Pere Créixams

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Pere Modesto Luis Créixams i Picó |
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Autodidacte, à Paris |
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Ramon de Herrera (d) |
Pere Créixams ou Creixams, dit également Pedro Creixams ou Pierre Creixams, né le à Barcelone et mort en 1965 dans la même ville, est un peintre et illustrateur (gravure, lithographie) espagnol.
Peintre figuratif et autodidacte, son œuvre reflète à la fois les sources de l’École de Paris et de la peinture catalane. Pendant toute sa vie, il est partagé, physiquement, entre l’Espagne, pays natal, et la France, pays d’adoption.
Biographie
Barcelone-Paris, à la recherche de son destin, 1893-1917
Pere Modesto Luis Créixams est né le à Barcelone, dans le quartier populaire de Poble-sec. Créixams a toujours revendiqué son origine : « je sors du trottoir, du trottoir méditerranéen… »[réf. nécessaire] Pere est le fils unique de Ramon Créixams Roig et de Catarina Picó tous deux issus d’une famille pauvre. Son père meurt jeune en 1906. Il vit alors seul avec sa mère au 5e étage du numéro 61, calle dels Tallers (rue qui conduit de la Rambla de les Estudis à la Universitat).
Pere Créixams s’essaye alors à de nombreux petits boulots. André Warnod restitue : « à sept ans, il était laveur de vaisselle sur un bateau qui naviguait de Barcelone aux Baléares ; à neuf ans, il était apprenti forgeron ; à onze ans, il travaillait chez un menuisier ; à treize ans chez un imprimeur… »[1]. Le soir, il va en classe à la Escuela Moderna (l’École moderne). Il dit avoir appris à lire dans les « livres rouges et anarchistes ». En effet cette école est ouverte en 1901 par Francisco Ferrer, important leader et pédagogue anarchiste. C’était une école laïque dont le projet éducatif était basé sur la pédagogie rationaliste.

En 1910, Créixams veut alors assouvir sa passion naissante, le théâtre, et il entre au conservatoire du Grand théâtre du Liceu de Barcelone et y obtient un premier prix de comédie. Il commence alors, dit encore André Warnod, « une vie chaotique qui dura sept ans, jouant sur toutes les scènes, directeur même d'une troupe. Et puis, à vingt-deux ans, il fit ses adieux au théâtre, à ses pompes et à ses œuvres et redevint tout bonnement ouvrier typographe. Cest dans ces conditions qu'il arriva à Paris… »[1]
Les débuts parisiens, naissance d’un peintre, 1917-1929
Créixams arrive en 1917 à Paris, à Montparnasse plus exactement au moment où le contexte historique et social n’est pas favorable, et plus encore quand on est étranger. Il débute chez François Bernouard, à La Belle Édition en 1917. Puis c’est au sein de l'Imprimerie Union, engagé en tant que phénicien[2], que le monde littéraire, poétique et artistique s’ouvre à lui[3],[4] : « Créixams, évoque Amanda Herol-Marme, se découvre une vocation artistique au contact du milieu avant-gardiste »[5] : a rencontre avec l’écrivain Florent Fels est décisive. Il lui présente tout le Paris intellectuel : le poète, critique d’art et écrivain André Salmon qui le surnomme Pierre l’imprimeur, l’écrivain suisse Blaise Cendrars, Max Jacob, André Malraux, Raymond Radiguet et le peintre Amedeo Modigliani. Juan Manuel Bonet relève également la rencontre de Henri Michaux[6].
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Raymond Radiguet par Amedeo Modigliani. -



Il rencontre Marie Lebourg, toujours appelée « Madeleine » par Créixams et tous leurs amis. Il l’épouse le à la mairie de Rouen, ville de la mariée. Créixams s’essaie à l’art sous les conseils du peintre Othon Friesz et c’est le temps des premiers succès. Il expose par deux fois en 1921 au café du Parnasse (47 artistes exposent au café du Parnasse en janvier ; Les Cent du Parnasse exposent au café en juillet, avec un catalogue le disant installé au 5, rue des Fossés-Saint-Jacques[2]) et lors de l'Exposition du nu à la galerie Montaigne à Paris. Comme l'analyse Amanda Herold-Marme, « le style novateur de l'autodidacte subit l'influence d'Amedeo Modigliani mais ses sujets conservent une dimension ibérique comme Corpus Christi (1920)[7]. Ce portrait d'une femme au visage ovale et aux traits simplifiés, vêtue de noir, avec une mantille rehaussée d'un grand peigne, représente l'image modernisée de l'Espagne dévote »[5].
Florent Fels le présente au célèbre marchand de tableaux parisien Paul Guillaume installé 39, rue La Boétie. Celui-ci lui propose de signer un contrat pour s’engager à lui livrer toute sa production artistique de à . Les toiles de Créixams sont exposées aux côtés de celles d'André Derain, de Pablo Picasso, de Maurice de Vlaminck, d'Henri Matisse et d'Amedeo Modigliani…
Par la suite, Créixams travaille avec le galeriste Pierre Loeb avec qui il signe un contrat en 1925. Située à l'angle de la rue de Seine et de la rue des Beaux-Arts, la célèbre galerie Pierre qui, de 1927 à 1963, représenta de nombreux artistes qui marquèrent le XXe siècle (Braque, Klee, Chirico, Derain, Dufy, Gromaire, Léger, Miro, Pascin, Picasso, Soutine, Masson, Man Ray…).
En peinture, il se tourne vers ses ancêtres espagnols, Le Greco, Francisco de Goya, Diego Vélasquez afin d’affirmer leur héritage artistique. Son admiration pour Pablo Picasso se fait aussi sentir dans sa production des années 1920 et il retient la leçon du peintre des miséreux, des saltimbanques et des guitaristes.
À partir de 1922, il s’installe au 55, rue du Chevalier-de-La-Barre à Montmartre[8] et fréquente ses compatriotes, comme Julio González et Pablo Picasso qui s'intéresse à son œuvre naissante[7], mais aussi d'autres anciens du Bateau-Lavoir tels que Max Jacob ou André Salmon. Ses amis du cercle littéraire de Florent Fels le soutiennent et Créixams devient alors l’ami des écrivains. Le peintre se transforme en illustrateur et collabore avec le duo écrivain et éditeur Pascal Pia et René Bonnel sur le poème inédit de Charles Baudelaire publié d'après le manuscrit original qu'il orne de huit eaux-fortes[9].
Créixams se lance dans le portrait et, restitue Florent Fels, prend pour modèle ses amis, artistes et écrivains[10], Edgar du Perron dit Eddy[11], Georges Duhamel[12], Colette[13], Paul Fierens[14], André Gaillard[15], Jean Paulhan[16], André Suarès[17], les frères Tharaud[18]).
