Parti national du travail (Italie)
| Fondation |
15 décembre 1957 |
|---|---|
| Dissolution |
1958 |
| Scission de |
| Siège |
53, via Foro Buonaparte (Milan) |
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| Pays |
| Fondateur | |
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| Idéologie |
Le Parti national du travail (Partito nazionale del Lavoro) est un parti politique italien fondé en 1957 par Ernesto Massi.
Histoire
Fondation
Suite à une série de désaccords et de divergences apparue lors du Congrès du Mouvement social italien (MSI) entre l'aile droite et l'aile gauche, cette dernière estimant la ligne générale trop conservatrice, Ernesto Massi décida de quitter le parti pour fonder le Parti national du travail (PNL)[1].
Lors d’une première réunion tenue le , avec la participation de plusieurs délégués venus de différentes régions d’Italie, furent définies les lignes programmatiques et les statuts du nouveau parti, et fut également inauguré le siège situé via Foro Buonaparte n° 53[1]. Lors d'une réunion le jour suivant, à Milan, dans le « jardin d’hiver Odeon », fut fondé officiellement le nouveau parti, suite notamment à la confluence de plusieurs structures dont le Front social national du travail (Fronte sociale nazionale del Lavoro). Le lendemain, lors d’une réunion publique organisée dans un cinéma de la ville, avec environ deux cents adhérents et une cinquantaine d’invités (presque tous issus du MSI), fut annoncée officiellement la création du parti. Furent également élus un Comité central composé de 32 membres et un Comité exécutif composé de : Ernesto Massi (Milan), Goffredo Olivari (Gênes), Ragazzoni (Bologne), Oronzo Tango, secrétaire du Centre social du travail (Centro Sociale del Lavoro) de Florence, et Arturo Pedroni (Seregno)[1].
Cependant, le parti disposait de faibles moyens financiers, en partie assurés par l’industriel Pernigotti de Novi Ligure, par divers soutiens et par certains dirigeants de la société Montecatini[1]. À l’exception de quelques professionnels — parmi lesquels Ernesto Massi, Gianluigi Gatti et quelques officiers supérieurs de réserve, le nouveau parti ne comptait parmi ses adhérents que des figures de faible importance politique[1].
En même temps que la création du PNL, fut publié un numéro unique intitulé Nuovo Ordine Sociale, qui devint ensuite, sous forme de périodique, l’organe du parti. Le journal annonçait également un accord avec le parti Socialismo nazionale du général Massimo Invrea, en vue d’une entente politique commune[1].
Idéologie et programme
Selon les déclarations d'Ernesto Massi, les objectifs et points programmatiques du PNL étaient en résumé les suivants[1] :
- « À la démocratie générique doit se substituer une démocratie organique et différenciée, dans laquelle, au dialogue traditionnel entre l’État et l’individu, s’insèrent les groupes sociaux organisés des producteurs, des catégories morales et des institutions scientifiques et culturelles. On parviendra ainsi à une nouvelle structuration, mieux adaptée aux fins éthiques de l’État et à une dynamique sociale moderne. Cela implique une révision de la Constitution, notamment en ce qui concerne les organes représentatifs, le CNEL et les pouvoirs du chef de l’État ».
- « Il faut mettre fin à toute discrimination entre citoyens, réintégrer les personnes épurées ou leur accorder une compensation adéquate. Les droits fondamentaux de la personne doivent être protégés par une loi moderne de sécurité publique, qui ne laisse toutefois pas les pouvoirs publics sans défense face aux malfaiteurs ».
- « La législation en matière de presse, de spectacles et de manifestations devra être appliquée de la manière la plus libérale possible, en réagissant à toute tendance conformiste ou monopolistique ».
- « Renforcer la magistrature en complétant les effectifs et en accélérant les procédures ».
- « Mettre en œuvre la décentralisation administrative dans le cadre de l’orientation politique générale, sans porter atteinte à la centralisation du pouvoir politique ».
- « Adopter une position claire sur la question du Haut-Adige, en menant une action énergique visant à déclarer caducs les accords De Gasperi–Gruber ».
- « L’école devra s’adapter à la technicisation des administrations, à la mécanisation des activités productives et à l’automatisation des entreprises. Il s’agit d’une entreprise gigantesque nécessitant un effort combiné des administrations publiques et des catégories productrices. L’école publique doit être défendue face à l’enseignement privé. Les universités devront précéder la transformation de tout le système éducatif, afin de répondre aux nouvelles exigences en cadres techniques et dirigeants et de créer les conditions permettant de résorber le chômage de masse, en transformant une main-d’œuvre générique en main-d’œuvre spécialisée. Le développement de la vie culturelle italienne devra passer par la reconstitution de l’Académie d’Italie ».
- « Mettre fin à la polémique entre monopoles publics et privés et reconnaître l’existence de grandes entreprises afin d’en réglementer la fonction et d’empêcher leur dégénérescence dans l’intérêt commun. Pour assurer la stabilité économique et éviter les crises structurelles, une planification économique nationale sera indispensable, organisée par secteurs productifs dans le cadre d’une programmation supranationale. Au marché traditionnel devra ainsi se substituer un marché organisé, dit aussi marché institutionnel ».
- « Les relations avec l’Église doivent être fondées sur la défense des accords du Latran, tout en s’opposant à toute tendance néo-guelfe et à toute ingérence cléricale au-delà des limites concordataires ».
- « Mettre en œuvre une politique étrangère plus libre et plus articulée, fondée sur la défense de nos intérêts réels, reposant sur des traditions séculaires et des relations commerciales et culturelles. Il faut tenir compte du fait que l’Italie n’appartient pas seulement à l’Europe continentale, mais aussi à la communauté des peuples méditerranéens et, plus largement, à celle des peuples latins, qui s’étend jusqu’en Amérique latine. La division du monde en blocs doit être envisagée de manière dynamique, notamment en relation avec la formation d’un troisième bloc de puissances neutres et les évolutions qui, de part et d’autre du rideau de fer, annoncent la naissance de forces convergentes. »
Le PNL se déclarait résolument anticommuniste et, sur le plan économique, cherchait à concilier les nouvelles aspirations sociales avec les structures du libéralisme économique dans une nouvelle forme de corporatisme[1].
Notes et références
- Emiliano Pepe, Massi e il socialismo nazionale, Università degli studi del Molise, 2007-2008 (lire en ligne)
Bibliographie
- Emiliano Pepe, Massi e il socialismo nazionale, Università degli studi del Molise, 2007-2008.
- Giuseppe Pardini, Nazione, ordine e altri disegni. Vicende politiche della destra italiana (1948-1963), Le Lettere, 2001.
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