Phare de Port-la-Chaîne

| Coordonnées |
48° 51′ 33″ N, 3° 07′ 52″ O |
|---|---|
| Localisation |
| Construction |
1863 |
|---|---|
| Automatisation |
Oui |
| Gardienné |
Oui |
| Visiteurs |
Non |
| Hauteur |
5 m |
|---|---|
| Élévation |
12 m |
| Matériau |
maçonnerie |
| Portée | |
|---|---|
| Feux |
feu blanc à occultations toutes les 4 secondes |
| Aide sonore |
Non |
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Le phare de Port-la-Chaîne (parfois aussi appelé « feu de Port-la-Chaîne »[1], voire en abrégé « feu de la Chaîne »[2]) est un phare en France. Il se situe au lieu-dit Port-la-Chaîne, dans la commune de Pleubian, canton de Lézardrieux, département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne[3],[4].
Description
Port-la-Chaîne est une maison-phare[1],[5],[6] blanche et rouge[2] sur deux niveaux : un rez-de-chaussée qui comportait autrefois un bureau, un magasin pour l’huile alimentant le feu et du matériel d’entretien, et un étage mansardé où se trouvait la chambre du gardien, la chambre du feu et un petit grenier[3]. De nos jours le rez-de-chaussée est aménagé avec une petite cuisine, un séjour et une chambre. Il y a une autre chambre à l’étage[5]. La maison est de petite taille : le bâtiment principal mesure 8 mètres de longueur sur 7 de large et 5 de haut. Il est de plan rectangulaire, construit en maçonnerie (moellon) lisse, avec les chaînes d'angles et les encadrements de fenêtres en pierre de taille apparente (granite) grise. Un appentis, également en maçonnerie de moellons, est accolé au pignon Nord-Est du rez-de-chaussée du bâtiment principal. Long de 4,40 mètres et large de 3,20, il sert de cuisine. Les murs du bâtiment principal et de l’appentis sont blancs[3].
La couverture est un toit à longs pans en ardoise. Au milieu de la toiture orientée Nord-Ouest, à l’étage mansardé, il y a un fronton triangulaire montant jusqu'au faîtage de la toiture, peint en rouge et servant d'amer. L'appareil d'éclairage est placé à l'extérieur, sur une tablette en saillie soutenue par deux consoles en triangle rectangle, devant une fenêtre cintrée située au milieu du fronton. Les chaînes d'angles du fronton sont en pierre de taille apparente grise, comme celles du rez-de-chaussée, de même que l’encadrement de la fenêtre cintrée, la tablette et les consoles qui la soutiennent. Le nom du phare « PORT LA CHAINE » (sans tirets de séparation) est inscrit sous la tablette, en lettres majuscules rouges sur le fond blanc de la façade du rez-de-chaussée[3]. Le feu, au premier étage, est à une hauteur de 5 mètres[1]. Sa portée est de 11,5 milles marins (21 kilomètres)[6].
La maison-phare est sur un terrain clôturé d'un mur d'enceinte[7] et positionnée sur un petit monticule dominant la crique de Port-la-Chaîne[3], à quelques mètres de la plage[5], près d'un ancien moulin[3] (moulin de la Chaîne) à l'entrée du Jaudy[2].
Historique
En 1857, les marins, commerçants et notables de Tréguier ont signé une pétition réclamant la création de deux feux pour baliser[3] la Grande passe d'accès au chenal du Jaudy[6],[2],[1] (rivière de Tréguier) et signaler la nuit les deux rochers situés à son embouchure : « le Corbeau » et « la Pierre à l'Anglais ». La commission nautique proposa donc la construction de deux feux sur la côte à Pleubian, près des amers alors constitués par les moulins de Port-la-Chaîne et de Saint-Antoine. Les deux maisons-phares furent construites en régie par le service des Phares et Balises, entre 1862 et 1863[3]. La maison-phare de Port-la-Chaîne constituait alors le feu antérieur d’un alignement à 137 degrés avec la maison-phare de Saint-Antoine[2],[1], en retrait dans les terres[7] (feu postérieur) sur les hauteurs du hameau de Saint-Antoine[8], à 1400 mètres plus au Sud. Elle était construite sur les mêmes plans que la maison-phare de Port-la-Chaîne[3].
