Phare de Trévignon

Phare de Trévignon
Localisation
Coordonnées
47° 47′ 60″ N, 3° 51′ 30″ O
Localisation
Histoire
Automatisation
Oui
Gardienné
Non
Visiteurs
Non
Architecture
Hauteur
8 m
Équipement
Portée
14 milles (secteur blanc)
11 milles (secteurs rouge et vert)
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Le phare de Trévignon (aussi parfois appelé « feu de Trévignon »)[1] est un phare en France. Il se situe sur la digue du port de la pointe de Trévignon, dans la commune de Trégunc, département du Finistère, en région Bretagne.

Description

Trégunc, située entre Concarneau et Pont-Aven, est une commune de 7 000 habitants dans le Finistère Sud, proche de Névez. Elle est située sur le littoral et comporte plusieurs plages, dunes et étangs, le long d’un cordon dunaire de six kilomètres de long qui va de la pointe de la Jument à la Pointe de Trévignon[2]. La pointe de Trévignon, qui s'avance dans l'océan vers le sud-ouest, constitue le point le plus au sud de la commune de Trégunc[3]. Classée par le Conservatoire du littoral, elle marque la fin du cordon dunaire de six kilomètres, alternant étangs et zones humides. Ce site est un refuge pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, ce qui en fait un lieu privilégié pour l’observation de la faune aviaire[4].

La pointe de Trévignon comporte un petit port de pêche, protégé par une digue d’un côté et de l’autre côté[2] par un îlot réuni à la terre par un brise-lames[5]. Le phare se trouve sur cet îlot[2],[5],[6] et on peut le rejoindre à pied par la digue[6],[7]. C’est une tour de section carrée[5],[8], de huit mètres de hauteur[5],[8],[9]. Sa base carrée, de 2,50 mètres de côté, est en moellons[5] et la partie haute est en béton armé[5],[7],[9]. Le phare est peint en blanc et vert[4],[6],[7] : la tour est blanche, tandis que la plate-forme au sommet, entourée par un muret reposant sur de faux mâchicoulis en arc (trois sur chaque face de la tour carrée), et la lanterne sont verts. Son nom est peint en lettres majuscules blanches sur le muret vert : « TREVIGNON ». À la base du phare, une porte, également peinte en vert, permet d’accéder à l’intérieur. Sur le côté de la tour, une échelle, sécurisée par une cage tubulaire en grillage, permet d’accéder à la plate-forme. Des panneaux photovoltaïques sont fixés en oblique à l’extérieur du muret.

Le phare sert d’amer en plein jour. Il constitue un alignement à 37 degrés avec un château d'eau situé dans les terres, à 43 mètres d’altitude sur une colline. Le feu est à occultations (3+1 toutes les 12 secondes)[8] avec des secteurs blanc, rouge et vert. Sa portée est de 14 milles pour le secteur blanc et de 11 milles pour les secteurs rouge et vert[8],[9].

Historique

La côte de Trégunc est un endroit dangereux pour les navires, et de nombreux bateaux se sont échoués sur ses récifs au XVIIIe et au XIXe siècles[5]. Lorsque le grand programme de construction de phares sur le littoral français a été lancé en 1825, la pointe de Trévignon n’était pas prioritaire[8]. Pourtant, un rapport des Ponts et Chaussées du fait état d’une série d’écueils forts dangereux aux abords de Trévignon. Une première délibération du conseil municipal de Trégunc du demande l’établissement d’un feu permanent sur la pointe de Trévignon. Cette demande est rejetée par la Commission des phares[5], et la Première Guerre mondiale qui éclate la même année met en sommeil le projet.

La paix revenue, le conseil municipal de Trégunc réitère sa demande le . Les communes de Trégunc, Lanriec, Concarneau, Beuzec-Conq, Névez et le conseil général s’engagent à financer la construction d’un phare à hauteur de 55 000 francs. Cette fois, la demande est acceptée par la commission des Phares du . Les ingénieurs proposent donc la création d’un feu à acétylène, sans gardien, sur un îlot relié à la terre par la jetée construite en 1892 et surélevée en 1903[5].

Ce qui a changé la donne est l’évolution de la technologie. Jusqu’à fin du XIXe siècle, beaucoup de constructions étaient réalisées à la chaux, suivant une technique découverte par les Romains sur les pentes du Vésuve. L’invention du ciment Portland va permettre de construire de manière plus rapide et économique. Ce matériau permet de réaliser des ouvrages d’une hauteur maximale de 5 à 7,60 mètres. À partir de 1924, quatre petits phares sont construits à l’économie dans la région : les phares de Pouldohan et Trévignon en 1924, ceux de Pors Poulhan et Merrien en 1927[8]. Le phare de Trévignon est construit durant l’année 1924[7],[4] et mis en service la même année[9]. Les premiers essais d’allumage de nuit ont lieu au mois de septembre, puis le phare est définitivement mis en service dans la nuit du 1er au [5].

Son entretien est à la charge de la commune. En 1930, la portée du secteur blanc était de dix milles, celle du secteur rouge de cinq milles et celle du secteur vert de quatre milles. L’électrification du feu est décidée en 1937. La mise en service s’effectue en 1938, augmentant la portée : en 1940, elle est mesurée à 14 milles pour le secteur blanc, dix pour le rouge et neuf pour le vert. En 1950, la commission des Phares propose que le feu fixe devienne un feu à occultations, dispositif déjà à l’essai depuis le . En 1961, les verres de couleur sont remplacés par des écrans colorés extérieurs. En 1964, la commune décide de construire un môle extérieur pour prolonger le brise-lames existant. La commission des phares décide donc de signaler sa nouvelle extrémité par un feu vert[5]. C’est une colonne verte de quatre mètres de hauteur. Alimenté en électricité par des panneaux photovoltaïques, le fanal émet un flash blanc d’une portée de huit miles [8].

Notes et références

  1. Victor Bolzer, « Phares de Cornouaille : à Trévignon, le feu comme « symbole de la pointe » », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  2. ETLF, « Visite de la Pointe de Trévignon en Bretagne ! », sur La Loupe Tourisme, (consulté le ).
  3. « Phare de Trévignon », sur cirkwi (consulté le ).
  4. Charly, « Pointe de Trévignon (Finistère) : Que voir, que faire et nos conseils », sur Long Beach Cannes, (consulté le ).
  5. Maurice Tanguy, « Le phare de la pointe de Trévignon », sur Les Amis du Patrimoine de Trégunc, (consulté le ).
  6. chawax, « Trégunc et la pointe de Trévignon », sur Terres Celtes, (consulté le ).
  7. Simon Lagadec, « Explorer la Pointe de Trévignon : petit coin de paradis du Finistère Sud », sur Port d'Attache, (consulté le ).
  8. Oldcrowexpress, « Pointe de Trévignon », sur Phares et Radio de F5OHH, (consulté le ).
  9. admin, « Feu de la pointe de Trévignon », sur PLEINS FEUX SUR LES PHARES, (consulté le ).

Annexes

Articles connexes

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