Parti national de l'Arakan
| Parti national de l'Arakan (my) ရခိုင်အမျိုးသားပါတီ | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | U Thar Tun Hla |
| Fondation | (légalisation) |
| Fusion de | Parti du développement des nationalités rakhines (en) et Ligue de l'Arakan pour la démocratie (en) |
| Siège | |
| Secrétaire | Khaing Pray Soe |
| Fondateurs | Aye Maung (en) Aye Thar Aung (en) |
| Religion | Bouddhisme theravāda |
| Positionnement | Droite[1] à extrême droite[2] |
| Idéologie | Nationalisme arakanais Nationalisme bouddhiste[1],[3] Nationalisme ethnique[4],[5] Islamophobie[4],[5] Anti-Rohingya[4],[5] Conservatisme[6] |
| Couleurs | Rouge, blanc, bleu et or |
Le Parti national de l'Arakan (ANP, selon l'acronyme anglais) est un parti politique birman qui prétend défendre les intérêts des Arakanais, le groupe ethnique majoritaire dans l'État de Rakhine (connu autrefois sous la dénomination officielle d'État d'Arakan). Le parti est aussi implanté dans la région de Rangoun, où se trouve une importante diaspora arakanaise. Crée le , l'ANP est légalisé par la commission électorale de l'Union (en) le [7]. Le parti est actuellement présidé par U Thar Tun Hla[8].
Le parti est connu pour son nationalisme ethnique intransigeant, ainsi que pour ses positions islamophobes et résolument hostiles à la minorité ethnique des Rohingya[4],[5]. De nombreux adhérents du parti sont des personnes impliquées dans les actes de violence qui ont fait des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés parmi cette communauté pendant les émeutes communales de 2012[5].
Histoire
Après huit longs mois de négociations, le Parti du développement des nationalités rakhines (en) dirigé par le Dr. Aye Maung (en) et la Ligue de l'Arakan pour la démocratie (en) dirigée par Aye Thar Aung (en) décident de fusionner le sous le nom de « Parti national de Rakhine »[9]. Cette fusion, officialisée le , est validée par la commission électorale le .
Lors des élections législatives de 2015, le parti présente 63 candidats dans les États de Rakhine et de Chin, ainsi que dans les régions d'Ayeyarwady et de Rangoun : 12 sont élus à la chambre des représentants (Pyithu Hluttaw) et 10 à la chambre des nationalités (Amyotha Hluttaw). Le parti, qui obtient un peu moins de 500 000 voix (2,2% des suffrages exprimés) à l'échelle nationale (ce qui en fait la troisième force politique du pays, loin derrière le Parti de l'union, de la solidarité et du développement et la Ligue nationale pour la démocratie), fait carton plein au niveau local en obtenant 22 sièges au parlement de l'État de Rakhine (en) sur 35 membres élus (les 12 autres étant nommé par l'armée). Enfin, un des membres du parti accède au poste stratégique de ministre des Affaires ethniques (en)[10],[11],[12],[13],[14].
Le , d'anciens dirigeants de la Ligue de l'Arakan pour la démocratie font scission du parti et annonce qu'ils se présenteront sur une liste indépendante de l'ANP aux élections législatives birmanes de 2020. La domination de l'ancien Parti du développement des nationalités rakhines est cité comme un des motifs de scission[15],[16].
Le , Aye Maung annonce qu'il quitte la direction du parti et le parti par la même occasion, invoquant des conflits internes[17]. Le , la direction du parti annonce qu'elle suspendra Aye Maung de ses fonctions de président, tout en lui laissant du temps pour reconsidérer sa décision[18].
Le , la commission électorale de l'Union, contrôlée par la junte du Conseil administratif d'État, empêche le Parti national de l'Arakan de participer aux élections de 2025 (en) en raison de ses liens présumés avec l'Armée d'Arakan[19].
Notes et références
- Graeme Acton, « Insight: Myanmar - A Democracy Under Construction », sur radionz.co.nz, (consulté le ).
- ↑ (en) Lucy Kafanov, « Rohingya left behind in Myanmar's power transition », sur dw.com, (consulté le ).
- ↑ (en) « U Shwe Maung, former USDP MP: 'This is illogical and ridiculous' », Frontier Myanmar, (consulté le ).
- (en) Moe Myint, « ANP Repeats Call to Keep Rohingya Out of Southern Maungdaw », The Irrawaddy, (consulté le ).
- (en) Kyaw Ye Lynn, « Myanmar’s troubled Rakhine state in post-election dilemma », Agence Anadolu, (consulté le ).
- ↑ (en) Timothy McLaughlin, « Rising Rakhine party looming threat to Myanmar's Muslim minority », Reuters, (consulté le ).
- ↑ (en) « Rakhine National Party allowed as political party » [archive du ], Ministère de l'Information (en), .
- ↑ (en) « C in C says locals are suffering from instability caused by AA », Channel News Independent, (consulté le ).
- ↑ (en) Naw Say Phaw Waa, « Rakhine parties formalise merger » [archive du ], The Myanmar Times, (consulté le ).
- ↑ (en) Nyein Nyein, « Arakanese Political Parties Merge to Form ANP », The Irrawaddy, (consulté le ).
- ↑ (en) « Arakan National Party receives official recognition » [archive du ], Burma News International, .
- ↑ (en) Nang Mya Nadi, « Newly formed Rakhine National Party appoints leadership » [archive du ], Democratic Voice of Burma, .
- ↑ (en) « Arakan alliance » [archive du ], Democratic Voice of Burma, .
- ↑ (en) « Sittwe to host Arakan National Party’s important meeting » [archive du ], Burma News International, .
- ↑ (en) Ye Mon, « Eyeing 2020 comeback, Rakhine's ALD party regroups » [archive du ], The Myanmar Times,
- ↑ Moe Myint, « ALD Members Re-Establish Party Under Same Name », The Irrawaddy, (consulté le )
- ↑ (en) Mratt Kyaw Thu, « Dr Aye Maung shakes up Rakhine politics, again », Frontier Myanmar, (consulté le ).
- ↑ (en) « ANP ‘suspends’ Aye Maung » [archive du ], Democratic Voice of Burma,
- ↑ (my) « ရခိုင် ANP ပါတီ မှတ်ပုံတင်ခွင့် စစ်ကောင်စီငြင်းပယ်၊ နိုင်ငံရေးလမ်းကြောင်းက သွေဖည်သွားပုံရောက်ဟု ANP ဝေဖန် » [« La junte militaire bloque la procédure d'enregistrement du parti ANP de l'État de Rakhine ; l'ANP critique une tentative manifeste de l'écarter du jeu politique »], Mizzima News, (consulté le )
- Portail de la Birmanie
- Portail de la politique
- Portail du conservatisme
- Portail du bouddhisme