Cette dernière a été construite en 1863 et le feu a été allumé le . C’était un feu fixe blanc[2]. Le bâtiment principal ne connut pas de transformations importantes, mais le nombre de pièces du logement des gardiens a été augmenté en 1888 par la construction de l’appentis, servant de cellier et de buanderie, contre le mur pignon, à droite de la porte d'entrée. En 1890, le ministre approuva le projet de réfection de la toiture en zinc. Après la Seconde Guerre mondiale[3], le feu fut automatisé et électrifié en 1947[2], étant raccordé au réseau EDF par une ligne électrique. L’année suivante, en 1948, il fut raccordé à celui de Saint-Antoine, en vue de synchroniser les deux feux. À cette époque les feux fixes d'horizon n'étaient plus recommandés, et le feu fut donc transformé en feu à occultations[3] toutes les 4 secondes, de couleur blanche, en [2]. Une partie des huisseries de la maison a aussi été remplacée[3].
En 2021 un changement radical est intervenu : le service des Phares et balises de Pleubian[8] a supprimé le feu de Saint-Antoine[7] après plus de 150 ans de service. L’alignement des deux feux ayant disparu, le feu de Port-la-Chaîne a été transformé en un feu à secteurs, avec trois secteurs rouge, blanc et vert. On est correctement aligné sur le chenal d’accès au mouillage de Port-la-Chaîne si on voit le secteur blanc. Le service des Phares et balises a justifié cette transformation par trois raisons : économie de temps, puisque les agents n’auront plus à entretenir la végétation afin qu’elle ne masque pas la vue du feu de Saint-Antoine ; économie de temps et d’argent, puisqu’il n’y aura plus qu’un feu à entretenir ; économie d’énergie, car il utilisera de nouvelles lampes moins énergivores. La portée des feux des balises situées à l’entrée du chenal a été doublée à cette occasion. Ce nouveau balisage a été soumis à une commission nautique locale, qui rassemblait des élus et des utilisateurs, et n’a émis aucune objection[8].
La maison-phare de Port-la-Chaîne, où il n’y a plus de gardien de phare, est aujourd'hui utilisée comme gîte de vacances par l'association du personnel des Phares et Balises qui gère le bâtiment[3] et peut être louée par les ressortissants via l’Association sportive, culturelle et d'entraide de l'Environnement des Côtes-d’Armor (ASCEE 22)[5].
Notes et références
- admin, « Rivière du Jaudy - Feu de Port-la-Chaîne », sur PLEINS FEUX SUR LES PHARES, (consulté le ).
- « Côtes d'Armor », sur Phares & Feux des côtes de France (consulté le ).
- Prigent Guy, « Phare de Port-la-Chaîne (Pleubian) », sur POP : la plateforme ouverte du patrimoine, (consulté le ).
- ↑ Prigent Guy, « Phare de Port-la-Chaîne (Pleubian) », sur Inventaire Général du Patrimoine Culturel, (consulté le ).
- « 60 - Maison-phare de Port-la-Chaîne à Pleubian », sur Site internet de la FNASCE, des URASCE et des ASCE, (consulté le ).
- Randos Plestinaises, « Sémaphore de Port la Chaîne - Pleubian », sur cirkwi, (consulté le ).
- « Maison Phare de Port la Chaine », sur Office de Tourisme Bretagne Côte de Granit Rose (consulté le ).
- « Pleubian. Le feu de Port-la-Chaîne a été modifié », sur Ouest-France, (consulté le ).
Bibliographie
- Anastase Thomassin, Pilote côtier, Côtes Nord de la France, troisième partie : Des Héaux de Bréhat au cap de la Hague, Paris, Challamel aîné, , p. 357.
Annexes
Articles connexes
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