Sociétaire du Salon d'Automne en 1927[19], il y expose en 1928 la toile Composition et prend part aussi au Salon des indépendants et au Salon des Tuileries[20]. En , le catalogue du Salon des indépendants le dit installé au 1, rue Leclerc dans le 14e arrondissement de Paris[21] tandis qu'en mai de la même année, le catalogue du Salon des Tuileries le situe au 1, rue d'Orchampt dans le 18e arrondissement[22], offrant ainsi à dater assez précisément un passage de Montparnasse à Montmartre en cette année-là.
La Catalogne, le retour aux sources, les années 1930
Créixams se fait donc un nom en exposant dans les galeries et les salons parisiens et sa peinture va être également diffusée en Catalogne[23]. À Paris, il fréquente des artistes catalans, comme lui exilés, ou séjournant dans la capitale française, tels que Joaquín Torres García, Eugenio d'Ors et Joan Miró. Ce réseau permet une grande solidarité entre artistes. À Barcelone, de la même façon, Créixams entretient des amitiés. Sa rencontre avec le critique et peintre Rafael Benet (es) lui ouvre les portes du monde artistique barcelonais. Le succès de Créixams est total : il est présenté dans les galeries avant-gardistes de la ville, dans les salons et ses œuvres attirent l’œil des collectionneurs (Galeries Dalmau, Sala Parés, Galeries d’Art Syra). Il expose ses œuvres régulièrement à l’Exposició de Primavera [Exposition de Printemps], du Saló de Montjuïc.
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Rafael Benet (es)
La peinture de Créixams s’inspire d'abord du noucentisme catalan. Ce mouvement, qui débute vers 1906 et dure jusqu’au début de la guerre civile en 1936, se veut artistique et politique et propose une rénovation de la société. Eugenio d'Ors, le théoricien de cette nouvelle esthétique, désire une régénération artistique en Catalogne. Puis Créixams rapidement évolue vers un réalisme populaire et direct revendiqué par la nouvelle génération d'artistes appelée Generació del 17. Ses paysages sont très construits, géométrisés, fruit d’une grande admiration pour Paul Cézanne.
L’attachement de Créixams à son pays se manifeste par des séjours réguliers en Catalogne tout au long de sa vie. La période estivale était privilégiée et le petit village de pêcheurs de Tossa de Mar accueillit l’artiste lors de nombreux séjours. Ces retours en Catalogne apportent à Creixams une nouvelle inspiration et un style plus personnel. Tossa, havre de paix et site d’une grande beauté, devient sous son impulsion, un véritable centre artistique et intellectuel. Créixams et Benet attirent avec eux leurs amis catalans : Emili Bosch Roger (ca), Francesc Camps Ribera (ca), Josep Gausachs (ca), Francesc Domingo, Josep Mompou (ca), Manuel Humbert (ca), Emili Grau Sala, Enric Casanovas (ca). Mais l’attraction dépasse les frontières catalanes grâce aux connaissances de l’artiste qui invite ses amis parisiens - « Créixams ouvre les portes de Tossa aux artistes et critiques de l'École de Paris » s'enchante Rafael Benet qui voit de la sorte en Tossa une « Babel des arts »[24],[25] - avec en tête Florent Fels, Georges Charensol, Georges Duthuit et des artistes tels que Albert Marquet, Roger Wild, Georges Kars et Marc Chagall[26].
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Manuel Humbert (ca) par Amedeo Modigliani -

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Albert Marquet (autoportrait) -
Georges Kars (autoportrait) -

Après avoir passé l’été 1934 à Tossa en compagnie de nombreux artistes, Créixams ne rentre pas à Paris et reste en Catalogne jusqu’en 1937. En effet, il est nommé professeur à l’Escola superior de paisatge d'Olot. Puis survient l’année 1937 marquant un tournant historique et politique pour la Catalogne et l’Espagne. Créixams s’engage artistiquement du côté des Républicains. C’est à cette date là que le gouvernement catalan le choisit pour illustrer un ouvrage de propagande édité par le Comissariat de Propaganda de la Generalitat[27].
Il vit à Barcelone les premiers affrontements armés, mais finalement, la situation se dégradant, il retourne vivre à Paris le . Il quitte la Catalogne en pleine guerre civile et il n’y reviendra qu’à la suite d’un exil de onze années. À la suite de ses dessins engagés, il réalise en 1939 des toiles illustrant la Retirada décrivant la fuite vers la France de milliers de Républicains espagnols.
Entre Paris et Barcelone, La double identité : le Catalan de Montmartre, 1937-1965
Ce retour en France, durant la Seconde Guerre mondiale, et la période de l’Occupation sont difficiles. Mais Montmartre l’accueille une nouvelle fois à bras ouverts et Créixams retrouve ses amis de la Butte, écrivains, peintres et chansonniers. Il devient alors une figure montmartroise essentielle aux côtés de Marcel Aymé, Pierre Mac-Orlan, Gen Paul entre autres. La traditionnelle ambiance de fête qui règne à Montmartre convient parfaitement au caractère de bon vivant de Créixams. l’éloignement durant plusieurs années de son pays natal a pour conséquence une peinture aux profonds accents espagnols.
Créixams connaît une période de faible activité artistique. Tout de même, dès 1938, il participe de nouveau aux différents salons parisiens. De plus, il expose en tant qu’artiste montmartrois lors d’expositions collectives mais aussi aux côtés de ses compatriotes catalans. Lui sont consacrées des expositions individuelles régulières par les galeries parisiennes. (galerie Delpierre, galerie Pétridès - C'est dès 1927 que Paul Pétridès fait la découverte de Pere Créixams chez Mazella où il est accroché aux côtés de Pablo Picasso, Maurice de Vlaminck, Tsugouharu Foujita et André Favory[28] -, galerie de L'Élysée, galerie Charpentier…)
À Barcelone, à partir de la guerre civile espagnole, Créixams n’expose plus. Il faut attendre 1948, année qui marque son retour à la Sala Parés (es). Cette galerie, toujours fidèle à l’artiste, lui organise des expositions individuelles ainsi que la galerie La Pinacoteca (ca).
Créixams et Madeleine mariés depuis 1919, se sont éloignés l’un de l’autre. Créixams rencontre vers 1940 Nana de Herrera (1905-1991) et de leur amour naît en 1943 un enfant, Ramon de Herrera dont lui même et Gen Paul laisseront des portraits et qui connaîtra une carrière notable de musicien[29]. Nana de Herrera, figure majeure de la vie mondaine parisienne pendant les années folles, est une danseuse de ballet classique espagnole. Elle fut le modèle de Max Ponty pour son dessin du célèbre paquet de cigarettes Gitanes (de la Seita). Elle incarna également quelques seconds rôles au cinéma (L'Ange rouge de Jacques Daniel-Norman en 1949, Orgueil et Passion de Stanley Kramer en 1957, Le Septième Voyage de Sinbad de Nathan Juran en 1958)[30] mais est demeurée célèbre pour le portrait qu’en fit Tamara de Lempicka en 1928 à la demande du Baron austro-hongrois Raoul Kuffner et qui est entré plus tard dans la collection de la chanteuse Madonna. Lointain écho de la réclame de Joël Martel qui la représentait en posture de danse en 1926, la toile de Lempicka semble avoir été faite pour souligner sa personnalité[31].

