Paul Boulet (1894-1982)

Paul Boulet
Fonctions
Député français

(5 ans et 22 jours)
Élection 2 juin 1946
Réélection 10 novembre 1946
Circonscription Hérault
Législature IIe constituante
Ire (Quatrième République)
Groupe politique MRP

(5 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 3 mai 1936
Circonscription Hérault
Législature XVIe (Troisième République)
Groupe politique GI
Prédécesseur Henri de Rodez-Bénavent
Successeur Circonscription supprimée
Maire de Montpellier

(7 ans, 11 mois et 17 jours)
Prédécesseur Paul Rimbaud
Émile Martin (Intérim)
Successeur Jean Zuccarelli

(2 ans, 6 mois et 1 jour)
Prédécesseur Albert Billod
Successeur Jean Zuccarelli
Conseiller général de l'Hérault

(6 ans)
Circonscription Canton de Saint-Martin-de-Londres
Successeur André Vialla
Biographie
Nom de naissance Paul Marie Maurice Boulet
Date de naissance
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône, France)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Montpellier (Hérault, France)
Nationalité Française
Parti politique LJR (jusqu'en 1945)
MRP (1945-1950)
Diplômé de Faculté de médecine de Montpellier
Religion Catholicisme
Résidence Hérault

Image illustrative de l’article Paul Boulet (1894-1982)
Maires de Montpellier

Paul Boulet, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort le à Montpellier (Hérault), est un médecin, universitaire et un homme politique français.

Biographie

Étudiant en médecine, Paul Boulet est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale et sert comme brancardier. Blessé au combat en 1916, il est fait prisonnier et ne rentre en France qu'en 1919.

C'est pendant la guerre qu'il rencontre l'abbé Basch (1863-1944), un ancien du Sillon, qui le sensibilise au catholicisme social. En 1919, il devient président de l'Association catholique de la jeunesse française, tout en reprenant ses études qui le conduisent à l'agrégation de médecine, qu'il obtient en 1926. Il devient par la suite professeur à la faculté de médecine de Montpellier.

Après son départ de la présidence de l'ACJF, en 1929, il intervient peu dans la vie publique et se consacre à ses activités professionnelles, mais participe à la création d'un comité de vigilance antifasciste à Montpellier.

En 1934, il est à l'origine de la création d'un groupe local de la Jeune république et, l'année suivante, est élu maire de Montpellier sur une liste d'union de la gauche. Dans la foulée, il est élu conseiller général du canton de Saint-Martin-de-Londres.

En 1936, il est élu député (Parti de la jeune République) de l'Hérault avec le soutien, au second tour, des partis du Front populaire.

L'année suivante, cependant, il doit faire face à d'importantes dissensions au sein du conseil municipal de Montpellier, qui le conduisent à la démission. Il défend pendant cette période l'unité du Front populaire, ainsi que le soutien aux républicains espagnols.

En 1938, il prend des responsabilités locales au sein du secours populaire, ce qui lui vaudra d'être suspecté de « crypto-communisme ».

Bien qu'engagé volontaire dès le déclenchement de la guerre, affecté comme médecin-commandant, il peut participer à la séance qui débat des pleins pouvoirs que sollicite Pétain, le , et fait partie des 80 parlementaires votant contre.

Sans être impliqué dans la Résistance, Paul Boulet ne renie pendant l'occupation rien de ses engagements. Il participe à la renaissance de la Jeune République, est membre du bureau du Mouvement de libération nationale et siège, à partir du , au sein de l'assemblée consultative provisoire.

Réélu maire de Montpellier en 1945, puis en 1947, réélu conseiller général dans son canton en 1945, il mène une liste Jeune république pour l'élection à la première assemblée constituante, en , mais n'est pas élu. Il rejoint, l'année suivante, la liste du Mouvement républicain populaire, menée par Paul Coste-Floret, et est élu. Il le sera de nouveau quelques mois plus tard, pour la première législature de l'assemblée nationale.

Au sein de l'assemblée, il occupe les fonctions de vice président de la commission de la famille et rapporte le projet de convention pour la création de l'OMS. Il tente aussi, en 1947, de faire adopter une amnistie générale et l'abolition de la peine de mort, en vain.

Son refus, par pacifisme, du pacte atlantique lui vaut, en 1950, d'être exclu du MRP. L'année suivante, il ne se représente pas aux cantonales, et mène sans succès une liste de gauche indépendante pour les législatives. Il perd, en 1953, la mairie de Montpellier et siège comme conseiller municipal d'opposition jusqu'en 1965.

Pendant cette période, il s'engage dans les combats de la gauche pacifiste : opposé au réarmement allemand, à la CED, puis à la guerre du Viêt-Nam.

De nouveau candidat aux législatives de 1956, sa liste obtient à peine 3 % des voix. Opposé au retour du général de Gaulle en 1958, il tente l'année suivante de reprendre la mairie de Montpellier et son canton de Saint-Martin-de-Londres, toujours en vain.

Après 1965, il s'éloigne de la vie politique tout en continuant de manifester ses opinions de gauche. En 1977, il apporte son soutien à Georges Frêche qui emporte la mairie à la tête d'une liste d'union de la gauche[1].

Distinctions

Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire en 1920, il est fait officier, au même titre en 1944)[2],[3].
Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre - (croix de guerre avec cinq citations).
Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre -.

