Petfood

Aliments pour animaux de compagnie dans un rayon de supermarché
Vente de nourriture pour les chats sur le marché de Moscou

Le secteur du petfood désigne l'industrie produisant et commercialisant des aliments pour animaux de compagnie, qui sont ensuite vendus dans des supermarchés, des animaleries ou par des vétérinaires.

Histoire

James Spratt est le premier à confectionner et vendre des biscuits pour chiens à partir du milieu du XIXe siècle[1]. En 1922, les premières boîtes de conserve de nourriture pour animaux de compagnie sont commercialisées aux États-Unis par Chappel Brothers of Rockford, sous le nom de Ken-L Ration (en)[1]. Les croquettes apparaissent pendant la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle la viande étant rationnée, les boîtes de conserve ne sont plus commercialisées. Dans les années 1960, l'extrusion permet de fabriquer des croquettes plus légères, plus régulières et plus grandes[1].

Marché

Les experts de l'industrie du petfood ont récemment dévoilé des données indiquant que le marché des aliments pour animaux de compagnie a atteint une valeur de 112,96 milliards de dollars en 2023. Une croissance continue est prévue avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) estimé à 4,8% entre 2024 et 2032, projetant ainsi une valeur de marché de 172,26 milliards de dollars en 2032[2]. Cinq sociétés dominent l'industrie du petfood : Mars, Nestle Purina Petcare, J. M. Smucker, Hill's Pet Nutrition (du groupe Colgate-Palmolive), et Blue Buffalo (du groupe General Mills)[2].

En 2020, plus de deux millions de tonnes d'aliments sont fabriqués en France, dont environ la moitié est exportée[3].

En France

En France, les principales marques nationales sont Virbac, Royal Canin, Ultra Premium Direct, etc[4].

Le budget annuel moyen en 2024 s'établit à 490 euros pour les chiens et 316 euros pour les chats. En 2024, le secteur générait un chiffre d'affaires de 4,6 milliards d'euros[5].

Critique

Le petfood est une industrie dite sensible car il est souvent reproché aux dirigeants de ces groupes de faire d'énorme profits en nourriture pour animaux alors que des millions d'êtres humains ne mangent pas à leur faim. L'odeur qui se répand autour des sites de production est également source de critique, d'où la discrétion de la plupart des producteurs[6].

Notes et références

  1. (en) Sherry Lynn Sanderson, « Pros and Cons of Commercial Pet Foods (Including Grain/Grain Free) for Dogs and Cats », Veterinary Clinics of North America: Small Animal Practice, vol. 51, no 3,‎ , p. 529–550 (DOI 10.1016/j.cvsm.2021.01.009, lire en ligne, consulté le )
  2. « Mercado de Alimentos para Mascotas, Cuota, Informe 2024-2032 », sur informesdeexpertos.com (consulté le ).
  3. Valentine Chamard, « L'industrie du petfood se porte bien », sur Le Point vétérinaire, (consulté le ).
  4. Clélia Marra, « Aliments industriels physiologiques pour chiens et chats : analyse du crédit accordé aux informations fournies par le fabricant et à l’équilibre global de l’aliment, grâce à l’élaboration d’une grille d’évaluation de la créance » [PDF], sur CNRS, (consulté le )
  5. « Alimentation animale : comment les nouveaux entrants bousculent ce juteux marché », sur La Tribune, (consulté le )
  6. Philippe Villemus, Fous de chats  ! : Enquête sur une passion française, Éditions Management et Société, coll. « Questions de société », , 182 p. (ISBN 978-2-376-87461-4).
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