Parti du nouvel avenir

Nouvel avenir
(en) Future Forward
(th) อนาคตใหม่
Image illustrative de l’article Parti du nouvel avenir
Logotype officiel.
Présentation
Fondation
Disparition
Siège Bangkok
Fondateurs Thanathorn Juangroongruangkit
Piyabutr Saengkanokkul
Organisation de jeunesse New Gen Network (NGN)[1]
Slogan « Le nouvel avenir est l'avenir dans lequel le pouvoir suprême appartient au peuple. »
อนาคตใหม่คืออนาคตที่อำนาจสูงสุดเป็นของประชาชน

Slogan de campagne :
« Thaïlande élevée et égale »[2]
ไทย 2 เท่า[3]

Positionnement Centre gauche à gauche[4],[5],[6],[7]
Idéologie Progressisme[8],[9]
Social-démocratie[10],[11],[12]
Antimilitarisme[13]

Néolibéralisme[14]

Affiliation internationale Alliance progressiste (invité, 2018-2020)[15]
Adhérents 51 283 (février 2020)
Couleurs Orange
Site web futureforwardparty.org

Le Nouvel avenir (thaï : พรรคอนาคตใหม่, RTGS : Phak Anakhot Mai, API : [pʰák ʔā.nāː.kʰót màj], officiellement en anglais : Future Forward) est un parti politique social-démocrate et progressiste thaïlandais co-fondé en 2018 par Thanathorn Juangroongruangkit et Piyabutr Saengkanokkul.

Le parti concourt aux élections législatives de 2019 en faisant campagne sur la décentralisation et l'état-providence, mais aussi sur une réforme de l'article 112 du Code pénal thaïlandais : cela lui permet d'obtenir 81 sièges à la Chambre des représentants, avec plus de 6 millions de voix et 17 % des suffrages. Seconde figure de l'opposition avec le Pheu Thai arrivé en tête, le parti n'arrive cependant pas à former un gouvernement, notamment par la suspension temporaire de Thanathorn Juangroongruangkit de son poste de député par la Cour constitutionnelle en , puis par le vote de l'Assemblée nationale (Chambre des représentants et Sénat réunis) du maintien de Prayut Chan-o-cha à la tête du gouvernement. Thanathorn Juangroongruangkit sera ensuite destitué de son poste de député en .

La Cour constitutionnelle prononce ensuite la dissolution du Nouvel avenir pour violation des lois et de la Constitution quant au financement du parti politique le , et interdit d'éligibilité politique pour dix ans ses dirigeants. 55 députés rejoignent par la suite Aller de l'avant, le successeur de facto du Nouvel avenir, et choisissent Pita Limjaroenrat, député du Nouvel avenir, comme nouveau chef de la formation politique.

Histoire

Le Parti du Nouvel Avenir[16] a été officiellement reconnu par la Commission électorale de Thaïlande le , permettant au parti de commencer à enregistrer ses membres et de lever des fonds[17].

Il obtient plus de 6 millions de voix[18] et remporte 87 sièges lors des élections législatives thaïlandaises de 2019[19],[20].

Au cours de la campagne du scrutin des élections générales de 2019, le parti Future Forward a refusé de proposer l'abolition ou la réforme de l'article 112 du Code pénal fondant le crime de lèse-majesté bien que le secrétaire général du parti s'est fait connaitre par sa critique au sein du group Nitirat[21].

En , le parti est menacé d'interdiction par la junte[22].

La Cour constitutionnelle ordonne la dissolution de parti le pour violation des lois sur les financements des partis politiques. Thanathorn Juangroongruangkit, avait en effet accordé un prêt de 5 millions d'euros à son propre parti lors de la campagne électorale de 2019[23].

D'après Bruno Philip du journal Le Monde, « Cette décision s’appuyant sur le texte d’une loi sujette à interprétations est assimilée par nombre d’analystes à un geste surtout politique. Elle s’inscrit dans le contexte plus large de la tension entre forces prodémocratiques et conservateurs prosystème »[24].

D'après Eugénie Mérieau, épouse de Piyabutr Saengkanokkul, la cour constitutionnelle veut "empêcher ces figures [membres du comité exécutif du parti] qui ont émergé comme de potentiels premiers ministres dans le futur d'incarner l'espoir en Thaïlande d'un renouveau" car "Le parti Future Forward (Nouvel avenir) s'est vraiment imposé comme l'ennemi de la militarisation de la vie politique en Thaïlande. C'est un parti qui a un incroyable soutien parmi les jeunes.[...]"[23].

