Paul Griveaud

Paul Griveaud
Paul Griveaud vers 1900.
Biographie
Naissance
Décès
(à 62 ans)
Nantes
Nationalité
française
Activité
Autres informations
Parti politique
Membre de

Paul Griveaud, né le à Charolles (Saône-et-Loire) et mort le à Nantes, est un architecte, industriel et homme politique radical-socialiste français.

Il est maire de Chantenay-sur-Loire de 1900 à 1908 avant l'annexion de la commune par la ville de Nantes.

Biographie

Formation et débuts comme ingénieur

Né en 1847 à Charolles et fils d'un commerçant aisé d'opinions républicaines emprisonné après le coup d'état du 2 décembre 1851, Paul Griveaud commence sa vie comme apprenti-orfèvre tout en suivant en parallèle des études d'Ingénieur-architecte. Quelques années plus tard, il est embauché par la société des Batignolles en Belgique puis participe à la guerre franco-prussienne de 1870 et se distingue au combat. De retour à la vie civile en 1873, il continue de travailler en Belgique puis part pendant un temps en Roumanie[1] où il contracte le typhus[2]. Obligé de rentrer en France pour se faire soigner, il travaille dans un premier temps aux mines de Montjean, à partir de 1876, puis entre comme contremaître aux Ponts et Chaussées chargé du chantier du canal de la Basse-Loire à partir de 1883, même année où il entre dans la Franc-maçonnerie à la loge « Paix et Union » ()[1].

Les premiers combats pour la laïcité et la République

En 1885, il intègre les services de la préfecture puis ouvre un cabinet d'architecte à Chantenay-sur-Loire. C'est à cette période qu'il se passionne pour les questions de laïcité notamment dans le domaine de l'école. La même année, entre février et mars, il va être au centre de « l'affaire de Frossay » : c'est dans le début de l'année que la laïcisation de l'école communale de Frossay va être appliquée par le remplacement des prêtres par des instituteurs du noms Guihard. Cependant, les notables catholiques et les habitants vont entamer une campagne d'ostracisation pour les empêcher d'enseigner[3],[4]. Paul Griveaud va alors les défendre et gagner la bataille mais perdra en conséquence son emploi à la préfecture en mars[1].

Quelques mois plus tard, il déménage pour s'installer à Chantenay au 15, boulevard Pasteur puis est nommé chef du bureau de la préfecture. Par la suite, il adhère au Comité républicain et entame l’établissement de relations étroites avec les principales figures du radicalisme et même du socialisme nantais. Sa passion pour l’école laïque l’amène au même moment à participer à la fondation de la Ligue de l'enseignement au niveau départemental où il retrouve l’instituteur Guihard qui en devient le secrétaire. En 1892, il se présente sans succès aux élections municipale de Chantenay et quitte la même année sa loge maçonnique pour refonder la loge « Mars et les Arts », disparue depuis 1873 avec la mort de Ange Guépin, dont il devient le vénérable[1].

Hommage

Plaque de la Rue Paul Griveaud, Nantes.

Un nom de rue porte son nom à Nantes dans le quartier de Chantenay.

Notes et références

  1. Nathalie Barré, Elisabeth Guillaume, Véronique Guitton, Florence Leclercq, « Le Chantenay de Griveaud », sur Archives municipales de Nantes
  2. ↑ Jean Guiffan, « Paul Griveaud (1847-1909) », sur Nantes patrimonial,
  3. ↑ « La terreur cléricale », La Petite Gironde,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  4. ↑ « Revue politique : Nos bons réactionnaires. Ce qu'ils feraient si ils étaient les maîtres », L'Avenir de la Mayenne,‎ , p. 1 (lire en ligne)

Sources

  • Nathalie Barré, Elisabeth Guillaume, Véronique Guitton, Florence Leclercq, Le Chantenay de Griveaud, Archives municipales de Nantes, Centre d’Edition de la ville de Nantes
  • Jean Guiffan, Paul Griveaud (1847-1909), Nantes patrimonial, 2018
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