Créixams débute dans les années 1940, une carrière de portraitiste mondain. Il fréquente le milieu du théâtre et du cinéma. Ses sujets de prédilection sont l’espagnolade ou évocation de l’Espagne. Des gitans, des majas, des danseurs, des toreros évoluent entre réalité et fantaisie. Pendant l’Occupation, Créixams fréquente avec le peintre Gen Paul le Lapin Agile au 4, rue des Saules ainsi que les restaurants Chez Manière, rue Caulaincourt et Chez Pomme. À la fin des années 1940, Gen Paul invente sa « Chignolle à Gégène », sorte de fanfare tonitruante, dans laquelle il entraînera tous les artistes de Montmartre : Créixams, Frank-Will, Tony Agostini, Charles Bégo, Roger Bertin, Jean d'Esparbès…
Le peintre s’entourait de nombreuses figures du milieu littéraire. On lit ainsi chez l’écrivain Pierre Mac Orlan : Créixams est un « lutteur aux épaules carrées et au torse massif, il se collette sans peur avec les terribles difficultés du plus subtil des arts »[réf. nécessaire]. Créixams continua d’apporter ses talents d’illustrateurs pour des ouvrages : pour Joie sur la terre de René Fauchois[32], De Tapioca à grand-mère Dobrovna d’Henry Bry[33] et Daphné de Georges Charaire[34].
Créixams vivait à Montmartre mais ne cessa de retourner à Barcelone où il retrouvait ses amis catalans. Il logeait toujours dans un appartement calle Colon. Il s’éteint le d’un arrêt cardiaque dans la ville qui l’a vu naître.
Partagé toute sa vie entre sa Catalogne natale et la France, pays d’adoption, Créixams resta une figure de la butte Montmartre. Sa double identité de Catalan et de Montmartrois résume sa vie : tout en gardant la nostalgie de la Catalogne, l’exil parisien a enrichi sa palette, la complexité de son œuvre en témoigne. Anaïs Bonnel le situe dans sa postérité en évoquant « toute une vie qui fut partagée, physiquement, entre l'Espagne, pays natal, et la France, pays d'adoption. Son art garde l'empreinte de ses origines et s'inscrit dans la tradition espagnole et catalane. L'artiste porte toujours en lui une double identité : "Créixams, le Catalan de Montmartre" »[35].
Contributions bibliophiliques
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- Marcel Sauvage, Le chirurgien des roses ou Roses des îles et du soir, 2 dessins de Pere Créixams, 750 exemplaires numérotés, Caipa, Anvers, 1922.
- Contributions littéraires d'André Salmon, Max Jacob, Philippe Soupault, Georges Ribemont-Dessaignes, Paul Fierens, Blaise Cendrars, André Lhote, Paul Éluard, Pascal Pia et Pere Créixams, Les Feuilles libres, no 28, août-, 10 dessins de Pere Créixams et un hors-texte du douanier Henri Rousseau.
- André Suarès, Voici l'homme, portrait d'André Suarès par Pere Créixams en frontispice, collection « Les contemporains », Librairie Stock, Paris, 1922.
- Colette, Rêverie de nouvel an, portrait de Colette par Pere Créixams en frontispice, collection « Les contemporains », Librairie Stock, Paris, 1923.
- Georges Duhamel, Le miracle suivi de La chambre de l'horloge, dessin de Pere Créixams, Librairie Stock, 1923.
- Eddy du Perron, Manuscrit trouvé dans une poche - Chronique de la conversion de Bodor Gula, portrait du converti par Pere Créixams, C. Collignon, Bruxelles, 1923.
- Jérôme et Jean Tharaud, Un drame de l'automne, portrait en frontispice par Pere Créixams collection « Les contemporains », Librairie Stock, 1923.
- Pascal Pia, Complément au bouquet d'orties - Poésies de Pascal Pia dérobées à l'auteur et ornées d'une pointe sèche gravée par Pierre l'Espagnol, une pointe sèche de Pere Créixams, 30 exemplaires numérotés, Librairie particulière, Bruxelles / Imprimerie Sainte-Gudule (Edgar du Perron), 1924[36].
- Charles Baudelaire (précédé d'un avertissement de Pascal Pia), Une courtisane - Poème inédit d'après le manuscrit original, 8 eaux-fortes (frontispice et sept vignettes) de Pere Créixams, 539 exemplaires numérotés, J. Fort, Paris, 1925.
- Jean Paulhan, La guérison sévère, en frontispice portrait de l'auteur par Pere Créixams, gravé sur bois par G. Aubert, 750 exemplaires numérotés, éditions de la Nouvelle Revue française, Paris, 1925.
- Gaston Pulings, Arrêts facultatifs, portrait de l'auteur par Pere Créixams en frontispice, 6 dessins de James Ensor, 205 exemplaires numérotés, René Van den Berg, 1925.
- Paul Fierens, Ligne de vie, portrait de Paul Fierens par Pere Créixams en frontispice, Les Écrivains réunis, Paris, 1927.
- André Gaillard, Le fond du cœur, frontispice de Pere Créixams, 507 exemplaires numérotés, Les Cahiers du Sud, Marseille, 1927.
- François-Paul Alibert, Le supplice d'une queue ouvrage publié anonymement et clandestinement (auteur identifié après 1945), frontispice gravé à la pointe sèche par Pere Créixams, 95 exemplaires numérotés, éditions de L'île de la Barthelasse (René Bonnel), 1931.
- Cèsar August Jordana (ca), Infants, portfolio de 12 lithographies de Pere Créixams, 150 exemplaires numérotés, Edicions del Commissariat de propaganda de la Generalitat de Catalunya, Barcelone, 1937[37].
- René Fauchois, Joie sur terre, une eau-forte de Pere Créixams, 295 exemplaires numérotés, imprimerie Darantière, Dijon, 1944.
- Paul Yaki, Montmartre, terre des artistes - Notes et souvenirs, dessins par 31 artistes dont Jean Aujame, Louis Berthomme Saint-André, René Collamarini, Charles Camoin, Chas-Laborde, Pere Créixams, Germain Delatousche, Georges Delaw, Jules Depaquit, André Deslignères, Raphaël Diligent,Démétrios Galanis, Charles Genty, Fernand Herbo, Edmond Heuzé, Louis Icart, Marcel Leprin, Élisée Maclet, Alphonse Quizet, Ludovic-Rodo Pissarro, Suzanne Valadon…, éditions Georges Girard, Paris, 1947.
