Paul Méricamp

Paul Étienne Méricamp, né le à Bizanos et mort le à Paris 12e[1], fut président de la Fédération française d’athlétisme de 1937 à 1942, puis de 1944 à 1953[2].

Biographie

Paul Méricamp commence très jeune sa carrière de dirigeant sportif : secrétaire de l'association scolaire du lycée Henri-IV en 1904, créateur et secrétaire du Paris-Olympique en 1905, secrétaire de l'U.A.I. en 1908. Il est membre de la commission de course à pied de l'Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques en 1910.

Il entre comme employé au Comptoir national d'escompte de Paris[3].

De 1920 à 1926, puis de 1927 à 1932, il est secrétaire général de la F.F.A.

Lors des Jeux olympiques d'été de 1928 à Amsterdam, les athlètes français, conduits par Paul Méricamp, secrétaire général de la Fédération française d'athlétisme, souhaitent reconnaître les installations du stade olympique ; le gardien du stade leur en interdit l'entrée alors que, quelques minutes plus tôt, il a ouvert les portes à un groupe que Paul Méricamp soupçonne être la délégation allemande. Les choses s'enveniment et le planton porte la main au visage de Paul Méricamp ; bagarres et bousculades s'ensuivent... Le capitaine George Van Rossem, secrétaire général du comité d'organisation des Jeux, présente rapidement des excuses. Mais, le lendemain, un des bus qui conduisent les sportifs français au stade olympique pour le défilé inaugural de la cérémonie d'ouverture se voit refuser l'entrée, faute d'un laissez-passer officiel. L'incident prend des proportions démesurées : les Français ne participent pas à la cérémonie, et les ministères des Affaires étrangères français et néerlandais doivent intervenir pour éviter l'incident diplomatique[4],[5],[6],[7].

En 1932, Méricamp fait l'objet d'attaques virulentes lors de la disqualification définitive de Jules Ladoumègue pour amateurisme marron[8],[9].

En 1932, il est élu vice-président et en1937, il prend la succession du président Genet[10],[11]. Il abandonne ce poste en 1942, pour le reprendre en 1944[2],[12]. Il est membre de la F.I.A.A. en 1938, président de la commission féminine internationale en 1946, président de la commission Europe en 1946, membre du conseil supérieur de l'Education nationale.

Il représente la F.F.A au Comité National des Sports, vice-président du Comité Olympique Français jusqu'en 1952[13].

Vers 60 ans, il prend sa retraite de sous-directeur et fondé de pouvoirs de la banque où il a fait une brillante carrière[3].

En , il démissionne suite à la déroule de l'équipe de France devant celle de Finlande à Helsinki et les violentes critiques dans la presse qui ont suivi[2],[14],[15],[16],[3]. Il conserve ses fonctions de membre du Comité fédéral.

Distinctions

Hommage

Mémorial Paul Méricamp, concours international d'athlétisme en 1966 à Charlétty[18], 67 au stade Jean Bouin, 68 , 69, 70, 71[19], et 1972[20].

Notes et références

  1. Archives Nationales, « Recherche - Base de données Léonore » [archive du ], sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  2. « La démission de M. Paul Méricamp traduit la crise de l'athlétisme français », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  3. « Radar : le tour du monde en 150 images », sur Gallica, (consulté le )
  4. « L'Auto », sur Gallica, (consulté le )
  5. « Excelsior », sur Gallica, (consulté le )
  6. Robert Parentié, La Fabuleuse histoire des Jeux Olympiques, Genève : Editions Minerva, (ISBN 978-2-8307-0583-6, lire en ligne)
  7. (en) Encyclopedia of the modern Olympic movement, Westport, Conn. : Greenwood Press, (ISBN 978-0-313-32278-5 et 978-0-275-97659-0, lire en ligne)
  8. Daniel Amson, Jean-Gaston Moore et Charles Amson, Les grands procès, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Questions judiciaires », , 456 p. (ISBN 9782130558309, lire en ligne Accès payant), « Ladoumègue, ou le procès de l'amateurisme », p. 418-425.
  9. « Excelsio », sur Gallica, (consulté le )
  10. « Excelsior », sur Gallica, (consulté le )
  11. « Le Miroir des sports », sur Gallica, (consulté le )
  12. « France-soir », sur Gallica, (consulté le )
  13. « L'Équipe », sur Gallica, (consulté le )
  14. « But-Club et le Miroir des sports », sur Gallica, (consulté le )
  15. « L'Équipe », sur Gallica, (consulté le )
  16. « But-Club et le Miroir des sports », sur Gallica, (consulté le )
  17. « France-soir », sur Gallica, (consulté le )
  18. « Les Allemands de l'Est qui devaient participer au Mémorial Méricamp n'ont pu entrer en France », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  19. « Sport et plein air », sur Gallica, (consulté le )
  20. « QUELQUES RECORDS AU MÉMORIAL MÉRICAMP Les performances françaises n'en restent pas moins modestes dans le contexte international », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )

Liens externes

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