Publications

(Classée par années de publication, seules sont indiquées les parutions mentionnées comme « ouvrages » par le Sudoc)[4].

En collaboration
  • Auguste Loubatières, Jacques Mirouze, Christiane Fruteau de Laclos et Pierre Bouyard, Essai thérapeutique du diabète sucré humain à l'aide de trois dérivés sulfamidés hypoglycémiants et anti-diabétiques dérivés du para-amino-benzène-sulfamido-thiodiazol (isopropyl, isobutyl, tertiobutyl) : À propos de 100 cas, s.l., la Revue Le Diabète, , 4 p. (SUDOC 126644268).
  • Jacques Mirouze et Paul Barjon, Cancer thyroïdien découvert chez deux grandes basedowiennes apparemment guéries par antithyroïdiens, s.l., s.n., , 9 p., in-8o (SUDOC 126643970) — Extrait des Annales d'Endocrinologie, 1953, t. 14, no 5.
  • Jacques Mirouze, Les ostéoses diabétiques, s.l., s.n., , 4 p. (SUDOC 126640777) — Extrait de : Le Diabète, 1954, no 5, pp. 155-159.
  • Jacques Mirouze, Traitement des lipodystrophies insuliniques, s.l., s.n., , 3 p. (SUDOC 126640807) — Extrait de : Le Diabète, 1954, no 6, pp. 195-198.
  • Jacques Mirouze, Les ostéo-arthroses diffuses des diabétiques, s.l., s.n., , in-4° (SUDOC 126640874) — Extrait de La Semaine des Hôpitaux, 1954, no 38.
  • Jacques Mirouze, Les perturbations hydro-ioniques de l'intoxication phalloïdienne, s.l., s.n., , 14 p., in-8o (SUDOC 126640904) — Extrait du Journal d'Urologie, 1954, t. 60, no 5.
  • Jacques Mirouze, Les spoliations hydro-ioniques de l'intoxication phalloïdienne, s.l., s.n., , 16 p., in-12° (SUDOC 126641226) — Extrait de La Presse Médicale, 1954, no 47, pp. 998-1001.
  • Jacques Mirouze et Christiane Fruteau de Laclos, L'association insuline-hyaluronidase dans le traitement du diabète : Son intérêt dans les insulino-résistances d'origine périphérique et les lipodystrophies insuliniques, s.l., s.n., , 4 p., in-12° (SUDOC 126644047) — Extrait de La Presse Médicale, 1954, no 35, p. 748.
  • Henri Serre (1911-1999) et Jacques Mirouze, Le rachis diabétique, s.l., s.n., , 19 p., in-4° (SUDOC 126644136) — Extrait de La Semaine des Hôpitaux, 1954, no 38.
  • Jacques Mirouze et Michel Pélissier (1933-2008), Le pied diabétique, Paris, L'Expansion Scientifique Française, , 14 p., in-4° (SUDOC 126644160) — Extrait de La Semaine des Hôpitaux, 1954, no 38.
  • Jacques Mirouze, Le crâne diabétique, Paris, L'Expansion Scientifique Française, , 6 p., in-4° (SUDOC 126644195) — Extrait de La Semaine des Hôpitaux, 1954, no 38.
  • Henri Serre, Jacques Mirouze, Michel Pélissier, Paul Barjon et al., Intérêt de la dissection tomographique osseuse dans les spondylopathies radiologiquement muettes, s.l., s.n., , 5 p., in-4° (SUDOC 12664411X) — Extrait du Journal de Radiologie, 1955, t. 36, no 1-2, pp. 99-103.
  • Jacques Mirouze, Étude comparative de l'action hyperglycémiante de l'A.C.T.H. par voies musculaire et veineuse, s.l., s.n., , 5 p. (SUDOC 121108791) — Extrait de la revue Le Diabète, 1956, no 1, pp. 56-61.
  • Jacques Mirouze et F. Duntze, Vomissements acétonuriques au cours d'un diabète non acidosique, s.l., s.n., , 2 p. (SUDOC 126644020) — Extrait de la revue Le Diabète, 1956, no 1, pp. 73-74.
  • Jacques Mirouze, Paul Barjon et Y. Schmouker, Aggravation d'un diabète sucré après adénomectomie hypophysaire au cours d'une acromégalie tumorale, s.l., s.n., , 4 p. (SUDOC 126644012) — Extrait de la revue Le Diabète, 1960, no 2, pp. 69-73.

Notes et références

  1. Michel Pieyre, « 10 ans de la mort de Georges Frêche : le 20 mars 1977, la ville bascule » Accès limité, sur Midi libre, (consulté le ).
  2. « Cérémonie en l'honneur des 80 parlementaires ayant refusé de voter, le 10 juillet 1940, la loi constitutionnelle donnant tout pouvoir au Maréchal Pétain : Paul Boulet », sur Assemblée nationale (consulté le ).
  3. Élisa Lauret, « Les maires de Montpellier, de Chazot à Zuccarelli » [PDF], sur Bulletin historique de la ville de Montpellier (d) (ISSN 0758-332X), no 16, , p. 6-10 (version du sur Internet Archive).
  4. « Publications liées à Paul Boulet (docteur en médecine), 18 résultats », sur Sudoc (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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