Petites Sœurs des pauvres
| Petites Sœurs des pauvres | |
| Institut de droit pontifical | |
|---|---|
| Approbation diocésaine | 29 mai 1852 par Brossay-Saint-Marc |
| Approbation pontificale | 9 juillet 1854 par Pie IX |
| Institut | congrégation religieuse |
| Type | apostolique |
| Spiritualité | école française de spiritualité |
| But | soin des personnes âgées |
| Structure et histoire | |
| Fondation | 1839 Saint-Servan |
| Fondateur | Jeanne Jugan |
| Abréviation | P.S.D.P. |
| Patron | Saint Joseph |
| Agrégé à | ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu |
| Site web | site officiel |
| Liste des ordres religieux | |
Les Petites Sœurs des pauvres (en latin : Congregatio parvarum Sororum pauperum) forment une congrégation religieuse féminine hospitalière de droit pontifical.
Histoire

maison-mère des Sœurs
Saint-Pern, (Ille-et-Vilaine)
La congrégation des Petites Sœurs des pauvres est fondée en 1839 par Jeanne Jugan (1792-1879) qui accueille une vieille aveugle dans sa modeste maison de Saint-Servan (aujourd'hui rattaché à Saint-Malo) où elle vit avec deux compagnes. Bientôt deux jeunes filles se joignent à elles pour les aider car d'autres femmes âgées demandent à être hébergées[1].
Le , les sœurs commencent à rédiger un règlement religieux en s'inspirant de la règle de saint Augustin ainsi que du Tiers-Ordre du Cœur de Marie car Jeanne Jugan est membre de cette association fondée par saint Jean Eudes. Des frères de Saint-Jean-de-Dieu complètent la règle qui est approuvée par l'évêque de Rennes le [2].
L'institut reçoit le décret de louange le . Il est civilement reconnu le par décret impérial[3]. Ses constitutions religieuses sont approuvées le par Léon XIII[4].
Les fondations se font d'abord dans l'Ouest de la France avec Rennes et Dinan (1846) et Tours (1847) puis dans le reste de la France à partir de 1849 avec Paris (rue Saint-Jacques) et Besançon. Elles ouvrent leur première maison à l'étranger avec Londres (1851). En 1880, la congrégation totalise 2400 sœurs dans 177 maisons réparties dans 10 pays (Angleterre, Belgique, Suisse, Écosse, Espagne, Irlande, États-Unis, Italie, Algérie et Tunisie[5]). Cet essor doit beaucoup au Père Ernest Lelièvre (1826-1889) qui réalise plus de 200 fondations en France et à l'étranger. En 1882, c'est la première fondation en Asie avec Calcutta, puis viennent les premières fondations en Océanie en 1884 avec l'Australie et en Amérique du Sud avec le Chili en 1885[6].
Activités et diffusion
Les Petites Sœurs des pauvres se dévouent au soin des personnes âgées.
Elles sont présentes en[7]:
- Europe : France, Belgique, Espagne, Irlande, Italie, Malte, Portugal, Royaume-Uni.
- Amérique : Argentine, Chili, Colombie, États-Unis, Pérou.
- Asie : Corée du Sud, Hong Kong, Inde, Malaisie, Philippines, Sri Lanka, Taïwan, Turquie.
- Afrique : Algérie, Bénin, Congo, Kenya, Nigeria.
- Océanie : Australie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Samoa.
La maison-mère est à Saint-Pern en Ille-et-Vilaine.
En 2017, la congrégation comptait 2 210 sœurs dans 182 maisons[8].
Notes et références
- ↑ Armogathe et Vauchez 2019, p. 637 à 640.
- ↑ Paulette Leblanc, Jeanne Jugan, Lulu, (ISBN 9781291256345), p. 38
- ↑ Guillotin de Corson 1882, p. 577.
- ↑ Rocca 1980, p. 1623-1624.
- ↑ Guillotin de Corson 1882, p. 578-580.
- ↑ Bienfait 369, p. 2001.
- ↑ « Toutes les maisons par ordre alphabétique » (consulté le )
- ↑ (it) Annuaire pontifical, Vatican, Librairie éditrice vaticane, , 2329 p. (ISBN 978-88-209-9975-9 et 88-209-9975-7), p. 1589
Bibliographie
- Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, t. III, Rennes, Fougeray, , 699 p. (lire en ligne).

- Anonyme, L'œuvre des Petites Sœurs des Pauvres, Besançon, Jacquin, , 120 p. (lire en ligne)
- Marie-Odile de Saint-Pierre Bienfait, « Petites Sœurs des Pauvres », dans Daniel-Odon Hurel (dir.), Guide pour l'histoire des ordres et des congrégations religieuses France XVIe au XXe siècle, vol. 111, Brepols, coll. « Bibliothèque de l'École des Hautes Études, Sciences Religieuses », (ISBN 9782503561059), p. 369-370.

- (it) Giancarlo Rocca, « Piccole sorelle dei poveri », dans Guerrino Pelliccia e Giancarlo Rocca, Dizionario degli Istituti di Perfezione (DIP), vol. VI, Milan, Edizioni paoline, , p. 1623-1624.
. - Jean-Robert Armogathe et André Vauchez, Dictionnaire des saints et grands témoins du christianisme, CNRS, (ISBN 9782271128973), p. 637 à 640.
. - Louis Baunard, Ernest Lelièvre et les fondations des Petites sœurs des pauvres, Paris, Poussielgue, , 496 p. (lire en ligne)
- Ombline de La Villéon, Jeanne Jugan, Fondatrice des Petites Sœurs des pauvres, La Bonne Presse, Paris, 1939.
- André-M. Cimichella, Bienheureuse Jeanne Jugan, fondatrice des Petites Sœurs des pauvres, Éditions Jésus-Marie et notre temps, Montréal, 1983.
- Eloi Leclerc, Jeanne Jugan, le Désert et la Rose, Desclée de Brouwer,2000.
- Eloi Leclerc, Sainte Jeanne Jugan, Tendresse de Dieu pour la Terre, DDB, 2009.
- (en) Cardinal Gabriel-Marie Garrone, Poor in spirit - the spirituality of Jeanne Jugan, foundress of the Little Sisters of the Poor, Darton, Longmann & Todd, 1975.
- (en) Alexandre Leroy, History of the Little Sisters of the Poor.
Liens externes
- Site officiel
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