Pathé Cordeliers
| Type | cinéma |
|---|---|
| Lieu | Lyon (2e arrondissement) |
| Coordonnées | 45° 45′ 42″ nord, 4° 50′ 05″ est |
| Fermeture | 1985–1987 ; 2016 |
| Nb. de salles |
7 (à sa fermeture) 8 (à son maximum) |
| Capacité | 1 050 places |
| Anciens noms | Scala-Bouffes (1880) ; La Scala (1938) ; UGC Scala (1974) ; Les 7 Nefs (1987) ; Les 8 Nefs (1994) |
Le Pathé Cordeliers, d'abord appelé Scala-Bouffes, puis La Scala, UGC Scala, Les 7 Nefs et Les 8 Nefs, est un ancien complexe cinématographique situé au no 20 rue Thomassin, dans le 2e arrondissement de Lyon, en France. Né comme café-concert en 1880 (Scala‑Bouffes), le lieu programme des films dès 1906 et se spécialise progressivement dans le cinéma jusqu'à sa fermeture définitive le . À sa fermeture, il comptait sept salles pour environ 1 050 places[1],[2].
Historique

Origines : Scala‑Bouffes (1880‑1906)
Le site ouvre comme café‑concert et cabaret‑théâtre sous l'enseigne Théâtre Scala‑Bouffes le à l'initiative de Claude Guillet. La salle, érigée en fond de parcelle et reliée à la rue par un vestibule, offre environ 730 places (orchestre et quatre niveaux de galeries). Des agrandissements sont réalisés dès 1884, puis un percement sur rue en 1899[1]. La Bibliothèque municipale de Lyon rappelle qu'à cette période le lieu accueille revues et opérettes et connaît plusieurs phases d'agrandissement[3].
Premières projections et La Scala (1906‑1939)
Les premières projections cinématographiques débutent en 1906, entraînant une rénovation en 1915. La programmation cinéma devient dominante dans l'entre‑deux‑guerres ; l'établissement adopte le nom raccourci La Scala en 1938, après une refonte de la salle en 1933 par l'architecte Félix Brachet[1]. Les années 1910‑1920 voient défiler de nombreuses vedettes du muet (notamment Chaplin, Keaton, Mary Pickford, Rudolph Valentino) d'après les chroniques locales et relevés d'affiche[4].
D'après‑guerre : modernisations et UGC (1945‑1985)
Après la Seconde Guerre mondiale, de grands travaux menés par l'architecte‑décorateur Georges Peynet transforment définitivement l'établissement en salle de cinéma. La salle est modernisée à plusieurs reprises (réouverture le , adoption du CinemaScope dans les années 1950)[5],[1]. En 1974, la chaîne UGC transforme l'ensemble en complexe de salles sous l'enseigne UGC Scala[5],[3].
Les 7 Nefs puis Les 8 Nefs (1987‑2006)
Après une fermeture en 1985, l'exploitant indépendant Lucien Adira rouvre en 1987 le complexe sous le nom Les 7 Nefs. En 1994, une huitième salle est créée par intégration du cinéma voisin Le Paris (22, rue Thomassin), d'où l'enseigne Les 8 Nefs[4]. Le dossier patrimonial de l'immeuble voisin (18, rue Thomassin) confirme des aménagements structurels liés aux salles creusées au sous‑sol lors des transformations de la période UGC[6].
Pathé Cordeliers (2006‑2016)
Le groupe Pathé rachète le site en ; après travaux, le cinéma rouvre en 2008 sous l'enseigne Pathé Cordeliers avec 7 salles et environ 1 050 fauteuils[2],[7].
Programmation et vie culturelle
Historiquement, la Scala a accueilli un mélange de music-hall (revues et opérettes) et de cinéma ; les affiches des années 1910‑1920 signalent des serials et courts métrages comiques (Chaplin) ainsi que des films muets à succès (Keaton, Pickford, Valentino). Après 1974, l'UGC Scala accompagne la généralisation du multisalles à Lyon. En 2008‑2016, Pathé Cordeliers complète l'offre de la Presqu'île (avec Pathé Bellecour) en diffusant nouveautés et films grand public, malgré des contraintes d'accessibilité et de confort liées à l'immeuble ancien[4],[8].
Fréquentation et position dans l'offre lyonnaise
Dans les années 2010, la fréquentation annuelle se situe autour de 200 000 à 208 000 entrées, un niveau jugé en baisse au regard de l'offre multipliée dans l'agglomération (grands complexes périphériques, rénovation d'autres sites du centre)[7],[9]. À sa fermeture, le site est souvent décrit comme le plus ancien cinéma encore en activité à Lyon, après plus d'un siècle d'exploitation sous des enseignes diverses[7],[10].
Fermeture
Le cinéma cesse définitivement son activité le . Le propriétaire des murs, ANF Immobilier, ne renouvelle pas le bail, préférant un projet immobilier. Pathé évoque également l'obsolescence d'une partie des installations et des contraintes de mise aux normes (ERP/accessibilité) dans un immeuble ancien dont l'exploitant n'était pas propriétaire[11],[8].
Architecture
La salle d'origine (Scala‑Bouffes) adopte une configuration « à l'italienne » : orchestre et quatre galeries superposées au‑dessus (environ 730 places). Les transformations majeures documentées sont : agrandissements de 1884 ; percement en 1899 ; rénovation en 1915 ; refonte de 1933 par Félix Brachet ; restructuration d'après‑guerre par Georges Peynet (réouverture 1947, modernisations 1959) ; puis conversion en multisalles à partir de 1974 (UGC)[1],[12],[6].
Articles connexes
Notes et références
- Guégan, Catherine ; Dessert, Aurélie, « Immeuble, puis cabaret Théâtre Scala-Bouffes, puis cinéma Le Scala, actuellement cinéma Pathé-Cordeliers », sur Inventaire général du patrimoine culturel (Région Auvergne‑Rhône‑Alpes) (consulté le )
- « Ancien cinéma Nef – Pathé Cordeliers à Lyon », sur Salles‑cinéma.com (consulté le )
- « La Scala‑Bouffes », sur Bibliothèque municipale de Lyon (consulté le )
- « Ancien cinéma La Scala à Lyon », sur Salles‑cinéma.com (consulté le )
- « Pathe Gaumont Cordeliers (ex‑La Scala) », sur Cinema Treasures (consulté le )
- « Immeuble – 18 rue Thomassin (parties constituantes non étudiées : cinéma) », sur Inventaire général du patrimoine culturel (consulté le )
- « Le Pathé Cordeliers de Lyon ferme ses portes après 136 ans d'histoire », sur LyonMag, (consulté le )
- « Clap de fin pour le Pathé Cordeliers », sur Rue89 Lyon (repris du Petit Bulletin), (consulté le )
- ↑ « Clap de fin pour le Pathé Cordeliers », sur BM Lyon – Webzine Documentation régionale, (consulté le )
- ↑ « Lyon : bientôt la dernière séance pour le cinéma Pathé Cordeliers », sur France 3 Auvergne‑Rhône‑Alpes, (consulté le )
- ↑ « Fermeture du cinéma Le Pathé Cordeliers », sur Le Progrès, (consulté le )
- ↑ « Scala‑Théâtre : plan des transformations (Félix Brachet, 1933) », sur Inventaire général du patrimoine culturel (consulté le )
Liens externes
- « Dossier patrimonial « Scala‑Bouffes / La Scala / Pathé‑Cordeliers » », sur Inventaire général du patrimoine culturel
- « La Scala‑Bouffes (dossier BML) », sur Bibliothèque municipale de Lyon
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