Paul Tripier

Paul Tripier
Paul Tripier

Naissance
Valenciennes (Nord)
Décès (à 22 ans)
Radicofani (Italie)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Aspirant
Années de service 19401944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération
Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945

Paul Tripier, né le à Valenciennes et Mort pour la France[1] le à Radicofani, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse et engagement

Paul Tripier naît le à Valenciennes[2]. Après sa scolarité, il décide de s'engager dans l'armée et passe le concours d'entrée à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr au moment où éclate la seconde guerre mondiale[3].

Seconde Guerre mondiale

Le , alors qu'il attend les résultats du concours, il prend connaissance de l'appel du général de Gaulle[4]. Plutôt que de patienter encore quelques jours pour s'assurer une carrière d'officier, il décide immédiatement de se rallier à la France libre[4]. Embarqué à Bayonne le , il parvient à Gibraltar d'où il part pour arriver en Angleterre[4],[5]. Le , il s'engage dans les forces françaises libres et est affecté au bataillon de chasseur stationné à Aldershot puis à Camberley[4]. Après une période de formation et d'entraînement, Paul Tripier est promu caporal en et est envoyé à Brazzaville où il arrive en octobre suivant[4]. Alors qu'il lui est proposé de suivre les cours d'élève-officier, il demande à servir immédiatement dans une unité combattante[4],[5]. Il est donc affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST)[4],[5]. Engagé dans la guerre du désert en Libye après avoir été prmou caporal-chef, il se distingue en tant que chef de pièce anti-aérienne par l'efficacité de ses tirs et obtient une citation à l'ordre de la division[4],[5].

Il se distingue ensuite lors de la campagne de Tunisie, notamment le en coupant la retraite d'une colonne allemande sur le Djebel El Matled, puis le en s'emparant d'une mitrailleuse ennemie sur le Djebel Garci après avoir éliminé ses trois servants[4]. Promu sergent à l'issue de cette campagne, il est affecté au groupe nomade du Borkou du RTST jusqu'en puis est promu aspirant[4]. En , lorsque les cadres européens du RTST sont sélectionnés pour former le noyau du nouveau Régiment de marche du Tchad, Paul Tripier préfére rester avec ses hommes africains et est muté au bataillon de marche no 24 de la 1re division française libre[4],[5]. Il stationne un an en Tunisie avec son unité puis débarque près de Naples en pour participer à la campagne d'Italie[4]. Après avoir pris part à la bataille du Garigliano, il est engagé dans les combats autour de Radicofani[4],[5].

Le sur les pentes du Poggio Crispino, dans le hameau de Fonte Vetriana près de Radicofani, Paul Tripier est tué par des éclats d'obus qui le touchent à la poitrine[4],[5]. D'abord inhumé à Rome, il est ensuite rapatrié et ré-inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris[3].

Décorations


Chevalier de l'Ordre
de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération
Par décret du 20 novembre 1944
Médaille militaire
Croix de guerre 1939-1945
Avec une étoile d'argent
Médaille de la Résistance française Croix du combattant volontaire
Avec agrafe "Guerre 1939-1945"
Médaille coloniale
Avec agrafes "Fezzan-Tripolitaine" et "Tunisie"
Médaille commémorative
française de la guerre 1939-1945
Médaille commémorative
de la campagne d'Italie

Références

  1. « Paul Tripier », sur Mémoire des Hommes
  2. « Acte de naissance de Paul Tripier - 3E5739/715 », sur Archives départementales du Nord
  3. « Biographie - Ordre National de la Libération »
  4. Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
  5. Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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