Paul Sordes

Paul Sordes
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Paul Sordes (Paris, - Paris, ) est un artiste peintre, pianiste et scénographe français.

Biographie

Paul Auguste Octave Sordes est né le dans le 9e arrondissement de Paris. Il a un frère, Charles. Les frères Sordes vont vivre une partie de leur vie dans un appartement situé dans l'immeuble dit Villa du Phénix au 39 rue Dulong[1].

Pianiste accompli[2], Paul expose des dessins, des pastels et des aquarelles aux Salon des indépendants[3], peut-être avant 1902. Il y noue une relation d'amitié avec Tristan Klingsor, lequel admire son travail et dit de lui qu'il est « une sorte de Ravel de la palette »[4].

C'est également vers cette époque qu'il participe aux réunions du cercle des Apaches, regroupant des musiciens, des écrivains et des plasticiens ; les premières réunions, de 1902 à 1904, ont lieu rue Dulong ou chez Klingsor, au 31 de la rue du Parc-de-Montsouris. Ce fut la création de Pelléas et Mélisande de Claude Debussy le 30 avril 1902 qui servit de détonateur et de prétexte à réunir ces jeunes gens venus d'horizons différents[5].

Le musicien Maurice Ravel devient un intime de Paul Sordes, et lui dédie entre autres la troisième pièce, « Une barque sur l'océan », de Miroirs[6]. D'autres réunions des Apaches eurent lieu soit chez Maurice Delage, qui lui dédie la mélodie Intermezzo, soit chez Florent Schmitt et cessèrent après 1914.

Lors de son mariage, le , parmi les témoins figuraient trois Apaches Michel Dimitri Calvocoressi, Maurice Delage et Charles Sordes.

Réunion chez Florent Schmitt en 1910 : Sordes est au dernier rang à gauche, à côté de Schmitt et Fargue. Au 1er rang, assis à gauche, Ravel.

Fin 1907, il cofonde la Société d'art français, où l'on compte Klingsor, Antoine Bourdelle, Paul Deltombe, Gaston Prunier, Émile Roustan, Ardenne de Tizac ; leur première exposition se tient au Cercle de la librairie, en [7].

En tant que scénographe, Sordes travailla aux côtés de Georges Mouveau. Dans les années 1920, Sordes expose avec les membres de la société artistique La Croûte[8].

Paul Sordes meurt le dans le 14e arrondissement de Paris.

Bibliographie

  • Alain Cambon, Dessins de décors de théâtre, de ballets d'architecture et d'ingénieurs.... Catalogue n°13, Paris, Librairie-Galerie Alain Cambon, (BNF 42106430)
    Catalogue richement illustré d'œuvres artistiques de Paul Sordes provenant de son atelier
  • Manuel Cornejo, « La première rencontre de Maurice Ravel et Léon-Paul Fargue chez Paul Sordes », Ludions, no 15,‎ , p. 109-121 (ISSN 1621-4714)
  • Maurice Ravel, L'intégrale : Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens : édition établie, présentée et annotée par Manuel Cornejo, Paris, Le Passeur Éditeur, , 1769 p. (ISBN 978-2-36890-577-7 et 2-36890-577-4, BNF 45607052)
  • Maurice Ravel, Correspondance, écrits et entretiens : édition établie, présentée et annotée par Manuel Cornejo, Paris, Gallimard, coll. « Tel », , 2934 p. (ISBN 9782073111111, BNF 47682301)
    Contient 7 correspondances de Maurice Ravel à Paul Sordes (1903-1911), 2 correspondances de Paul Sordes à Maurice Ravel (21 août 1905 et 24 août 1915), 1 correspondance de Maurice Ravel à la belle-sœur de Paul Sordes -Marguerite Sordes née Lapuszewska, épouse de Charles Sordes- du 6 juin 1905 et une quinzaine d'autres correspondances mentionnant Paul Sordes

Notes et références

  1. ↑ Marguerite Sordes, épouse Charles Sordes, 39 rue Dulong, expose en 1903 des broderies au Salon de la SNBA, in: « Fiche exposant SNBA 1903 », base salons du musée d'Orsay.
  2. ↑ « Les peintres modernes et la musique » par Madeleine Portier, in: L'Art musical, 9 décembre 1938, p. 273 — lire sur Gallica.
  3. ↑ La Revue mondaine, 25 janvier 1903, p. 191.
  4. ↑ « Cipa Godebski et les Apaches » par Malou Haine, in: Revue belge de musicologie. Actes du colloque international: Les relations musicales entre Bruxelles et la Pologne 1800-1950, vol. 60, Bruxelles, Belgian Musicological Society, 2006, pp. 221-266 — extrait sur Jstor.
  5. ↑ « Deux entretiens inédits de Tristan Klingsor avec Stéphane Audel à propos de Maurice Ravel (1958) », transcrits, présentés et annotés par Malou Haine, in: Revue musicale de Suisse romande, no 60/2, juin 2007 — lire sur Rmsr.ch
  6. ↑ (en) Arbie Orenstein, Ravel: Man and Musician, New York, Dover Publications, 1991, p. 28 — extraits en ligne.
  7. ↑ Mercure de France, 16 janvier 1908, p. 383.
  8. ↑ Comoedia, 26 décembre 1920, p. 2.

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