- Henry Bry, De Tapioca à grand-mère Dobrovna, illustrations de Henry Bry, Pere Créixams et Jacques Touchet, 1.000 exemplaires numérotés, chez l'auteur, Paris, 1948.
- Jean-Jacques Chaplin, Jean Vertex et Jean Caya, Montmartre, illustrations de Henri-Maurice Cahours, Micheline Catty, Pere Créixams, Jean d'Esparbès, Démétrios Galanis, Robert Naly, Francisque Poulbot…, 750 exemplaires numérotés, collection « Le vrai visage de Paris », Impressions Aude, Paris, 1952.
- Georges Charaire, Daphné, partition de Marius Casadesus, gravures sur cuivre de Micheline Catty, Pere Créixams, Démétrios Galanis, Emili Grau i Sala, Valentine Hugo, Jean Revol, 88 exemplaires numérotés, éditions Château des Brouillards, Montmartre, 1952.
Expositions
Expositions personnelles
- Galerie Fabre, Paris, 1925[38].
- Galerie Colette Weill, Paris, septembre-[39],[40], - (Pierre Creixams - La caravane perdue)[41],[42].
- Salle Parés (es), Barcelone, janvier-[43], novembre-[44], [45], [46],[47].
- Sala Busquets, Barcelone, octobre-[45].
- Galerie de l'Élysée, Paris, [48],[5].
- Galerie Delpierre, 2, rue La Boétie, Paris, mars-avril 1946.
- Galerie Paul Pétridès, Paris, [49], [50].
- La Pinacoteca (ca), Barcelone, mai-[51], 1962[45].
- Sala Nonell, Barcelone, 1975[45].
- Galerie Beaubourg, Barcelone, 1975[45].
- Pere Créixams i la seva circumstància, Musée municipal de Tossa de Mar et Musée d'Art de Gérone, 1992[52].
- Créixams - Montparnasse-Montmartre, 1916-1928, Centre d'études catalanes, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, Paris, mai-.
- Pere Créixams, entre Paris et la Catalogne, l'entre-deux-guerres, Maison de la Catalanité, Perpignan, du au . Organisation Conseil général des Pyrénées-Orientales. Commissaire d'exposition : Anaïs Bonnel[53],[54].

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Expositions collectives
- 47 artistes exposent au café du Parnasse, café du Parnasse, 103, boulevard du Montparnasse, Paris, janvier- : Auguste Clergé (initiateur de l'exposition), Pere Créixams, Adolphe Feder, Othon Friesz, Nathalie Gontcharova, Samuel Granowsky, Pinchus Krémègne, Michel Larionov, Maurice Le Scouëzec, Maurice Loutreuil, Maurice Mendjizky, Manuel Ortiz de Zarate, Chaïm Soutine, Maurice Utrillo, Kees Van Dongen…
- Les cent du Parnasse, café du Parnasse, [2].
- Salon d'Automne, Salon des Indépendants, Salon des Tuileries, Paris, à partir de 1921[55].
- Saló de Tardor - Rafael Benet (es), Pere Créixams, Salvador Dalí, Francesc Domingo, Pierre Daura, Pere Ysern i Alié, Joaquim Mir, Enric Cristòfor Ricart, Josep Francesc Ràfols, Joaquím Sunyer, Ernest Santasusagna i Santacreu…, Sala Parés, Barcelone, [56].
- Jeune peinture espagnole - Francisco Bores, Francisco Cossio, Pere Créixams, Pablo Gargallo, Juan Gris, Manolo Hugué, Ismael González de la Serna, Joan Miró, Hernando Viñes…, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, .
- Exposición de arte moderno nacional y extranjero, Galeries Dalmau, Barcelone, [57].
- L'École de Montmartre, Galerie Kleinmann, 4, rue de Seine, Paris, [58],[59].
- Artistes catalans résidant à Paris : Pere Créixams, Pablo Gargallo, Julio González, Manolo Hugué, Joan Miró, Pablo Picasso, Josep Maria Sert, Galerie Billiet-Vorms, Paris, juin-[60].
- Quatrième groupe d'art contemporain : Pere Créixams, Per Krohg, Alexis Gritchenko, Galerie Marcel Bernheim, Paris, 1931[61].
- Modern Catalan painting : Emili Bosch i Roger (ca), Ramon de Capmany i de Montaner (ca), Domènec Carles i Rosich (ca), Pere Créixams, Francesc Domingo, Rafael Durancamps (es), Manuel Humbert (es), Joan Junyer i Pascual-Fibla (ca), Francesc Labarta (es), Jaume Mercadé (es), Joaquim Mir, Joan Miró, Josep Mompou (es), Xavier Nogués (es), Isidre Nonell, Pablo Picasso, Marià Pidelaserra i Brias, Josep Maria Prim i Guytó (ca), Ramon Reig i Corominas (ca), Joan Serra i Melgosa (ca), Alfred Sisquella i Oriol (ca), Joaquím Sunyer Josep de Togores i Llach (ca), exposition itinérante : State Teachers College (en), Springfield (Dakota du Sud) ; Carnegie-Stout Public Library (en), Dubuque (Iowa) ; Davenport Municipal Art Gallery (en), Davenport (Iowa) ; Eliza G. Radeke Museum, Providence (Rhode Island) ; Brooklyn Museum, New York ; Cincinnati Art Museum, Cincinnati ; Florida State College for Women, Tallahassee, George Walter Vincent Smith Art Museum (en), Springfield (Massachusetts), California Palace for the Legion of Honor, San Francisco[62] ; Henry Art Gallery, Seattle ; Département des beaux-arts de l'Université de Porto Rico, 1931-1933[63].
- Salon du palais national de Montjuic, Barcelone, .
- Fransk Malerkunst gennem de sidste 20 Aar, Charlottenborg, Copenhague, .
- L'art espagnol contemporain - Peinture et sculpture, Musée du Jeu de paume, Paris, février-[64],[5].
- Exposition d'artistes espagnols, Hogar espagnol, Paris, [5].
- La Quinzaine d'art espagnol, Galerie Charpentier, Paris, septembre-[65],[66],[5].
- Un groupe d'artistes de l'École de Paris - Antoni Clavé, Francisco Cossio, Pere Créixams, Salvador Dalí, Óscar Domínguez, Pedro Flores García, Pablo Gargallo, Julio González, Ismael González de la Serna, Emili Grau i Sala, Juan Gris, Celso Lagar, Manolo Hugué, José Palmeiro, Joaquín Peinado, Joaquín Torres García, Hernando Viñes…, Galerie des Trois-Quartiers, Paris, novembre-[5].
- Exposition d'art catalan moderne, Galerie Altarriba, Paris, juin-[67],[5].
- Exposition franco-espagnole d'arts plastiques, Galerie Visconti, Paris, [5].
