Paul Bial de Bellerade

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 82 ans) Toulouse |
| Nom de naissance |
Pierre Paul François Antoine Bial |
| Nationalité | |
| Activité |
militaire, archéologue |
| Père | |
| Enfant |
Paul Bial de Bellerade, né Bial le à Collonges-la-Rouge et mort le à Toulouse, est un militaire et archéologue français.
Biographie
Famille
Pierre Paul François Antoine Bial naît à Collonges-la-Rouge le . Il a une sœur aînée et une cadette. Son père, Jean-Pierre Bial, est un officier corrézien blessé à quatre reprises dans les campagnes napoléoniennes et qui a terminé sa carrière au grade de lieutenant-colonel, décoré de la Légion d’honneur par l’Empereur lui-même. Sa mère, Marie Thérèse Malepeyre, est originaire de Brives. Jean-Pierre Bial a acheté une propriété près de Meyssac, dont il est le maire après sa retraite militaire, et s’y est fait construire une vaste habitation, nommée Bellerade[1]. Les descendants de Jean-Pierre Bial, dont Paul Bial, ajoutent par la suite le nom de Bellerade, nom de la propriété, à leur patronyme.
Paul Bial épouse Alide-Marie Beynet le , avec qui il a un fils, Charles-Paul Bial de Bellerade, et deux filles[2].
Carrière militaire
Embrassant, comme son père, la carrière des armes, Paul Bial intègre l'École polytechnique en 1840[1]. Après l'École d'application de l'artillerie et du génie[1], il est affecté au 6e puis au 5e régiment d'artillerie en 1844. En , il est promu capitaine[1], puis nommé en 1855 aux forges de l'Est à Besançon[3].
Impliqué dans l'expédition de Crimée contre la Russie avec le 4e régiment d'artillerie, il prend part à la prise de Sébastopol. Il obtient la Légion d'honneur en 1856[3].
De retour en France, il enseigne les principes de fortification à l'école d’artillerie de Besançon puis à celle de l'État-Major[3]. Après avoir été promu chef d'escadron en 1867, il combat en 1870 à Reischoffen, Bazeilles (où il repousse une charge de uhlans dirigée contre ses canons[1]) et Sedan. Fait prisonnier par les Prussiens il est interné à Wiesbaden du au . Il est promu en 1871 au rang d'officier de la Légion d'honneur[3] et mis en retraite de l’armée en .
Carrière scientifique
Après sa retraite, Bial de Bellerade devient ingénieur de l'État à Espalion, puis enseigne les mathématiques à Toulouse[1].
Il se passionne pour l'archéologie celtique et gallo-romaine. Il procède notamment à des fouilles de tumulus au Puy d'Issolud et s'intéresse à la question de la localisation d'Alésia[4]. Au gré de ses affectations, il appartient à plusieurs sociétés savantes d'envergure régionale, comme la Société d'émulation du Doubs et la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze[3].
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneur le [1],[3] ;
Officier de la Légion d'honneur le [3],[1] ;
Médaille de Crimée (
)[1] ;
Médaille de la valeur de Sardaigne (
)[1].
Bibliographie
- Anonyme, « Le Commandant BIAL de Bellerade », dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Marcel Roche Imprimeur, Brive, 1903, tome XXV, pp. 167-170 sur Gallica.
Publications
- « Uxellodunum », dans Mémoires de la Société d’Émulation du Département du Doubs, Imprimerie de Dodivers et Ce, Besançon, 1859, 3e série, volume III, 1858, pp. 583-619 sur Gallica. Tiré à part chez le même imprimeur et la même année, (BNF 36431263).
- La Vérité sur Alise-Sainte-Reine, lettre à M. Alphonse Delacroix, Garnier frères, Libraires éditeurs, Paris, 1861, lire en ligne sur la base de données et banque d'images Arachné de l'Institut archéologique allemand (DAI), (BNF 30102529).
- « Note sur la fouille d'un tumulus au Puy-d'Ussolud (Uxellodunum) », dans Mémoires de la Société d’Émulation du Département du Doubs, séance du , Imprimerie de Dodivers et Ce, Besançon, 1862, 3e série, volume VI, 1861, pp. 1-2 sur Gallica. Tiré à part chez le même imprimeur, 1863, (BNF 30102527).
- « Chemins, habitations et oppidum de la Gaule au temps de César », dans Mémoires de la Société d’Émulation du Département du Doubs, séances des et , Imprimerie de Dodivers et Ce, Besançon, 1864, 3e série, volume VII, 1862, pp. 121-408 sur Gallica. Tiré à part, Didier et Cie Libraires éditeurs, Paris, 1864, lire en ligne sur le site des Collections patrimoniales numérisées de l'Université Bordeaux Montaigne, (BNF 30102524).
- Histoire de la civilisation celtique, Librairie A. Franck, Paris, 1865, lire en ligne sur Google Livres, (BNF 30102526).
- « Forges antiques dans le Jura », dans Mémoires de la Société d’Émulation du Département du Doubs, Séance publique du , Imprimerie de Dodivers et Ce, Besançon, 1867, 4e série, volume II, 1866, pp. 441-450 sur Gallica
- « Formes et dimensions des camps romains au temps de César », dans Mémoires de la Société d’Émulation du Département du Doubs, séance du , Imprimerie de Dodivers et Ce, Besançon, 1868, 4e série, volume III, 1867, pp. 43-46 sur Gallica
- (Avec la collaboration de Philibert Lalande, 1838-1925) « Encore un mot sur Roche-de-Vic », dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Marcel Roche Imprimeur, Brive, 1894, tome XVI, pp. 603-619 sur Gallica.
- « Encore un mot sur Tintignac », dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Marcel Roche Imprimeur, Brive, 1895, tome XVII, pp. 245-268 sur Gallica.
- « La chaise du Diable », dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Marcel Roche Imprimeur, Brive, 1896, tome XVIII, pp. 21-41 sur Gallica.
- « Leodunum, ou le Puy de Vézy, monographie de Collonges (Corrèze) », dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Marcel Roche Imprimeur, Brive, 1896, tome XVIII, première partie : pp. 247-450 sur Gallica, deuxième partie : pp. 529-594 sur Gallica. Tiré à part, Marcel Roche Imprimeur, Brive, 1896, (BNF 34119515). Reproduction en fac-similé, Le Livre d'histoire, Paris 2011, (BNF 42528204).
- La dame verte, légende collongeoise, Imprimerie de Bonnélye et Raynaud, Brive, 1899, (BNF 30102525). Semble être paru primitivement dans L'Indépendant [de la Corrèze ?], 1899.
Références
- Shenandoah Davis, « Collonges-la-Rouge, Meyssac : le colonel Jean-Pierre Bial »
- ↑ Shenandoah Davis, « COLLONGES-LA-ROUGE - MEYSSAC (19) - COLONEL JEAN-PIERRE BIAL (1773 - 1859) », sur La Maraîchine Normande (consulté le )
- Nicolas Lemaitre, « BIAL DE BELLERADE Pierre Paul François Antoine », sur cths.fr, École des chartes, (consulté le )
- ↑ « Recherches sur l'oppidum du Puy d'Issolud réalisées par Paul Bial (1858-1859) », uxellodunum.com, (lire en ligne [PDF])
Liens externes
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