Paul Mieille
| Naissance | |
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| Décès |
(à 74 ans) Tarbes |
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| Père |
Pascal Barthélémy Mieille (d) |
| Mère |
Fortunée Lucie Peyron (d) |
| Fratrie |
Marie Louise Mieille (d) |
| Conjoint |
Anne Marie Barnes (d) |
Paul Mieille, né en 1859 à Thorame-Haute et mort en 1933 à Tarbes, est un pédagogue français, professeur d'anglais dans l'enseignement secondaire, espérantiste et rédacteur en chef d'une revue de tourisme.
Biographie
Né à Thorame-Haute dans les Basses-Alpes, Paul Mieille est le fils d'un instituteur, Pascal Mielle, et d'une couturière, Fortunée Peyron. Il devient professeur d'anglais et enseigne au lycée de Draguignan de 1892 à 1897. En 1890, il épouse Annie Barnes, anglaise, professeur d'anglais au lycée de jeunes filles de Nice. En 1898, Paul Mieille et son épouse s'installent à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées ; ils enseignent l'anglais, lui au lycée Théophile-Gautier, elle au collège de jeunes filles[1].
Paul Mieille contribue à mettre en place et encourager la correspondance entre étudiants et élèves de différents pays, dans un but pédagogique d'apprentissage linguistique[2]. Lors de l'Exposition universelle de Paris en 1900, il rencontre Martin Hartmann (professeur de Leipzig) et William Thomas Stead (journaliste de Londres) sur l'organisation internationale de l'échange de lettres[3],[4].
Paul Mieille s'implique dans le développement touristique de la région ; délégué du Touring club de France à Tarbes et secrétaire général du Syndicat d'initiatives de Tarbes et des Hautes-Pyrénées[1], il devient en 1905 rédacteur en chef de la revue Pyrénées & Océan qu'il contribue à fonder avec Eugène Capdebarthe. Bilingue (anglais, français), la revue promeut le tourisme dans la région[5] ; dans l'éditorial du numéro 1494, en 1931, il écrit « Parler tourisme, c’est parler progrès et les associer c’est faire du bon bisness »[6]. Ami du pyrénéiste Henry Russell, il lui consacre le numéro complet de et publie en 1930 un choix de ses textes sous le titre Le Russell de la jeunesse[7]. Il encourage le scoutisme dans les Pyrénées. En 1932, la « Meute de loups de Tarbes » prend le nom « Meute Paul Mieille »[1].
La ville de Tarbes nomme une rue à son nom à sa mort[1]. Un monument en son honneur créé par le sculpteur Henri Borde en 1935 est inauguré à Saint-Savin[8] ; il est déplacé en 1936 à Tarbes, dans le parc Bel-Air (quartier de l'Ormeau)[9].
Un fonds d'archives concernant les familles Mieille et Durand-Dastès a été versé aux Archives départementales des Hautes-Pyrénées ; de nombreux documents concernent Paul Mieille[10],[11].
Œuvres
- La Correspondance inter-scolaire et les correspondances internationales ; les bureaux d'échanges inter-scolaires, Tarbes, J.-A. Lescamela, 1900, 54 p.
- Conférence sur la Langue Internacionale « L’Espéranto », Tarbes, J.-A. Lescamela, 1902 Lire en ligne sur Wikisource.
- L'Espéranto : sa situation actuelle, son avenir : conférence donnée à l'occasion de la fondation du Groupe d'espéranto de Tarbes, le , , Tarbes, J.-A. Lescamela, 1903 Lire en ligne sur Wikisource ; publiée dans American Esperanto Society, Amerika esperanta kolekto, n° 1, 1904.
- L'Éducacion [sic] pacifique, conférence faite à l'U.P. de Tarbes, Tarbes, J.-A. Lescamela, 1906 Lire en ligne.
- L’Allemand après la guerre. L’anglais et le français, langues internationales, Tarbes, veuve P. Lescamela, 1915, 34 p.
- Lettre ouverte à tous les socialistes de France. La Lutte anti-alcoolique et la frontière du Rhin, Tarbes, veuve P. Lescamela, 1916, 16 p.
- La langue-monde commune ou auxiliaire à travers l'internationalisation de l'anglais et du français dans la société des nations, Tarbes, 1919.
- Pyrénées et Côte Basque, guide touristique illustré des stations thermales, des stations balnéaires et des climats du Sud-Ouest de la France, Paris, Compagnies des chemins de fer d'Orléans et du Midi, [1920].
- Les causes profondes et l'avenir de l'alliance franco-anglaise, 1921.
- Pour le Russell des écoles, projet d'une édition populaire illustrée extraite de la seconde édition des "Souvenirs d'un montagnard" du comte Henry Russell, Tarbes, Imprimerie tarbaise, 1927, 31 p.
- Le Russell de la jeunesse : pages choisies ... extraites des "Souvenirs d'un montagnard", Tarbes, Lesbordes, 1930, 391 p.
- Pages de bibliographie pyrénéenne. 1re série. Suivies de quelques poèmes du front, par Lucien Mieille (1891-1915), mort pour la France, Paris, Champion, 1931, 194 p.
- Tarbes, Hossegor, D. Chabas (collection : Villes du Sud-Ouest, n° 5), 1933, 55 p. Lire en ligne.
Références
- (eo) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espéranto intitulé « Paul Mieille » (voir la liste des auteurs).
- « Fonds d'archives des familles Mieille et Durand-Dastès », sur francearchives.gouv.fr.
- ↑ Pierre Bovet, « Pour que les écoliers s'écrivent », L'Éducateur, no 12, , p. 193-200 (lire en ligne).
- ↑ (de) Christina Randig, « "Entente cordiale par lettres". Ein Projekt der Verständigung zwischen französischen und deutschen Schülern von 1897 bis 1914 », Francia, no 42, , p. 161-183 (lire en ligne).
- ↑ (de) Marlis Schleich, « Die Anfänge des internationalen Schülerbriefwechsel », dans Friederike Klippel, Elisabeth Kolb, Felicitas Sharp (dir.), Schulsprachenpolitik und fremdsprachliche Unterrichtspraxis: Historische, Waxmann, , 138-148 p. (lire en ligne)
- ↑ « Pyrénées et océan », sur bnf.fr.
- ↑ Arnaud Dhermy, De la communauté de savoir à l’inspiration intime : la petite revue de patrimoine, marqueur de nouvelles identités régionales en France sous la IIIe République (thèse de doctorat en histoire), Université Paris sciences et lettres, , p. 36, 55, 396 (lire en ligne).
- ↑ Monique Dollin du Fresnel, Henry Russell (1834-1909) : Une vie pour les Pyrénées, Bordeaux, Éditions Sud Ouest, (ISBN 978-2-87901-924-6), p. 379-385, 402-407.
- ↑ « Statue de Paul Mieille, inauguration à Saint-Savin. 1935 », sur francearchives.gouv.fr.
- ↑ « Patrimoine artistique. Henri Borde », sur patrimoines-lourdes-gavarnie.fr, .
- ↑ « Mieille, Paul, Jules (1859-1933) », sur francearchives.gouv.fr.
- ↑ Marie-Hermine Vigneron, La prise en charge des archives de famille contemporaines au sein des services départementaux d’archives. Un cas des Archives départementales des Hautes-Pyrénées et du fonds 165 J (familles Mieille et Durand-Dastès) (mémoire Master I Information-Documentation), Université Toulouse Jean Jaurès, UFR d’histoire, arts et archéologie, (lire en ligne)
Liens externes
- La tombe de Paul Mieille au cimetière de Tarbes
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