Paule Muret

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Rien que des mensonges, For This Is My Body, Pour Bonnie |
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Paule Muret est une réalisatrice scénariste et féministe d'origine suisse, née le à Martigny[1]. Pionnière du cinéma suisse, elle est connue comme la réalisatrice de deux longs métrages, Rien que des mensonges (film, 1991) et For This Is My Body, ainsi que pour son rôle d'actrice dans Sauve qui peut (la vie), de Jean-Luc Godard[1].
Biographie
Elle arrive à Lausanne en 1965, milite dans des groupes de gauche et épouse son professeur d'histoire Charles-André Udry. Elle rencontre ensuite Renato Berta avec qui elle vit 20 ans[2].
Diplômée de l'École Cantonale des Beaux-Arts de Lausanne, elle vit à Paris depuis 1982[2].
Pour elle, le féminisme est un combat permanent. Elle milite pour la libération des mœurs, pour la liberté de chacune et chacun. Tout en précisant qu'elle n'a aucun porc à balancer, car elle n'a rencontré que des gens formidables au cinéma[2].
Contemporaine des réalisatrices de films Christine Pascal et Patricia Moraz. Elles se soutiennent et se conseillent dans la réalisation de leurs films[2].
Réalisations
Paule Muret a réalisé un premier long métrage Rien que des mensonges, avec Fanny Ardant, Alain Bashung et Jacques Perrin, présenté en compétition officielle au Festival de Berlin en 1992[3],[4],[5]. Elle est présentée comme pionnière du cinéma suisse, sur la page de ce film, sur le site de la cinémathèque suisse[3].
Tour à tour scénariste, assistante réalisateur, assistante chef opérateur, décoratrice, costumière, elle enchaîne clip et courts métrages : Madame Rêve (Alain Bashung)[6], De ce Côté du Paradis[1], vidéo, avec Antoine Flahault et Jonathan Muret, Pour Bonnie[1], court métrage dédié à la fille de Rhett Butler et de Scarlett O'Hara, avec Jean-Pierre Léaud (sélectionné aux festivals de Lille, Oberhausen et Bilbao), Lettre d'Amour[1], sketch de On se dépêche d'en rire, avec Carole Bouquet et Franci Camus, Quelque chose de lui, vidéo, avec Alain Bashung, Quelque chose d'elle, vidéo, avec Fanny Ardant.
En 2015, elle réalise un nouveau long-métrage, en langue anglaise, For This Is My Body, avec une rock-star britannique, Carl Barât, co-leader de The Libertines[7],[8],[9],[10],[11], sélectionné aux Festivals de Genève (GIFF) et de Mannheim-Heidelberg[12].
Filmographie
En tant que réalisatrice
Longs métrages
- 1991 : Rien que des Mensonges avec Fanny Ardant, Alain Bashung et Jacques Perrin[1]
- 2015 : For This Is My Body avec Carl Barât et Audrey Bastien[1]
Courts métrages
- 1981 : De ce Côté du Paradis avec Antoine Flahault et Jonathan Muret[1]
- 1982 : Pour Bonnie avec Jean-Pierre Léaud et Claudia Ribi[1]
- 1988 : Lettre d'Amour sketch, avec Carole Bouquet et Franci Camus[1]
Clip
- 1992 : Madame Rêve de Alain Bashung [6]
Autres activités
Actrice
- 1980 : Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard (ex-femme de Paul)[1]
Art director
- 1975 : Le Grand Soir de Francis Reusser[1]
Assistante caméra
- 1976 : Der Gehülfe de Thomas Koerfer[1]
- 1976 : Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000 de Alain Tanner[1]
Assistante-réalisation
- 1977 : Les Indiens sont encore loin de Patricia Moraz[1]
- 1978 : Horizonville de Alain Klarer[1]
Notes et références
- Philippe Rège, Encyclopedia of French Film Directors, Bloomsbury Publishing PLC, (ISBN 978-0-8108-6939-4, lire en ligne), p. 759-760
- François Barras, « Féministe amoureuse des mecs, Paule Muret n’a pas de porc à balancer »
, sur 24 heures, (consulté le )
- « Rien que des mensonges », sur Cinémathèque Suisse (consulté le )
- ↑ « Fanny Ardant raconte « Rien que des mensonges » », sur La Tribune, (consulté le )
- ↑ « Wayback Machine » [archive du ], sur www.cinematheque.ch (consulté le )
- Pierre Mikailoff, Bashung, vertige de la vie, Archipoche, (ISBN 978-2-35287-615-1, lire en ligne), p. 214
- ↑ Catherine Schwaab, « For this is my body - la critique », sur parismatch.com, (consulté le )
- ↑ « "For This Is My Body", de Paule Muret | RTS », sur rts.ch, (consulté le )
- ↑ Thomas Sotinel, « « For This Is My Body » : le rock victime de l’érosion du temps », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Antoine Duplan, « «For This Is My Body»: l’ange et l’épouvantail - Le Temps », www.letemps.ch, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Fanny Ardant, une icône au rire juvénile - Le Temps », www.letemps.ch, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « For This Is My Body », sur swissfilms (consulté le )
Liens externes
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