- Premier Salon d'art catalan, Galerie L. Reyman, Paris, novembre-[5].
- Festival Pablo Casals de Prades - Exposition d'artistes espagnols : Pablo Picasso, Antoni Clavé, Pedro Créixams, Prades, [5].
- IIe Biennale hispano-américaine d'art (ca) dite Biennale des Caraïbes, palais des beaux-arts de Cuba, La Havane, mai- : Pere Créixams, Óscar Domínguez, Pedro Flores García, Maria Girona, Emili Grau i Sala, Alexis Hinsberger, Celso Lagar, Xavier Oriach, Xavier Valls…
- Visages d'Espagne au Salon de l'art libre (Association des artistes et intellectuels espagnols en France), palais des beaux-arts de la ville de Paris, [5].
- Hommage des artistes espagnols au poète Antonio Machado, Maison de la pensée française, Paris, [5].
- IIIe Biennale hispano-américaine d'art - L'École espagnole de Paris, Palais municipal d'expositions, Barcelone, automne 1955[5]
- Peintures et sculptures des artistes espagnols, Galerie Jacques Vidal, Paris, [5].
- Prestige de Montmartre - Peintures, sculptures et gravures, d'Auguste Renoir à nos jours, casino municipal de Saint-Raphaël, [68].
- Salon de Toile, Galerie André Roussard, 7, rue du Mont-Cenis, Paris, 1968, 1969, avril-[68].
- Grandes obras, grandes artistas (1878-1978), Galería de arte Época, Barcelone, 1978[51].
- Le paysagisme catalan du naturalisme au noucentisme dans la collection Carmen-Thyssen-Bornemisza, Sala d'exposicions del Govern (ca), Andorre, - [69].
- Le paysage dans la peinture catalane au tournant du siècle, 1870-1935, Casino de Manresa (es), avril-[69].
- Peinture catalane du naturalisme au noucentrisme - Collection Carmen-Thyssen-Bornemisza, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, juin- ; Fondation Caixa Galicia (es), Saint-Jacques-de-Compostelle, septembre- ; salle d'exposition de la Banco Herrero (es), Oviedo, avril-[69].
- Berlin, Londres, Paris, Tossa de Mar - La tranquillité perdue, Musée d'Art de Gérone, juillet-[70].
- Atlas paysager des terres de Gérone, Musée ethnologique du Montseny, Arbúcies, juin-[71].
- Du naturalisme au noucentrisme dans la collection Carmen-Thyssen-Bornemisza, Maison de la culture Carmen-Thyssen-Bornemisza, Los Arcos, juin-[69].
- Artistas de la Escuela de Paris i colección de relojes singulares - Fondo de arte de Crèdit Andorrà, Fondation Carlos de Amberes (es), Madrid, [72].
- Espace Carmen-Thyssen (en), Sant Feliu de Guixols, juillet- (Barcelone-Paris-New York - De Urgell à O'Keeffe), juin- (Nature en évolution - De Van Goyen à Pissarro et Sacharoff - Collection Carmen-Thyssen)[69],[73].
- L'art à Olot pendant la IIe République, Museu de la Garrotxa (ca), Olot, février-[74].
- Picasso et l'exil - Une histoire de l'art espagnol en résistance, Les Abattoirs, Toulouse, mars-[75].
- Paris vivant, de Montmartre à Montparnasse, Palacio del Almudí (es), Murcie, septembre-[76].
- El modernisme en les col-lecions de Vil-la Casals, salle polyvalente de Vil-la Casals et Musée Pau Casals, El Vendrell, mai-[77].
- Zuloaga, entre lo gitano y el flamenco, Hôpital royal (es), Grenade, mars-[78].
- Maternitats - Una mirada diversa, Musée d'histoire de Gérone, mars-[79].
- De Blanes au Cap de Creus, identité d'un paysage, Musée d'Art de Gérone, avril-[80].
- Une collection privée : la Fondation Vargas-Zúñiga y Pérez-Lucas, salle d'expositions Garcigrande, Salamanque, avril-[81],[82].
- Sons - Analogies musicales dans la peinture, Musée Carmen-Thyssen (es), Andorre, - [69].
- Figuracions entre guerres : 1914-1945, Sala Parés (es), Barcelone, janvier-[83].
- Les années 20 - Mariano Andreu, Maria Blanchard, Francisco Bores, Pere Créixams, Julio González, Manolo Hugué, Max Jacob, Le Corbusier, Jacques Lipchitz, André Masson, Joan Miró, Amédée Ozenfant, Pedro Pruna, Joaquín Torres García, Galerie Marc Domenech, Barcelone, mai-[84],[85].
- Jong Landschap, Musée Jakob Smits, Mol (Belgique), - [86].
Réception critique

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- « Avant tout le don de peindre, avec fougue, force et faculté. Mais aussi, le goût de la nuance, une observation aiguë des formes, du pittoresque. Prenant conscience de ses responsabilités, Créixams va, depuis peu, vers la recherche des raisons secondes de la peinture qui conduit à l'étude des caractères, à la création de l'atmosphère propre à chaque sujet. Il est en voie de devenir un des portraitistes les plus puissants de ce temps avec Kees Van Dongen, André Favory, Marc Chagall, Charles Edmond Kayser. » - Florent Fels[38]
- « Creixams débuta, semble-t-il, sous le signe de Suzanne Valadon. Du moins, ses premières œuvres sont-elles très imprégnées de l'influence de cette puissante artiste. Creixams a subi par la suite l'ascendant du pauvre Amedeo Modigliani, sans jamais l'égaler. Pablo Picasso l'a souvent inspiré. Il a regardé notamment ses arlequins morbides aux corps grêles, aux visages émaciés. Malgré ces influences, Creixams affirme dans le dessin une sensibilité mélancolique et tendre qui lui est personnelle. » - Waldemar-George[87]
- « Il n'est pas le seul, certes, à avoir peint des arlequins ascétiques, des acrobates hallucinés. Il n'est pas le seul à avoir peint des figures d'un classicisme de musée. Est-il le seul aussi à peindre des joueurs de guitare brûlant d'une fièvre étrange, et des personnages hâves, décharnés, vêtus de loques, mais de loques magnifiques, des enfants aux regards mystérieux, des filles aux yeux de folles ? Cela importe peu. Et le chapeau haut de forme dont il affuble ses personnages et qui, pour luis, symbolise le bluff écrasant des pauvres bougres, d'autres veulent-ils s'en servir ? Cela ne serait rien, acrobates, mendiants, guitares et chapeaux haut de forme, si Créixams ne donnait à tout cela un caractère très particulier. Il peut faire quelque chose de très grand. » - André Warnod[1]
