vérification des faits de TheJournal.ie affirme que ces affirmations sont « trompeuses et fausses »[48].
Scission du leadership en 2025
Le parti se divise en 2025 sur la question du leadership d'Hermann Kelly. En , plusieurs membres du parti adoptent une motion visant à destituer Kelly de son poste de président et à créer un comité de trois personnes chargé de mener des pourparlers d'unité avec les autres partis de droite. Dans le cadre de ces négociations avec les autres partis politiques, le militant politique britannique Jim Ferguson préside une réunion où figurent Michael Leahy (Parti de la liberté irlandaise), Malachy Steenson (indépendant) et Derek Blighe (Ireland First).
En , Hermann Kelly convoque une assemblée générale du parti et le site web du Parti de la liberté irlandaise est par la suite mis à jour pour indiquer que Kelly a été réélu président du parti lors de cette réunion. Cependant, Michael Leahy affirme que la réunion est invalide et est détenue sans l'approbation du « comité intérimaire ». Leahy entreprend de destituer Kelly de son poste de membre du parti en , et affirme que Kelly a été « expulsé ». Un article du magazine The Phoenix datant d' laisse entendre que la question restait litigieuse entre les factions de Kelly et de Leahy[4].
Controverses
Faux candidat
En , plusieurs journaux régionaux rapportent qu'une membre du parti nommée « Mairead Donovan » figure sur le site web de l'organisation et se présenterait comme candidate aux élections locales du conseil du comté de Kerry. L'édition irlandaise du Times indique que le candidat n'existe pas et que l'image du site web est une photo d'illustration. En réponse à ces informations, le porte-parole du parti, Hermann Kelly, reconnaît l'erreur et la faute commises en autorisant la publication du profil provisoire et des images d'illustration sur le site web, et précise que le groupe ne prévoit pas de présenter de candidats aux élections locales.
Dolores Cahill
Avant sa démission du Parti de la liberté irlandaise en , la présidente du parti, Dolores Cahill, avait suscité la colère en organisant une fête, en pleine période de confinement liée à la Covid-19, réunissant jusqu'à 60 invités dans son château d'Athy Kildare. Cahill promeut aussi les théories du complot liées au COVID-19 affirmant que les « mondialistes » militent pour le port obligatoire du masque car « les personnes privées d'oxygène sont plus faciles à manipuler »[42].
Affrontements lors de rassemblements à Limerick
En , le parti organise un rassemblement à Bedford Row, une ville de Limerick, qui attire environ 100 contre-manifestants. Il est allégué qu'un partisan du Parti de la liberté irlandaise a tenté d'arracher un drapeau LGBT des mains d'un contre-manifestant, a proféré des insultes homophobes et a proféré des menaces de mort[49]. Le Parti de la liberté irlandaise tient un autre rassemblement à Limerick en , qui est « noyé » par une centaine de contre-manifestants, dont beaucoup brandissent des drapeaux LGBT. Suite aux perturbations, le président du Parti de la liberté irlandaise, Michael Leahy, rejette les accusations selon lesquelles le Parti de la liberté irlandaise serait homophobe et affirme que le drapeau arc-en-ciel LGBT est « magnifique » et « symbolise l'acceptation de la diversité et l'unité dans la différence ». Il accuse les contre-manifestants antifascistes de recourir eux-mêmes à des « tactiques fascistes »[24].
Liens avec un complot terroriste d'extrême droite en Allemagne
Le parti a des liens avec la juge allemande d'extrême droite Birgit Malsack-Winkemann, qui est arrêtée en dans le cadre d'une série d'arrestations menées par le gouvernement allemand dans le cadre d'une répression contre un complot visant à perpétrer un coup d'État et à instaurer une dictature impériale en Allemagne. Le mouvement derrière le complot a été décrit comme « une alliance informelle de néonazis et de théoriciens du complot qui nient la légitimité de l'État allemand moderne ». Malsack-Winkemann prend la parole lors d'un événement du Parti de la liberté irlandaise en , après quoi, Hermann Kelly divertit la jeune femme et sa fille en leur montrant les hautes croix celtiques de Monasterboice. Ils sont également photographiés à l'extérieur d'un pub. En , Kelly participe à une discussion de deux heures avec Mme Malsack-Winkemann et un autre membre du Bundestag AfD, Norbert Kleinwächter. Ils discutent de l'opposition aux mesures de confinement liées à la Covid et des arguments en faveur d'une sortie de l'Union européenne[50],[51].
