Perdrix à tête noire

Alectoris melanocephala

Alectoris melanocephala
Description de cette image, également commentée ci-après
Deux Perdrix à tête noire aux Émirats arabes unis.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Alectoris

Espèce

Alectoris melanocephala
(Rüppell, 1835)

Répartition géographique

Description de l'image AlectorisChristensen.svg.
  • Présent à l'année.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Perdrix à tête noire (Alectoris melanocephala) est une espèce d'oiseau de la famille des Phasianidae.

Répartition

La Perdrix à tête noire se rencontre dans l’ouest et le sud de l’Arabie : de l’ouest de l’Arabie saoudite à l’ouest du Yémen ; du sud du Yémen à l’ouest d’Oman. Une population isolée existe à l’est d’Oman. Elle se rencontrait autrefois en Érythrée mais l'origine de cette population est discutée, certains auteurs pensant qu’il s’agirait d’oiseaux descendants de perdrix captives, relâchées et redevenues sauvages.

Sous-espèce

Une sous-espèce, A. m. quichardi Meinertzhagen, 1951, a été décrite pour une forme rencontrée dans la province de Hadramaout (Yémen oriental), mais elle n'est généralement pas considérée comme valide. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[1], la Perdrix à tête noire est une espèce monotypique.

Habitat

Elle affectionne les endroits tranquilles pas trop désertiques, non loin des points d’eau comme les oueds, les zones irriguées, les collines pierreuses, les plaines sableuses comportant quelques arbres et arbustes, les terrasses cultivées, les forêts sèches d’acacias ou de genévriers[2].

Mœurs

Cette perdrix vit en couple ou en famille. Elle est plus active le matin et le soir, lorsqu’elle gagne les points d’eau. Les compagnies, comptant jusqu’à 15 oiseaux, s’aventurent rarement à découvert, préférant se disperser dans les champs pierreux ou buissonneux, déambulant lentement à la recherche de graines, bourgeons, feuilles, aussi bien au sol qu’à une certaine hauteur. Il existe même une observation faisant état d’une perdrix grimpée à un mètre de haut dans un rosier pour manger les cynorhodons[3].

Voix

Le répertoire de cette espèce est assez étendu, du chant aux cris d’alarme, en passant par les cris de contact. Le chant en période de reproduction commence par des notes d’abord isolées puis répétées rapidement et de plus en plus fort cack,.. cack,.. cack, auk-auk-auk-auk.

Nidification

La Perdrix à tête noire est supposée monogame mais il y a peu de données disponibles. La saison de reproduction commence en février avec la formation des couples puis la ponte a lieu de mars à mai. Le nid, simple dépression dans le sol, est placé sous un buisson.

Statut, conservation

Sans être commune, la Perdrix à tête noire n’est pas rare. Sa distribution est assez fragmentée en raison de la destruction de son habitat à cause du surpatûrage d'aménagements pour l’écotourisme[2], et de la chasse, souvent illégale, qui lui est faite. La population qui vivait en Érythrée est éteinte depuis la fin du XIXe siècle.

Références

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
  • (en) Hafiz S. A. Yahya, « Galliformes in Saudi Arabia with notes on the chukar, Arabian red-legged and sand partridge. », Proceedings of the 2nd International Galliformes Symposium,‎ , p. 45-48 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).

Liens externes


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