- « Une peinture française de sève espagnole… » - Marcel Aymé[88]
- « Sa silhouette était si imposante que, pendant longtemps, le caractère de l'homme a quelque peu occulté celui du peintre, malgré la forte présence de ses tableaux sur le marché, mais pas du tout dans son pays d'origine. "Un type à la Goya, marié à une Française, et cela, à ce moment-là, est très en vogue" évoque Joaquín Torres García lorsqu'il le rencontre à son arrivée à Paris en 1926. Tossa de Mar connaît bien cet aspect essentiel de la personnalité de l'artiste. La ville lui doit une bonne partie de son cosmopolitisme culturel des années trente car Créixams - qui lui est très fidèle depuis la seconde moitié des années vingt - a joué un rôle important dans l'arrivée massive d'artistes européens qui s'en produite vers 1933. Comme l'a dit Rafael Benet (es), "Créixams était détenteur de la clé de Tossa". Mais maintenant, avec le recul du temps, il est inévitable que nous oubliions quelque peu cet homme extraverti, dont les souvenirs personnels s'estompent de plus en plus, et il ne nous reste plus que, renforcée, son œuvre, cette peinture abondante, fluide, qui porte en elle le parfum de ce phénomène artistique tellement imprécis mais tellement évident qu'on a appelé l⁷École de Paris, exaltée par la littérature et le cinéma : une peinture légère, figurative, dépourvue de dérives pathétiques, qui a contribué à donner forme à la grande vague des réalismes florissant en Europe et dans tout l'art occidental à la suite de la première avant-garde. » - Francesc Fontbona (es)[52]
- « L'œuvre attachante et mélancolique d'un Catalan qui adopta la butte Montmartre et ce qu'il était encore convenu d'appeler la bohème. Des saltimbanques, des arlequins défraîchis, des filles fatiguées : les personnages de ses amis Francis Carco et Pierre Mac Orlan. Mais Créixams, avec un sens plastique très sûr, dans sa vision dramatiquement populiste et blasée, souligne la fierté naturelle et la dignité de ses guitaristes et de ses gitans. Il a également peint des paysages, des nus et des portraits. » - Gérald Schurr[89]
- « Peintre espagnol, se réclamant de l'École de Paris, il a surtout peint des scènes typiques espagnoles, des dames à l'éventail, des arlequins, des gitanes, traitées à grands coups de brosse, dans des couleurs vives. » - Dictionnaire Bénézit[55]
Conservation
Principauté d'Andorre
- Fonds d'art Crèdit Andorrà, Andorre-la-Vieille, Figure féminine, huile sur toile 81 × 65 cm, 1960[72].
Argentine
Espagne
- Musée d'Art contemporain de Barcelone.
- Musée national d'Art de Catalogne, Barcelone, huit œuvres dont cinq provenant de la collection Luis Plandiura (es)[90] :
- Étude de femmes, huile sur toile 72,5 × 61 cm, vers 1922-1930 ;
- Figure féminnine, huile sur toile 41 × 33 cm, 1927 ;
- Cours de danse, huile sur toile 78 × 68 cm, vers 1929 ;
- Groupe gitan, huile sur toile 120 × 95 cm, vers 1929 ;
- Fille avec un enfant, huile sur toile 92 × 73 cm, vers 1930 ;
- Paysage marocain (Rabat), huile sur toile 60x73xm, vers 1933 ;
- Fille et fleurs, huile sur toile 73 × 61 cm, vers 1935 ;
- Figure rouge, huile sur toile 74 × 60 cm, vers 1936.
- Fondation Pau Casals (es), El Vendrell, trois œuvres :
- Musée de l'Empordà, Figueras, Parella de músics, gravure 24,4x15,5cm, 1930[94].
- Collection Carmen Thyssen-Bornemisza, Madrid, quatre œuvres[69] :
- Leçon de musique, aquarelle 42 × 30 cm, 1959 ;
- Le flûtiste, huile sur toile 90 × 64 cm ;
- Couple au saxophone et au violon, huile sur toile 55 × 38 cm ;
- Paysage, Tolède no 2, huile sur toile 73 × 92 cm, vers 1930.
- Fondation Amyc (Casa Museo Fuente del Rey), Madrid, dessins[95].
- Musée de Montserrat, Monistrol de Montserrat, deux toiles[96] :
- Bohemien, huile sur toile, 1914, ancienne collection Josep Sala i Ardiz (ca) ;
- Les amants possédés, huile sur toile 71x58xm, 1953, ancienne collection Jaume et Joaquim Lloveras.
- Museu de la Garrotxa (ca), Olot, une œuvre, dépôt permanent de la Généralité de Catalogne[97].
- Fondation Vargas Zúñiga et Pérez Lucas, Salamanque, Paysage, huile sur toile[81],[82].
- Collections de la ville de Sant Cebrià de Vallalta, L'exode, huile sur toile 137 × 196 cm, 1939[98].
- Monastère (es) de Sant Feliu de Guixols[99].
- Musée municipal de Tossa de Mar :
- Desmallant sardina (pêcheurs sur la plage de Tossa de Mar), huile sur toile 80 × 60 cm, 1934[100],[101] ;
- Paysage de Tossa, huile sur toile 94x75cm[80].
- Musée de Valls (ca), quatre œuvres, donation Fondation Rodón Giró[102], toutes des années 1960[103],[104].
- Bibliothèque-musée Víctor-Balaguer, Vilanova i la Geltrú, deux toiles[105] :
- Portrait de Victoria Gonzalez, 1934 ;
- Noia amb mantelina, 1948.
États-Unis
- Harry Ransom Center (en), Université du Texas à Austin, Portrait d'André Suarès, dessin à l'encre 29,9x20,8cm, ancienne collection Artine Artinian (en)[106].
France
- Musée Hyacinthe-Rigaud, Perpignan, quatre œuvres[107] :
- Corrida, huile sur toile 57,5 × 42,9 cm[108] ;
- Nu étendu, fusain 47,5 × 31,4 cm ;
- Étude de femme assise, encre 32 × 32 cm ;
- Infants, sculpture, vers 1930.
Royaume-Uni
- Fitzwilliam Museum, Cambridge, deux dessins[109] :
- Fille nue, mi-étendue, dessin 48,2 × 30,2 cm ;
- Portrait de femme aux cheveux dénoués et au grand chapeau, dessin 41,8 × 35,6 cm, 1921..
Suisse
- Musée du Petit Palais, Genève, deux œuvres :
- Maternité, huile sur toile 100 × 81 cm, 1921 ;
- L'exode après la révolution, huile sur toile 97 × 130 cm, ancienne collection Oscar Ghez.

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Collections privées
Espagne
- Jaume Mimó (ca), Cerdanyola del Vallès[110].
- Fernando Rivière de Caralt (ca), Palasso de Pas, huile sur toile 89 × 60 cm, 1950[51].
- Rafael et Maria Teresa ("Maite") Santos Torroella (ca)[79].
- Arnó Vila[104].