Candidat accusé de possession d'un couteau
Un candidat du Parti de la liberté irlandaise, Paul Fitzsimons, candidat aux élections du conseil du comté de Fingal de 2024 à Ongar, est accusé d'atteinte à l'ordre public et de port d'arme blanche lors d'une manifestation à Dublin en [52]. Étant donné qu'il est « candidat aux élections locales », Fitzsimons demanderait que l'audience judiciaire correspondante soit fixée à une date postérieure aux élections de [53]. Tandis que les accusations liées au couteau sont rejetées, en , Fitzsimons a été reconnu coupable de deux infractions à l'ordre public liées à cet incident[54].
Idéologie
Outre le fait de plaider en faveur d'une sortie de l'UE, le parti affirme qu'il est un « parti patriotique » qui est « populationniste et favorable aux familles stables pour la procréation »[3]. Le parti a publié des propositions politiques en faveur de la préservation des libertés d'expression et d'association. Sur le plan économique, le Parti de la liberté irlandaise soutient une réduction des dépenses publiques et une baisse des impôts[55].
Il prône l'indépendance vis-à-vis de « Londres ou de Bruxelles », souhaitant quitter l'UE et réunifier l'Irlande par consentement mutuel[56]. Il prône « Tolérance zéro » à l’égard de la corruption et « séparation des pouvoirs » au sein de l’État.
Politique climatique
Le président du parti, Michael Leahy, affirme qu'il se dit « sceptique quant au changement climatique », qu'il qualifie d'« hyperalarmisme ». Il affirme cependant être favorable aux « sources d'énergie alternatives car nous sommes à court de combustibles fossiles »[57]. Le parti s'oppose à la taxe carbone[55].
Théorie du complot du Grand Remplacement
Certains commentateurs ont associé le chef du parti, Hermann Kelly, aux idéologies d'extrême droite, en se référant à une interview sur YouTube datant de 2018 dans laquelle Kelly apparaît aux côtés de Jim Dowson, militant d'extrême droite et ancien membre du Parti national britannique[58],[59]. Dans la vidéo, Kelly déclare « Leur première intention est de tuer les enfants irlandais et de les remplacer par des personnes de toutes nationalités qui souhaitent venir dans notre pays », une déclaration que plusieurs médias ont associée à la théorie du complot du grand remplacement[59].
En 2019, Kelly affirme que « ceux qui parlent d'un Grand Remplacement en Irlande n'ont pas tort », déclare-t-il, dans une interview accordée à LifeSiteNews, évoquant ce qu'il appelle le « grand remplacement de nos enfants ». Kelly affirme ensuite croire en « une seule race humaine » et ne pas soutenir les « théories de la supériorité raciale ».
Vaccins
Hermann Kelly a été décrit comme « menant une guerre » contre la vaccination obligatoire et les certificats de vaccination. En 2021, il est attaché de presse du député européen roumain Cristian Terheș, du groupe des Conservateurs et Réformistes européens, qui refuse systématiquement de présenter une preuve de vaccination à son entrée au Parlement européen[60].
Droits des personnes LGBT
Le parti a été accusé de promouvoir un programme anti-LGBT, homophobe et complotiste, notamment de la part du Projet mondial contre la haine et l'extrémisme[61]. Le président du Parti de la liberté irlandaise, Michael Leahy, a rejeté cette affirmation et déclaré que le groupe n'a « aucune politique en matière de discrimination à l'encontre des homosexuels »[24].
