Patalione Kanimoa

Patalione Kanimoa
Illustration.
Titre
Roi d'Uvea
En fonction depuis le
(10 ans, 1 mois et 5 jours)
Couronnement
Premier ministre Kusitino Manakofaïva
Mikaele Halagahu
Prédécesseur Kapeliele Faupala
Président de l'Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna

(4 ans et 1 mois)
Prédécesseur Soane Mani Uhila
Successeur Albert Likuvalu
Biographie
Dynastie Takumasiva
Nom de naissance Patalione Kanimoa
Lieu de naissance île de Wallis
Nationalité Française

Image illustrative de l’article Patalione Kanimoa
Rois coutumiers d'Uvea

Patalione Kanimoa est un homme politique français de Wallis-et-Futuna et roi coutumier de l'île de Wallis. Il est élu à l'Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna sur la liste du RPWF-UMP. Du au , Patalione Kanimoa est président de l'Assemblée territoriale. Il exerce cette fonction pendant quatre ans et un mois, avant d'être remplacé par Albert Likuvalu. De 2010 à 2015, il est membre du Conseil économique, social et environnemental de la collectivité d'outre-mer. Depuis 2016, il est le roi coutumier (lavelua) d'Uvea.

Biographie

Parcours politique

Chargé de mission au service des statistiques[1], Patalione Kanimoa est vice-président de l'Assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna en 2000[2]. Il est élu président de l'assemblée territoriale en , succédant à Soane Mani Uhila[2], et exerce cette fonction jusqu'à son remplacement par Albert Likuvalu en 2005. Il s'allie avec le député Victor Brial pour créer une nouvelle majorité autour du RPR et de l'UPWF[2].

Il devient membre du Conseil économique, social et environnemental pour la mandature 2010-2015. Il est élu à l'assemblée territoriale sur la liste « UMP-Taofi ke mau pea sio mamao », à Hahake.

Roi d'Uvéa

Lors de l'intronisation du 52e Lavelua (roi coutumier d'Uvea), se manifestent de vives disputes à Wallis, deux rivaux pouvant accéder au trône. Tominiko Halagahu, rival de Patalione Kanimoa, est issu d'une famille royale qui remonte à l'époque précoloniale[3]. Les chefs des districts d'Uvea, et des villages d'Uvea, annoncent Tominiko Halagahu comme le nouveau roi d'Uvea après une vacance de deux ans créée par la déposition du dernier Lavelua, Kapeliele Faupala. Tominiko Halagahu finit par être intronisé le [4].

Cependant, d'autres familles royales déclarent qu'elles ne reconnaissent pas la décision des chefs, affirmant que les familles royales sont responsables de la nomination du nouveau roi et que les chefs organisent l'intronisation et non l'inverse. Parmi les familles opposées à la nomination figurent la famille de Tomasi Kulimoetoke II, qui a régné de 1959 jusqu'à sa mort en 2007[5]. Ils proposent Patalione Kanimoa, qui est intronisé par les familles royales le . L'administrateur supérieur chargé de la zone explique aux médias locaux que l'État ne s'engage pas sur les actions locales et traditionnelles[5]. Cependant, la France commande deux émissaires de Nouvelle-Calédonie à Uvéa pour assurer la sécurité. En conséquence, le , Patalione Kanimoa est reconnu comme le nouveau roi d'Uvea, l'administration du territoire publie au Journal officiel de Wallis-et-Futuna sa reconnaissance en tant que Lavelua[6],[7]. L'intervention de l’État français est sévèrement critiquée, notamment par le président de l'Assemblée territoriale de Wallis et Futuna, Mikaele Kulimoetoke[8].

Notes et références

  1. « Wallis et Futuna : à la rencontre du roi de Wallis », sur Franceinfo, (consulté le )
  2. (en) Frédéric Angleviel, « Wallis and Futuna in review: 1 July 2000 to 30 June 2001 », The Contemporary Pacific,‎ , p. 238-242 (lire en ligne)
  3. (en) « Wallis palace occupied to thwart enthronement »,
  4. AFP, « Tensions coutumières à Wallis et Futuna », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne)
  5. « Wallis et Futuna : Confusion à Wallis ; deux rois pour un royaume ! », sur Outremers360° (consulté le )
  6. « Full text of "Journaux Officiels du Territoire des îles Wallis et Futuna" », sur archive.org (consulté le )
  7. « Wallis : le roi PatalioneE Kanimoa reconnu officiellement par l'État. », sur Nouvelle Calédonie la 1ère (consulté le )
  8. « Wallis et Futuna : Coutumier ou élu, il faut choisir ! », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le ) : « « interrogé sur l’officialisation d’un des deux rois par le préfet Marcel Renouf, [Kulimoetoke] s’insurge : « le préfet n’a rien à voir avec la coutume. Il a été hors la loi » » »

Liens externes

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