- Ignacio Zuloaga, Allégorie de Tossa de Mar, huile sur toile 82 × 122 cm, 1940[78].
France
- Paul Pétridès, Paris[28].
Récompenses
- Médaille d'argent de la ville de Paris, 1961[45].
Notes et références
- André Warnod, « Les singuliers débuts du peintre Créixams », Comœdia, 2 juin 1926, p. 3
- Documents comptables de l'imprimerie Union, Creixams.
- ↑ Montmartre-Montparnasse, Creixams.
- ↑ « Anaïs Bonnet, "Pere Créixams, le Catalan de Montmartre", conférence à Banyuls », Le Journal catalan, 8 mars 2018
- Amanda Herold-Marme, Des artistes espagnols à Paris - Identités et engagements face à la guerre civile, CTHS-INHA, 2024, pp. 34, 37, 132, 139, 141, 168, 181-182, 184, 186, 191, 226, 228, 311, 316, 344-346.
- ↑ Juan Manuel Bonet, Henri Michaux - À la nuit sans limites, biographie, éditions Galerie Marc Domenech, Barcelone, 2023, p. 114
- Anaïs Bonnel, « Pere Créixams, les débuts parisiens, naissance d'un peintre », Pere Créixams - Montparnasse-Montmartre, 1916-1928, revue Présence d'André Malraux, hors-série n°III, éditions Amitiés internationales André-Malraux, avril 2011, p. 18-19.
- ↑ Salon des Indépendants, catalogue, 1926, p. 88
- ↑ Charles Baudelaire, À une courtisane, Paris, Jean Fort, 1925.
- ↑ Action : cahiers de philosophie et d’art, novembre 1921, no 10, Paris, Florent Fels, 1920-1922.
- ↑ Eddy Du Perron, Manuscrit trouvé dans une poche : chronique de la conversion de Bodor Guila, Bruxelles : [s.n.], 1923.
- ↑ Georges Duhamel, Le miracle suivi de la Chambre de l’Horloge, Paris, Librairie Stock, Collection « Les Contemporains : œuvres et portraits du XXe siècle », 1923.
- ↑ Colette, Rêverie de Nouvel An, Paris, Librairie Stock, « Collection Les Contemporains : œuvres et portraits du XXe siècle », 1923.
- ↑ Paul Fierens, Ligne de vie, Paris : Les Écrivains réunis, 1927.
- ↑ André Gaillard, Le fond du cœur, Marseille, les Cahiers du Sud, Collection « Poètes », 1927.
- ↑ Jean Paulhan, La guérison sévère, Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1925.
- ↑ André Suarès, Voici l’homme, Paris, Stock, 1922. Collection Les Contemporains : œuvres et portraits du XXe siècle.
- ↑ Tharaud, Jérome et Jean, Un drame de l’automne, Paris, Stock, Collection « Les Contemporains : œuvres et portraits du XXe siècle », 1923.
- ↑ Patrick-F. Barrer, L'histoire de Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992, p. 304.
- ↑ René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 331.
- ↑ Catalogue du Salon des indépendants, Grand Palais des Champs-Êlysées, Paris, 1928, no 106-107, p. 110
- ↑ Catalogue du Salon des Tuileries, pavillon de bois du Boulevard Lannes, Paris, 1928, p. 31
- ↑ Ramon Caral, « El pintor Créixams », Catalunya, non daté
- ↑ Rafael Benet, Tossa, Babel de les arts (1933-1936), éditions Glòria Bosch et Susanna Portell, 2023, p. 25.
- ↑ Francesc Fontbona, « Tossa, Babel de les arts (1933-1936) », El Temps, 18 février 2024
- ↑ Tossa Jueva : una colònia d'artistes en el període d'entreguerres, Pseudònim : Carquinyoli, 2024-2025
- ↑ Cèsar August Jordana, Infants, Barcelone, Edicions del Comissariat de Propaganda de la Generalitat de Catalunya, 1937.
- Paul Pétridès, Ma chance et ma réussite, Librairie Plon, Paris, 1978, pp. 30-33
- ↑ Site Ramon de Herrera-Créixams, biographie
- ↑ Notre cinéma, Nana de Herrera
- ↑ Jacques Lambert, Nana de Herrera, la gitane de Montparnasse, Fauves éditions, 2021
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- ↑ Bibliothèque Kandinsky, La Quinzaine d'art espagnol, fonds d'archives, 1942
- ↑ Idoia Murga Castro, « La Quinzaine de l'art espagnol : entre l'exil et l'occupation », Bulletin hispanique, 2018, pp.|291-308 (Cf. § 34)
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- Galerie André Roussard, Les années 1960 à 1969 à la Galerie Roussard
- Collection Carmen Thyssen-Bornemisza, Pere Créixams dans les collections
- ↑ « Une exposition à Gérone reflète l'échange culturel que Tossa de Mar a connu durant l'entre-deux-guerres », VilaWeb, 20 juillet 2007
- ↑ Musée ethnologique du Montseny, présentation des expositions, 2010
- Gemma Martin et Eduard Farré, Artistas de la Escuela de Paris i colección de relojes singulares - Fondo de arte de Crèdit Andorrà, éditions Banco Alcalà, 2014, p. 34
- ↑ Anna Ballbona, « Des paysages à portée de main qui nous reflètent », The New Barcelona Post, 10 octobre 2018
- ↑ « Le Musée d'Olot accueille jusqu'en mai l'exposition "L'art à Olot pendant la IIe République" », Garrotxa Digital, 6 février 2016
- ↑ Les Abattoirs, Picasso et l'exil - Une histoire de l'art espagnol en résistance, présentation de l'exposition, 2019
- ↑ « Modigliani y los años de ebullición artística parisina viajan hasta Almudí », 20 minutos, 3 septembre 2019
- ↑ Musée Pau Casals, El modernisme en les col-lecions de Vil-la Casals, présentation de l'exposition, 2021
- Sous la direction de Pilar Amanda Ramírez, Zuloaga, entre lo gitano y el flamenco, catalogue d'exposition, Hôpital royal de Grenade, 2022, p. 156
- Musée d'histoire de Gérone, Maternitats - Una mirada diversa, présentation de l'exposition, 2022
- Musée d'Art de Gérone, De Blanes à Cap de Creus, identité d'un paysage, dossier de presse, 2023
- Tamara Navarro, « La collection plus intime de la Fondation Vargas Zúñiga s'ouvre aux habitants de Salamanque », Tribuna salamanca, 25 avril 2024
- « Une collection particulière : Fondation Vargas-Zuñiga et Pérez-Lucas », Salamanca al día, 25 avril 2024
- ↑ Gérard Moliné, « La Sala Parés commémore le dialogue entre le passé et l'avenir de l'art figuratif entre les guerres », Tne New Barcelona Post, 7 janvier 2025
- ↑ Galerie Marc Domenech, Les années 20, présentation de l'exposition, 2025
- ↑ « Les années vingt entre tradition et modernité », Bonart, 21 mai 2025
- ↑ Musée Jakob Smits, Jong Landschap, présentation de l'exposition, 2025
- ↑ Waldemar-George, « Les expositions de peinture et de sculpture », L'Amour de l'art, 1925, p. 127
- ↑ Marcel Aymé, Créixams, éditions Galerie Paul Pétridès, Paris, 1949.
