Pavillon de Monaco (1884)

| Type |
Pavillon national (d) |
|---|---|
| Partie de | |
| Architecte |
Pierre Naturel (d) |
| Construction |
- |
| Démolition |
| Localisation |
|---|
| Coordonnées |
43° 42′ 25″ N, 7° 15′ 20″ E |
|---|

Le pavillon de Monaco est un bâtiment éphémère de la fin du XIXe siècle construit dans le cadre de l'Exposition internationale de Nice qui s'est tenue en 1884 à Nice, en France.
Histoire
Le comte Antoine Bertora est le commissaire général de la Principauté pour la représentation monégasque à l'Exposition internationale de Nice[1]. La construction du pavillon commence le , selon les plans de l'architecte Pierre Naturel et sous la charge de l'entrepreneur A. Vial[2],[3],[4],[5]. Il est achevé pour l'ouverture de l'Exposition, le , et est le seul à être prêt à cette date[3],[4]. La princesse Florestine de Monaco, duchesse douairière d’Urach, ainsi que ses fils, princes, rendent visite le à l'Exposition et au pavillon, et « en [admirent] les détails artistiques et élégants », d'après les Journal de Monaco[1]. L'installation monégasque rencontre un franc succès, y compris dans la presse internationale[6].
Structure et exposition
La décoration du pavillon est en faïence polychrome, et est complétée d'une serre qui le complète[7]. L'ornementation extérieure est complétée par de la peinture[4].
La collection à l'intérieur se caractérise par une grande diversité d’objets relevant des arts décoratifs et de l’artisanat. La céramique monégasque y occupe une place notable, avec un ensemble comprenant des vases de formes variées, des coupes, des bures, des hanaps ainsi que des plats ornés de cloisons dorées et de plaques décoratives. Ces pièces se distinguent par l’usage de terres rapportées et par des rehauts de couleurs vives et brillantes. Les artisans réalisent également des objets de fantaisie, dont certains instruments miniatures, témoignant d’une habileté technique reconnue[8]. Elle comprend notamment deux violons en terre émaillée, dont l'un est muni de ses cordes et pourrait « servir comme un violon ordinaire »[4].
Les bois ouvragés constituent un autre volet important de la présentation. Ces pièces, parfois enrichies d’incrustations en bois, relèvent d’une esthétique rustique appréciée pour sa simplicité apparente et le caractère volontairement naïf de son exécution. Enfin, la production liée aux parfums illustre un savoir-faire spécifique de la Principauté. Inspiré par les senteurs des paysages locaux, et notamment celles des pentes boisées et des reliefs environnants, le laboratoire de Monaco développe des procédés permettant de distiller et de concentrer les essences florales dans de petits flacons. Cette activité donne lieu à une gamme chromatique de parfums destinée à restituer et à conserver l’intensité olfactive des fleurs[8].
Références
- « Nouvelles locales », Journal de Monaco, vol. 27, no 1338, , p. 1 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Nouvelles locales », Journal de Monaco, vol. 26, no 1306, , p. 2 (lire en ligne
, consulté le )
- « Nouvelles locales », Journal de Monaco, vol. 26, no 1326, , p. 1 (lire en ligne
, consulté le )
- « [Nous lisons dans la Saison de Nice] », Journal de Monaco, vol. 27, no 1327, , p. 1 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Nouvelles locales », Journal de Monaco, vol. 32, no 1591, , p. 1 (lire en ligne
)
- ↑ « La pavillon de Monaco à l'Exposition de Nice », Journal de Monaco, vol. 27, no 1345, , p. 1-2 (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « [On nous écrit de Nice] », Journal de Monaco, vol. 27, no 1328, , p. 1 (lire en ligne
, consulté le )
- Louis Enault, « Lettre de Nice », Le Mémorial diplomatique, vol. 21, no 1, , p. 109-110 (lire en ligne
, consulté le )
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