Pastrana (Espagne)
| Pastrana | ||||
![]() Héraldique |
![]() Drapeau |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Communauté autonome | ||||
| Province | ||||
| Comarque | La Alcarria | |||
| Code postal | 19100 | |||
| Démographie | ||||
| Population | 971 hab. () | |||
| Densité | 10 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 40° 25′ 04″ nord, 2° 55′ 21″ ouest | |||
| Altitude | 755 m |
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| Superficie | 9 570 ha = 95,7 km2 | |||
| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Espagne
Géolocalisation sur la carte : Espagne
Géolocalisation sur la carte : Castille-La Manche
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Pastrana est une commune d'Espagne de la province de Guadalajara dans la communauté autonome de Castille-La Manche.
Géographie
La commune est située à 45 km de la capitale, Guadalajara, et à 95 de Madrid. La population est de 1011 habitants (INE 2014).
Histoire
En juillet 1569, Thérèse d'Avila se rend à Pastrana pour fonder le couvent de carmélites Notre-Dame de la Conception à la demande expresse de la princesse d'Eboli, Ana de Mendoza de la Cerda, épouse du prince Ruy Gomez, duc de Pastrana[1]. En plus du couvent de carmélites installé en ville, Thérèse fonde, dans la campagne proche de la ville, un ermitage destiné à des moines carmes déchaussés, toujours avec l'appui et le soutien du prince Ruy Gomez[2].
Apprenant que Thérèse a rédigé une autobiographie, la princesse exige de pouvoir la lire. Sans son autorisation[3] elle en fait rédiger des copies qui sont diffusées jusqu'à la cour du Roi. L'inquisition espagnole ayant vent de cet ouvrage fait saisir toutes les copies, ainsi que l'original[2].

Le , le prince décède et son épouse, la princesse d'Eboli décide d'entrer immédiatement en religion dans le couvent de carmélites qu'elle a fait établir dans sa ville[4]. Mais elle ne s'adapte pas à cette vie rude de religieuse cloitrée, et avec autorité, elle commence à demander des aménagements à la règle qu'elle doit suivre. Rapidement, ces exigences deviennent insupportables pour les carmélites qui ne parviennent plus à vivre leur propre vie de religieuses cloitrées et de prière. Elles s'en plaignent à Thérèse d'Avila et vont jusqu'à la supplier de les envoyer dans un autre couvent. Ayant créé un nouveau couvent à Ségovie[4], Thérèse finit par accéder à leur requête[5] en organisant leur transfert au nouveau couvent (de Ségovie). Elle fait envoyer au carmel de Pastrana deux prêtres de confiance et des chariots pour transporter les religieuses[6]. Ces dernières évacuent le couvent en pleine nuit[7], dans le plus grand secret, pour éviter que la princesse n'entrave leur projet. Au petit matin la princesse d'Eboli se retrouve toute seule dans son couvent[5].
En , le Roi Philippe II, pour mettre fin aux intrigues de la princesse d'Eboli et de son secrétaire Antonio Pérez, ordonne la réclusion de la princesse dans son propre palais. Elle y vit recluse et y meurt en 1592.
Culture
Notes et références
- ↑ de Villefort, VIE DE SAINTE THÉRÈSE D'AVILA, Paris, , 220 p. (lire en ligne), p. 129-135.
- de Villefort 1748, p. 136-137.
- ↑ Thérèse avait expressément exigé de garder ce document secret et de ne pas le diffuser.
- Thérèse d'Avila et P. Marcel Bouix, Œuvres de Sainte Thérèse : Livre des fondations, t. 2, Paris, Le Coffre Fils, , 520 p. (lire en ligne), Chapitre 18 plus chap 21, note page 271.
- de Villefort 1748, p. 157-159.
- ↑ Le règlement prévoyait que les religieuses devaient circuler dans des chariots bâchés afin de préserver "la clôture" des religieuses.
- ↑ N'étant propriétaire de rien, les religieuses partent en laissant tout sur place, ne gardant que leurs habits sur elles.
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