Résultats des élections
Dáil Éireann
| Élection | Leader | 1er vote préférentiel | % | Sièges | ± | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | Hermann Kelly | 5 495 | 0.3 (#10) | 0 / 160 | Nouveau | Extra-parlementaire |
| 2024 | 14 838 | 0.6 (#10) | 0 / 174 | Extra-parlementaire |
Parlement européen
| Élection | Leader | 1er vote préférentiel | % | Sièges | +/− | Groupe EP |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2024 | Hermann Kelly | 29 709 | 1.70 (#13) | 0 / 14 | Nouveau | − |
Élections locales
| Élection | Sièges remportés | ± | premiers votes préférentiels | % |
|---|---|---|---|---|
| 2024 | 1 / 949 | 1 | 9 500 | 0.5% |
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Irish Freedom Party » (voir la liste des auteurs).
Liens externes
- (en) Ronan McGreevy, « Irexit party founder says 'dung' from EU 'will help us grow' » [« Le fondateur du parti Irexit affirme que les « excréments » de l'UE « nous aideront à grandir ». »]
, sur The Irish Times,
- ↑ (en) Harry McGee, « Political party seeking Irish EU exit to be launched » [« Lancement imminent d'un parti politique prônant la sortie de l'Irlande de l'UE »]
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- (en) Sharon Tobin, « 'Irexit' group seeking to register as political party » [« Le groupe « Irexit » cherche à s'enregistrer comme parti politique. »]
, sur Raidió Teilifís Éireann,
- (en) « RIGHT-WING SPLIT » [« SCIS DE DROITE »]
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- ↑ (en) Simon Carswell, « Irexit conference: 'I am hoping something comes of this' » [« Conférence sur l'Irexit : « J'espère que cela aboutira à quelque chose. » »]
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- ↑ (en) Simon Carswell, « Irexit: Could it be Ireland's next big political movement? » [« L'Irexit : pourrait-il être le prochain grand mouvement politique irlandais ? »]
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- ↑ (en) « Anti-eu party launched » [« Un parti anti-UE a été lancé »], Irish Sunday Mirror, , p. 2
- ↑ (en) Fergus Dennehy, « 'Irexit' gathering momentum claim meeting organisers » [« L’idée d’un « Irexit » prend de l’ampleur, affirment les organisateurs de la réunion. »]
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- ↑ (en) Jess Casey, « Former Newstalk presenter George Hook to front anti-EU event in Limerick » [« L'ancien présentateur de Newstalk, George Hook, animera un événement anti-UE à Limerick »]
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- ↑ (en) Luke Byrne, « 'If it was racist we wouldn't hold it' : hotel holding Irexit group meeting despite complaints » [« « Si c'était raciste, nous ne l'organiserions pas » : un hôtel accueille une réunion du groupe Irexit malgré les plaintes »]
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- ↑ (en) « Migration activists turn to 4chan » [« Les militants anti-immigration se tournent vers 4chan »]
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- ↑ (en) « Large protest in Dublin last night as Dail passed indoor dining legislation » [« Grande manifestation à Dublin hier soir suite à l'adoption par le Dáil de la loi sur la restauration en salle »]
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- ↑ (en) David Gilbert, « The Influence of the US Far Right on Ireland Is Growing » [« L'influence de l'extrême droite américaine sur l'Irlande s'accroît. »]
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- ↑ (en) Paul Hosford, « Gardai raise concerns over far-right anti-immigrant patrol groups ahead of nationalist events » [« La police irlandaise (Gardaí) s'inquiète de la présence de groupes de patrouille d'extrême droite anti-immigration à l'approche d'événements nationalistes. »]
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- ↑ (en) « General Election 2020 Live Results » [« Résultats en direct des élections générales de 2020 »]
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- (en) Ali Bracken, « Freedom Party chair Dolores Cahill asked to resign after controversial Covid claims » [« La présidente du Parti de la liberté, Dolores Cahill, a été invitée à démissionner suite à des allégations controversées concernant la Covid-19. »]
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- (en) Jack Power, « UCD professor Dolores Cahill moved from lecturer role » [« Dolores Cahill, professeure à l'UCD, a quitté son poste de maître de conférences. »]
