Paul Desarps

Paul Desarps
Fonctions
Maire de Tilh

(14 ans et 4 mois)
Élection Mai 1925
Réélection Mai 1929
Mai 1935
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tilh (Landes)
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Tilh (Landes)
Nationalité Française
Parti politique PC-SFIC
Profession Boulanger

Paul Desarps, né le à Tilh (Landes) et mort le dans la même commune, est un militant communiste français.

Boulanger membre du Parti communiste-SFIC, il est maire de Tilh de 1925 à 1939, faisant du village le deuxième bastion communiste du département après Tarnos.

Biographie

Paul Desarps naît le à Tilh, village du sud des Landes. Il est le fils de Jean Desarps, boulanger, et de son épouse Jeanne-Antoinette[1]. Boulanger, il adhère au Parti communiste. Il milite au sein des comités de défense paysanne (notamment le comité Alnet) et du comité antifasciste de Tilh dont il est le secrétaire[2],[3].

Lors des élections municipales de mai 1925, il mène une « liste d’union des travailleurs » principalement composée de métayers. Le préfet des Landes la décrit comme « socialiste agraire , contrairement à l'appellation de communiste généralement donnée dans ce pays aux métayers qui cherchent à conquérir la propriété de leur instrument de travail, la terre ». Dessarps l'emporte face au « conservatisme social » et est élu maire de Tilh[2],[3].

Il déclare que « la municipalité de Tilh est fille des mouvements agraires de 1920 et a eu pour parrains quarante gendarmes. Les exploités des champs, vaincus sur le terrain syndical, s’assurent cinq ans plus tard une revanche sur le terrain politique en chassant de la mairie les exploiteurs, en délogeant la bourgeoisie locale des positions qu’elle occupait de tout temps ». Elle devient le deuxième bastion communiste du département après Tarnos[a],[2],[3].

Il est réélu sans difficulté en mai 1929 et en mai 1935 avec liste du bloc ouvrier et paysan « sous l’angle de la politique une composition homogène qu’il est difficile de réaliser dans des localités de faible importance ; mais sa caractéristique est qu’elle est constituée uniquement de candidats appartenant à la classe ouvrière : métayers, petits propriétaires, artisans, petits commerçants […] qui ont la ferme volonté d’opposer un obstacle aux forces de réaction et de fascisme ». Rédacteur dans L'étincelle, il y écrit en 1935 « notre politique s’inspire de la formule classe contre classe »[b]. Il rédige un bulletin municipal intitulé La citadelle ouvrière et paysanne[c],[2],[3].

Lors des élections cantonales d'octobre 1934, il est candidat dans le canton de Pouillon pour le conseil d'arrondissement de Dax. Il reçoit 847 voix (30 %). En , il obtient 811 voix (28%) dans le même canton, cette fois pour le conseil général. En , après la signature du pacte germano-soviétique, il est suspendu de son mandat puis révoqué. Il meurt le à Tilh[2],[3].

Notes et références

Notes

  1. Ville industrielle de la banlieue de Bayonne, communiste depuis 1920.
  2. L'Étincelle des Pyrénées et des Landes, organe bimensuel du Bloc ouvrier-paysan, puis organe régional du Parti communiste (ISSN 2127-5203).
  3. Imprimée à Dax, paraissant au moins à partir de 1936 (ISSN 2123-9169).

Références

  1. Registres de naissance, mariage et décès, Tilh, Archives départementales des Landes, 1850-1889 (lire en ligne).
  2. Mémoire des Landes 1991, p. 106.
  3. Jean-Claude Paul-Déjean, « Desarps, Paul », Le Maitron,‎ (lire en ligne).

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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