Parti socialisme et liberté

Parti socialisme et liberté
(pt) Partido Socialismo e Liberdade
Image illustrative de l’article Parti socialisme et liberté
Logotype officiel.
Présentation
Président Juliano Medeiros (pt)
Fondation
Scission de Parti des travailleurs
Siège SDS, Edificio Venâncio V,
Loja 28,
Brasilia
Numéro d'identification TSE 50
Positionnement Gauche radicale
Idéologie Anticapitalisme
Écosocialisme
Socialisme démocratique
Féminisme
Socialisme du XXIe siècle
Affiliation internationale Les différents groupes au sein du PSOL ont différentes affiliations internationales.
Adhérents 147 096 (2018)[1]
Couleurs Rouge et jaune
Site web www.psol50.org.br
Représentation
Députés
13  /  513
Élus fédérés
18  /  1049
Maires
2  /  5570
Conseillers municipaux
53  /  56810
Le drapeau du Parti socialisme et liberté

Le Parti socialisme et liberté (en portugais : Partido Socialismo e Liberdade, abrégé en PSOL) est un parti politique brésilien fondé en 2004 par une scission de l'aile gauche du Parti des travailleurs. Il est rejoint par de nombreux intellectuels et militants de gauche ainsi que par plusieurs courants de l'extrême gauche brésilienne.

Histoire

À l'élection présidentielle de 2006, le PSOL présente la candidature de l'ancienne sénatrice Heloísa Helena, exclue du PT en après avoir voté contre les consignes du Parti. Également soutenue par le Parti communiste brésilien et le Parti socialiste des travailleurs unifié, elle arrive en troisième position avec 6,85 % des voix.

Aux élections générales qui se tiennent simultanément, le PSOL n'obtient que 1,2 % des voix, trois sièges de députés et aucun sénateur. En 2010, le PSOL présente seul la candidature de Plínio de Arruda Sampaio à l'élection présidentielle. Celui-ci ne peut empêcher l'effondrement électoral du parti et n'obtient que 0,87 % des voix. En revanche, le PSOL parvient à conserver ses trois mandats de députés et progresse même au Sénat, où il obtient deux élus[2],[3],[4],[5].

Idéologie

L'idéologie du parti se situe à gauche, au centre gauche et à l'extrême gauche. Son programme se rapporte au socialisme démocratique et à l'anti-impérialisme, en plus des tendances social-démocrates, marxistes, trotskistes, éco-socialistes et syndicalistes qui y sont présentes. Son programme cite parmi ses objectifs la réduction du temps de travail, la réforme agraire et urbaine, un investissement accru dans la santé, l'éducation et les infrastructures, ainsi qu'une rupture avec le Fonds monétaire international[6]. Il a également intenté des actions en justice visant à dépénaliser l'avortement durant les douze premières semaines de grossesse[7].

Bien qu'il s'agisse d'un parti regroupant des tendances partageant un même spectre politique de gauche, celles-ci présentent des divisions distinctes quant à leur origine, leur situation géographique et la composition de leur direction. La formation de ces tendances est prévue par les statuts du parti ; elles peuvent s'organiser librement, sans ingérence directe des instances dirigeantes, ce qui leur confère une autonomie interne, à condition qu'elles respectent les prérogatives politiques inscrites dans les statuts et le programme du parti[6].

Critique

Expulsion de Cabo Daciolo

En , le bureau national du parti a exclu le député fédéral Cabo Daciolo (pt) pour avoir présenté la proposition d'amendement constitutionnel (PEC) 12/2015. Ce texte proposait de modifier l'article de la Constitution stipulant que « tout pouvoir émane du peuple » en « tout pouvoir émane de Dieu », violant ainsi le principe du PSOL de défense d'un État laïque. De plus, le député avait exigé que le parti prenne la défense des policiers militaires de l'Unité de police pacificatrice (UPP) de Rocinha, accusés du meurtre d'Amarildo, un ouvrier du bâtiment tué en . La décision d'exclusion a été prise par 54 voix contre 1[8].

Leonel Brizola Neto et Kim Jong-un

Le , un hommage public rendu par Leonel Brizola Neto (PSOL-RJ), alors conseiller municipal, au dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a suscité de vives réactions au sein de son parti. Le petit-fils du défunt dirigeant, Leonel Brizola, a présenté une « Motion d'éloges et de reconnaissance » à Kim Jong-un au Conseil municipal de Rio de Janeiro le , comme l'a révélé le journal O Globo. Cette initiative a été critiquée par la direction municipale du PSOL à Rio, qui a publié un communiqué indiquant qu'elle ne cautionnait pas cet hommage. Le parti a déclaré que Brizola Neto avait présenté une motion individuelle qui « ne requiert ni soutien ni vote »[9],[10],[11].

Résultats électoraux

Élections présidentielles

Année Candidats 1er tour 2d tour
Voix % Rang Voix % Rang
2006 Heloísa Helena (en) 6 575 393 6,9 3e
2010 Plínio de Arruda Sampaio 886 816 0,9 4e
2014 Luciana Genro 1 612 186 1,6 4e
2018 Guilherme Boulos 617 122 0,6 10e
2022 Luiz Inácio Lula da Silva 57 259 504 48,43 1er 60 345 999 50,90 1er

Chambre des députés

Année Voix % Sièges Gouvernement
2006 (en) 1 149 619 1,2
3  /  513
Opposition
2010 (en) 1 142 737 1,2
3  /  513
2014 1 745 470 1,8
5  /  513
2018 2 783 669 2,8
10  /  513
2022 4 650 080 4,2
12  /  513
Lula III

Sénat

Année Voix % Sièges
2006 (en) 351 527 0.4
1  /  81
2010 (en) 3 041 854 1,8
2  /  81
2014 1 045 275 1,2
1  /  81
2018 5 273 853 3,1
0  /  81
2022 677 345 0,6
0  /  81

Notes et références

  1. ↑ « Estatísticas do eleitorado – Eleitores filiados »
  2. ↑ (pt) « HISTÓRIA », sur www.psol50.org.br.
  3. ↑ (pt) « PROGRAMA », sur www.psol50.org.br.
  4. ↑ (pt) « PSOL cresce nas eleições e tenta ser alternativa da esquerda ao PT », sur www1.folha.uol.com.br, 2016/2016/10 (consulté le ).
  5. ↑ « Brésil. La droite se renforce, le PT s’effondre, le PSOL se profile », sur ensemble-fdg.org, (consulté le ).
  6. Heythor Santana de Oliveira, « PSOL - Relação da origem no desenvolvimento de sua organização, participação eleitoral e atuação parlamentar », repositorio.ufscar.br,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ (pt-BR) « Psol vai ao STF pela descriminalização do aborto », sur Congresso em Foco, (consulté le )
  8. ↑ (pt-BR) « PSOL expulsa deputado Daciolo por desacordo com estatuto e programa partidário », sur Agência Brasil, (consulté le )
  9. ↑ (pt-BR) « Vereador homenageia Kim Jong-un e gera polêmica no Psol », sur Noticias R7, (consulté le )
  10. ↑ (pt-BR) « Deputado do Psol homenageia Kim Jong-un na Assembleia do RJ », sur Congresso em Foco, (consulté le )
  11. ↑ (pt-BR) Bruna Aidar, « Vereador do PSol do RJ homenageia Coreia do Norte e Kim Jong-un », sur Metrópoles, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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