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- ↑ (en) Eoghan Moloney, « UK arrest warrant issued for Irish anti-vaccine campaigner Dolores Cahill » [« Un mandat d'arrêt britannique a été émis contre Dolores Cahill, militante irlandaise antivaccin. »]
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- ↑ (en) « 'The Infodemic': Ireland's weak far-right hopes to gain from online conspiracies and misinformation » [« « L’infodémie » : l’extrême droite irlandaise, déjà fragile, espère tirer profit des théories du complot et de la désinformation en ligne. »]
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- ↑ (en) « Ireland's Plandemic: How a YouTube video about coronavirus racked up almost one million views before it was taken down » [« La « plandémie » en Irlande : comment une vidéo YouTube sur le coronavirus a cumulé près d'un million de vues avant d'être supprimée. »]
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- ↑ (en) Páraic McMahon, « 'I was the obvious choice' : Corofin's Leahy becomes Chair of the Irish Freedom Party » [« « J'étais le choix évident » : Leahy de Corofin devient président du Parti de la liberté irlandaise »]
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- ↑ (en) « FactCheck: Misleading Covid-19 claimns in a leaflet made by three political parties » [« Vérification des faits : Allégations trompeuses sur la Covid-19 dans un dépliant publié par trois partis politiques »]
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- ↑ (en) Alan Jacques, « Irish Freedom Party plan Limerick return » [« Le Parti de la liberté irlandaise prévoit un retour à Limerick »]
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- ↑ (en) Conor Gallagher, « Irish Freedom Party leader rejects 'nazism and nuttery' after links emerge to German far-right judge » [« Le chef du Parti de la liberté irlandais rejette le « nazisme et la folie » après la révélation de liens avec un juge d'extrême droite allemand. »]
, sur The Irish Times,
- ↑ (en) Senan Molony, « Arrested German coup politician Birgit Malsack-Winkemann was guest speaker at Irish Freedom Party conference » [« Birgit Malsack-Winkemann, la femme politique allemande arrêtée pour tentative de coup d'État, était l'invitée d'honneur de la conférence du Parti de la liberté irlandais. »]
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- ↑ (en) « Irish Freedom Party candidate charged with public order offences and possession of a knife » [« Un candidat du Parti de la liberté irlandaise est accusé d'atteinte à l'ordre public et de possession d'un couteau. »]
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- ↑ (en) « Irish Freedom Party candidate's court hearing rescheduled due to witness illness » [« L'audience du candidat du Parti de la liberté irlandaise a été reportée en raison de la maladie d'un témoin. »]
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- ↑ (en) Tom Tuite, « Irish Freedom Party activist who became 'irate' after being arrested with knife is spared jail » [« Un militant du Parti de la liberté irlandaise, qui s'était emporté après avoir été arrêté en possession d'un couteau, échappe à la prison. »]
, sur The Irish Times,
- (en) « Policies »
- ↑ (en) « Principles » [« Principes »]
- ↑ (en) Paraic McMahon, « GE2020 THE CAMPAIGN TRAIL: Michael Leahy in Ennis » [« ÉLECTIONS GÉNÉRALES 2020 : LE CHEMIN DE LA CAMPAGNE : Michael Leahy à Ennis »]
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- ↑ (en) « Grand Torino with Jim Dowson and Hermann Kelly » [« Grand Torino avec Jim Dowson et Hermann Kelly »]
, sur YouTube,
- (en) Conor Gallagher et Sorcha Pollak, « How the far-right is exploiting immigration concerns in Oughterard » [« Comment l'extrême droite instrumentalise les préoccupations liées à l'immigration à Oughterard »]
, sur The Irish Times,
- ↑ (en) Naomi O’Leary, « Irexit leader wages war on Covid-19 certs in role paid by EU » [« Le leader d'Irexit s'attaque aux certificats Covid-19 dans le cadre d'un poste rémunéré par l'UE. »]
, sur The Irish Times,
- ↑ (en) « Irish Far-right Hate and Extremist Groups identified in report » [« Des groupes d'extrême droite irlandais haineux et extrémistes ont été identifiés dans un rapport. »]
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