Son avatar officieux est le parti Aller de l'avant[25], qui va finalement se faire dissoudre en après avoir proposé la réforme de l'article 112 du Code pénal thaïlandais[26].

Résultats électoraux

Année Tête de liste Voix % Élus Gouvernement
2019 Thanathorn Juangroongruangkit 6 330 617 17,80
81  /  500
Opposition

Annexes

Références

  1. (th) « เครือข่ายเยาวชนคนรุ่นใหม่ (New Gen Network », sur futureforwardparty.org via Wikiwix (consulté le ).
  2. « Thailand 2 Es: Elevated and Equal – Future Forward Party », sur Futureforwardparty.org (consulté le ).
  3. « ได้เวลาอนาคตใหม่ เปิดวิสัยทัศน์ “อนาคตใหม่ ไทย 2 เท่า” « Future Forward Party พรรคอนาคตใหม่ », sur Futureforwardparty.org,‎ (consulté le ).
  4. Nadia Chevroulet, « The Future Forward Party: Thailand's 'new hope'? », Asia News Network,‎ n.d. (lire en ligne)
  5. « ทิ้งระเบิดใส่อนาคตใหม่!'เจียม'บีบหัวใจชง'ล้างม.112'เป็นนโยบายพรรค ถ้าไม่ได้อย่าอ้างเป็นฝ่ายซ้าย », sur Thaipost.net (consulté le ).
  6. « เอาให้ชัด! ทางเดิน "สองหนุ่ม" พรรคซ้ายหรือพรรคชิน? », sur Komchadluek.net,‎ (consulté le ).
  7. « La Thaïlande insoumise est en marche », sur Libération.fr, (consulté le ).
  8. Kaweewit Kaewjinda, « Thai billionaire registers new progressive political party », Washington Post,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  9. Saksith Saiyasombut, « Thai billionaire forms new political party to woo younger voters », Channel News Asia,‎ (lire en ligne)
  10. ไทยรัฐฉบับพิมพ์, « สู้ด้วยแนวคิดที่เหนือกว่า », thairath,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  11. « A conversation with Thanathorn, Future Forward Party founder », newmandala,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  12. « Isaan’s future: Thanathorn on moving the region forward », isaanrecord,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  13. Kaweewit Kaewjinda, « Thai anti-military parties say they have seats to form govt », AP,‎ (lire en ligne)
  14. Giles Ungpakorn, « Future Forward Party Blurs the Difference between Left and Right », Ugly Truth Thailand,‎ (lire en ligne)
  15. [1]
  16. L’Anakot Maï, promesse du renouveau politique en Thaïlande, Le Monde, 23 mars 2019, mis à jour le 24 mars 2019, article de Bruno Philip
  17. (en-US) « Future Forward Party », sur futureforwardparty.org (consulté le ).
  18. Liberté, « Un opposant à la junte inculpé pour sédition », sur liberte-algerie.com, Liberté (Algérie), .
  19. « Election 2019 by Bangkok Post », sur bangkokpost.com (consulté le ).
  20. « ELECT LIVE », sur ELECT LIVE (consulté le ).
  21. (en) Kornkritch Somjittranukit & Thaweeporn Kummetha, « Future Forward Party criticised as inexperienced, republican, and a personality cult » Accès libre, sur Prachatai English, (consulté le )
  22. « En Thaïlande, un jeune parti d’opposition menacé par la junte au pouvoir », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  23. Carol Isoux et Eugénie Mérieau, « Thaïlande : la Cour constitutionnelle dissout le parti d'opposition Nouvel avenir » (Texte et Audio), sur RFI.fr, (consulté le ).
  24. « En Thaïlande, la justice dissout l’un des principaux partis d’opposition », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  25. Brice Pedroletti, « En Thaïlande, revers pour les partisans d’une réforme de la monarchie », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  26. Amnesty International, « Thaïlande. La dissolution du parti Move Forward (« Aller de l’avant ») est une « décision indéfendable » qui étouffe les droits humains » Accès libre, sur Amnesty International, (consulté le )

Liens externes

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