- ↑ Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993, p. 290.
- ↑ Musée national d'Art de Catalogne, Pere Créixams dans les collections
- ↑ Fondation Pau Casals, "Noia" dans les collections
- ↑ Fondation Pau Casals, "Groupe de figures" dans les collections
- ↑ Fondation Pau Casals, "Gitane" dans les collections
- ↑ de l'Empordà, Pere Créixams dans les collections, n° d'inventaire ME 1142
- ↑ « Fundación Amyc - Casa Museo Fuente del Rey », Conoce Madrid, décembre 2011
- ↑ « Un quadre de Créixams des germans LLoveras », El Propileu - Forum d'informations et de dialogue du Musée de Montserrat, n°23, décembre 2018, pp. 14-15
- ↑ Jordi Rodriguez-Amat, « 22 œuvres de la collection Riera, acquises par la Généralité en 1993, resteront en dépôt au Musée de la Garrotxa », Diari de Girona, février 1997
- ↑ Aqui Sem art, "L'exode" sous le pinceau de Pere Créixams (source : YouTube ; durée : 1'40")
- ↑ Josep Pericot, « Une visite au monastère de Sant Feliu de Guixols », Emporion, 24 août 2018
- ↑ J. Trillas, « Le musée municipal de Tossa de Mar reçoit un tableau de Pere Créixams en don », El Punt Avui,
- ↑ TV Tossa, Maria Rosa Pujoli Plants cedeix una pintura de Pere Créixams a Tossa (source : YouTube ; durée : 4'103)
- ↑ Musée de Valls, Mécènes : Fondation Rodón Giró
- ↑ Jordi París, « Musée de Valls - Origines et Collections », ouvrage collectif sous la direction de Bonaventura Bassegoda et Ignasi Dpmènech, Mercat de l'art, col-leccionisme i museus, 2017, Université autonome de Barcelone, 2018, p. 124
- Bonaventura Bassegoda et Ignasi Domenech, Mercat de l'art, col-leccionisme i museus, Universitat autònomia de Barcelona, 2024, pp. 19, 124, 127
- ↑ Bibliothèque-musée Víctor Balaguer, inventaire des collections, numéros 1552 et 1568.
- ↑ Harry Ransom Center, Inventaire de sa collection au Harry Ransom Center, n°66.62.149
- ↑ Musée Hyacinthe-Rigaud, inventaire des collections, numéros 39.15.1, 50.18.1, 62.15.1, 37.1.1
- ↑ Base Joconde, "Corrida", collections du Musée Hyacinthe-Rigaud
- ↑ Fitzwilliam Museum, Pere Créixams dans les collections
- ↑ Arantxa Masachs, « Jaume Mimó, mécène et collectionneur à Cerdanyola », conférence du 25 septembre 2009, Journées européennes du patrimoine, Musée d'art de Cerdanyola del Vallès, 25 septembre 2009
Annexes
Bibliographie
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- Jacques Lambert, Nana de Herrera, la gitane de Montparnasse, Fauves éditions, 2021.
- Cristina Solé Castells, « Malraux et les peintres catalans des avant-gardes du XXe siècle », Amitiés internationales André-Malraux, no 16 (« Malraux et l'Espagne : réception, histoire, littérature et art »), 2018, pp. 181-190 (extrait en ligne).
- Anaïs Bonnel, Pere Créixams - Montparnasse-Montmartre, 1916-1928, revue Présence d'André Malraux, hors-série n°III, éditions Amitiés internationales André-Malraux, Paris, avril 2011.
- Anaïs Bonnel, Benet, amic i critic de Créixams, vincle amb Catalunya, Quaderns Rafael Benet, Barcelona, Fundació Rafael Benet, .
- Anaïs Bonnel, Pere Creixams et Eddy du Perron, Présence d’André Malraux. Cahiers de l’Association Amitiés Internationales André-Malraux, Paris, 2008.
- Anaïs Bonnel, Pere Creixams i els amics de París, Berlín-Londres-París, Tossa…La tranquil-litat perduda, [catalogue de l'exposition], Girona, Centre Cultural de Caixa Girona, 2007.
- Anaïs Bonnel, Pedro Creixams (1893-1965), un artiste aux multiples identités, mémoire de DRA, École du Louvre, Paris, 2006. - 2 vol. (199, 185 f.) : ill. en noir et en coul. ; 30 cm. Mémoire de recherche : Paris, École du Louvre : sous la dir. de François René Martin : 2007.
- Rafael Benet (es), Cròniques d'art a la veu de Catalunya, 1934-1936, Fondation Rafael Benet, Barcelone, 2006 (consulter en ligne - « Invenció i convencií », pp. 274-275 ; « La taverna d'En Créixams », pp. 392-393)
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- Florent Fels, L'art vivant de 1900 à nos jours, éditions Pierre Cailler, Genève, 1950.
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- Patrice Buet (préface de Federico Beltrán Masses), Artistes espagnols de Paris, Revue moderne des arts et de la vie, Paris, 1943 (lire en ligne, pp. 30-31.
- Joan Merli (ca), « Art - Pere Créixams », Moments - La revista del nostre temps, 31 décembre 1936 (consulter en ligne, p. 9).
- René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, vol.1, Art & Édition, Paris, 1930.
- Nino Frank, « Artistes d'aujourd'hui - Créixams », L'Art vivant, 1929, p. 901 (lire en ligne).
- Joaquín Torres García, « Pere Créixams », Gaseta de les arts, mai 1929 (lire en ligne, pp. 121-125).
- Josep Maria Massip (ca), « Pere Créixams, home extraordinari », Joia (ca), no 5, juillet 1928, pp. 96-99.
- Tristan Rémy, « Pierre Creixams », revue Lueurs, Lyon, 1925 (lire en ligne, cité dans « Revue de la presse », L'Art vivant, 1925, p. 36).
Audiovisuel
- Reportage diffusé sur la télévision catalane de Barcelone TV3 le mardi (en ligne).
Conférences
- Anaïs Bonnet, Pere Créixams - Le Catalan de Monbtmartre, Association Walter-Benjamin / Banyulsinfo, Banyuls-sur-Mer, 10 mars 2018 ((visionner en ligne - Source : YouTube ; durée : 87'15")
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Per Catalunya, Les artistes catalans vus par la presse française : Pere Créixams (archives Fondation Josep-Irla).
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