Paul Vichard
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans) 9e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Paul Eugène Vichard |
| Surnom |
Grandjean |
| Nationalité | |
| Activité |
| Organisation |
|---|
Paul Vichard, né le à Saint-Dié-des-Vosges et mort le à Paris 9e, est un journaliste, militant socialiste et communard français.
Biographie
Républicain et communard
Né en à Saint-Dié-des-Vosges, Paul Vichard participe jeune à l'agitation républicaine en manifestant contre le coup d'État du 2 décembre 1851.
Célibataire, il fut, sous l'Empire, directeur de la compagnie générale des assurances agricoles et contre l’incendie de l’arrondissement de Saint-Dié[1]. Durant la guerre de 1870 contre la Prusse, il quitta son emploi et s’engagea en octobre dans un corps franc, puis prit part à la Commune de Paris durant laquelle il se vit confié comme colonel le commandement du fort de Bicêtre[1]. Après la Semaine sanglante, par contumace, le 6e conseil de guerre le condamna, le , à la déportation dans une enceinte fortifiée. Exilé à l'étranger, il fut, le , accusé de malversation par la cour d'assise des Vosges qui le condamna à dix ans de réclusion[1].
Militant de l'Association internationale des travailleurs (AIT)
Par la suite, Vichard intégra l'Association internationale des travailleurs (AIT) dont il fut délégué lors du congrès tenu à La Haye du 2 au ; il représentait, avec Dumont, Lucain, Swarm (Dentraygues), Vilmot et Walter (Van Heddeghem) les sections françaises[1]. Il fit partie de la commission de cinq membres, Cuno (Allemand), Roch Splingard (Belge) et les Français Lucain et Walter, nommée pour enquêter sur l’activité de Bakounine. Il vota avec la majorité pour son exclusion. Après le Congrès, le Conseil fédéral anglais, par déclaration de Hales au Congrès de Londres du , fit savoir que Vichard n’était pas membre de l’Internationale[1].
Après avoir vécu à Londres où il fit le commerce des grains, Vichard s'installa à Bruxelles en où il travailla comme négociant en sucres[1]. Il fut le « compagnon intime de Jules Vallès »[2]. En , il devint rédacteur en chef de La Vie bruxelloise[1]. Il obtint la remise de sa peine en 1879 mais, en , il fut livré par la Belgique aux autorités françaises qui le firent comparaître en décembre devant la cour d’assises de Nancy qui reconnut son innocence[1].
Boulangiste
Après avoir côtoyé le groupe de journaliste affiliés au journal Le Citoyen et la Bataille de Prosper-Olivier Lissagaray (il fut le témoin de Léon Maës lors de son duel avec Émile Massard)[3], il adhère au mouvement boulangiste dont il devient « l'homme fort » à Saint-Dié[4]. Il participe à des meetings notamment avec Charles-Ange Laisant et Georges Laguerre[5].
Il meurt en .
Notes et références
- « VICHARD Paul, Eugène, dit Grandjean », sur Maitron, (consulté le )
- ↑ Marc Vuillemier, « Sur quelques proscrits de la Commune », Le Mouvement social, , p. 81 (lire en ligne)
- ↑ « La situation », Le Cri du Peuple, , p. 1 (lire en ligne)
- ↑ Bertrand Joly, Aux origines du populisme - Histoire du boulangisme (1886-1891), Paris, CNRS éditions, (lire en ligne)
- ↑ « Au pays de Ferry », La Cocarde, , p. 1 (lire en ligne)
Bibliographie
- Bertrand Joly, Aux origines du populisme - Histoire du Boulangisme (1886-1891), Paris, CNRS Éditions, 2022.
Liens externes
- Portail de la politique française
- Portail du socialisme