Paul Sacher

Paul Sacher
Biographie
Naissance
Décès
(à 93 ans)
Bâle
Sépulture
Cimetière à Hörnli avec crématorium (d)
Nationalité
Activités
Conjoint
Maja Sacher (en)
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Genre artistique
Distinctions

Paul Sacher, né le à Bâle et mort le dans cette même ville, est un chef d'orchestre et un industriel suisse, connu pour être un grand mécène de la musique classique contemporaine.

Vie personnelle et fortune

Paul Sacher naît à Bâle en 1906. Il épouse en 1934 Maja Hoffmann-Stehlin[1], veuve d'Emanuel Hoffmann, fils de Fritz Hoffmann-La Roche (fondateur de la société pharmaceutique Roche (entreprise)), et devient alors l’un des grands actionnaires de la firme.

En 1996, il était considéré avec sa famille comme le 3e homme le plus riche du monde[2].

Parallèlement à ses activités musicales, il a ainsi joué un rôle important dans la vie économique du pays dont il fut un des plus puissants acteurs. À sa mort, il détenait la plus grande fortune de Suisse et d'Europe[3].

Il est décrit comme réservé, voire austère[4].

Il appréciait aussi beaucoup l'art et côtoyait quelques artistes célèbres comme Jean Tinguely, rencontré par l'intermédiaire de sa femme.

Activités musicales

Fondateur d'institutions

À vingt ans, alors étudiant au conservatoire, il forme l'Orchestre de chambre de Bâle[1]. Il fonde à Bâle en 1933 la Schola Cantorum Basiliensis, destinée à l'étude et l'enseignement de la musique ancienne dans une interprétation historiquement informée[5].

En 1941, Sacher fonde le Collegium Musicum à Zurich[1]. Il dirige ensuite plusieurs centaines de concerts.

Mécène de la création contemporaine

Il est commanditaire de près de trois cents œuvres de musique contemporaine classique dont la Musique pour cordes, percussion et célesta[6] et le Divertimento de Béla Bartók, la Deuxième Symphonie et la Quatrième Symphonie d'Arthur Honegger, le Double concerto pour cordes, piano et timbales de Bohuslav Martinů, la Petite symphonie concertante de Frank Martin ainsi que le Concerto en ré de d'Igor Stravinsky[7].

En 1986, après avoir accumulé les manuscrits musicaux de nombreux compositeurs contemporains, il crée la Fondation Paul Sacher[8], destinée à leur conservation[1].

Le nom de Sacher

Mstislav Rostropovitch commanda en 1976 un cycle de douze œuvres pour violoncelle à douze compositeurs différents ayant pour thème le « nom » de S-A-C-H-E-R, mi - la - do - si - mi - (selon le principe de la désignation anglo-saxonne des notes de musique en lettres), en hommage à Paul Sacher.

Motif musical « SACHER ».
Compositeur Œuvre
Alberto Ginastera Puneña no 2, op. 45
Wolfgang Fortner Zum Spielen für den 70. Geburtstag : Thema und Variationen für Violoncello Solo
Hans Werner Henze Capriccio
Conrad Beck Für Paul Sacher : Drei Epigramme für Violoncello solo
Henri Dutilleux Trois Strophes sur le nom de Sacher, pour violoncelle seul
Witold Lutosławski Sacher-Variationen
Luciano Berio Les Mots sont allés
Cristóbal Halffter Variationen über das Thema eSACHERe
Benjamin Britten Tema « Sacher »
Klaus Huber Transpositio ad infinitum, für ein virtuoses Solocello
Heinz Holliger Chaconne, für Violoncello Solo
Pierre Boulez Messagesquisse, pour 7 violoncelles

Film portant sur Paul Sacher

  • Paul Sacher, la musique d'un siècle (1987), d'Olivier Mille et Guy Mousset[9].
  • Paul Sacher, portrait du mécène en musicien (2001), film documentaire de Edna Politi.

Notes et références

Liens externes

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