Phi Pegasi

φ Pegasi
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de Phi Pegasi, obtenue à partir des données du satellite Hipparcos[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 23h 52m 29,288s[2]
Déclinaison +19° 07′ 13,02″[2]
Constellation Pégase
Magnitude apparente 5,05 à 5,12[3]

Localisation dans la constellation : Pégase

(Voir situation dans la constellation : Pégase)
Caractéristiques
Stade évolutif AGB[4]
Type spectral M2,5 IIIb[5]
Indice U-B +1,599[6]
Indice B-V +1,878[6]
Variabilité SRb présumée[3]
Astrométrie
Vitesse radiale −7,75 ± 0,15 km/s[7]
Mouvement propre μα = −7,27 mas/a[2]
μδ = −35,40 mas/a[2]
Parallaxe 7,05 ± 0,27 mas[2]
Distance 460 ± 20 al
(142 ± 5 pc)
Magnitude absolue −0,70[8]
Caractéristiques physiques
Masse 1,57 M☉[9]
Rayon 62,7 R☉[10]
Gravité de surface (log g) 0,81[10]
Luminosité 1 122 L☉[9]
Température 3 600 K[9]
Métallicité [Fe/H] = 0,0[9]

Désignations

φ Peg, 81 Peg, BD+18°5231, FK5 898, HD 223768, HIP 117718, HR 9036, SAO 108878[11]

Phi Pegasi (en abrégé φ Peg) est une étoile variable de cinquième magnitude de la constellation de Pégase. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, elle est située à environ 460 années-lumière de la Terre. Il s'agit d'une géante rouge variable semi-régulière dont la magnitude apparente varie entre 5,05 et 5,12.

Environnement stellaire

Phi Pegasi présente une parallaxe annuelle de 7,05 ± 0,27 mas mesurée par le satellite Hipparcos[2], ce qui indique qu'elle est distante de 460 ± 20 a.l. (∼ 141 pc) de la Terre. Elle se rapproche du Système solaire à une vitesse radiale de −8 km/s[7]. À cette distance, la magnitude visuelle de l'étoile est diminuée de 0,15 en raison de l'extinction crée par la poussière interstellaire[7].

Elle apparaît être une étoile seule, car on ne lui connaît pas de compagnon stellaire avec qui elle serait physiquement associée au sein d'un système[5].

Propriétés

Phi Pegasi est une géante rouge de type spectral M2,5 IIIb[5]. Cette étoile évoluée est située sur la branche asymptotique des géantes (AGB) du diagramme de Hertzsprung-Russell[4]. On estime qu'elle est 1,6 fois plus massive que le Soleil[9], mais son rayon est 63 fois plus grand que le rayon solaire[10]. Elle est plus de 1 100 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 3 600 K[9].

Phi Pegasi est présumée être une étoile variable semi-régulière de sous-type SRb. Sa magnitude apparente varie entre 5,05 et 5,12[3] et sa variabilité a été découverte lors de l'analyse des données du satellite Hipparcos[12]. La photométrie d'Hipparcos donne une amplitude de variation de 0,0148 en magnitude et une fréquence de 11,4 cycles par jour[13].

Notes et références

  1. ↑ (en) « /ftp/cats/more/HIP/cdroms/cats », sur cdsarc.cds.unistra.fr, Centre de Données astronomiques de Strasbourg (consulté le )
  2. (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  3. (en) « VSX : Detail for phi Peg », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le )
  4. (en) Olin J. Eggen, « Asymptotic giant branch stars near the sun », The Astronomical Journal, vol. 104, no 1,‎ , p. 275–313 (DOI 10.1086/116239, Bibcode 1992AJ....104..275E)
  5. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  6. (en) Adelina Gutierrez-Moreno et al., A System of photometric standards, vol. 1, Publicaciones Universidad de Chile, Department de Astronomy, , 1–17 p. (Bibcode 1966PDAUC...1....1G)
  7. (en) B. Famaey et al., « Local kinematics of K and M giants from CORAVEL/Hipparcos/Tycho-2 data. Revisiting the concept of superclusters », Astronomy & Astrophysics, vol. 430, no 1,‎ , p. 165–186 (DOI 10.1051/0004-6361:20041272, Bibcode 2005A&A...430..165F, arXiv astro-ph/0409579)
  8. ↑ (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  9. (en) C. Charbonnel et al., « Lithium in red giant stars: Constraining non-standard mixing with large surveys in the Gaia era », Astronomy & Astrophysics, vol. 633,‎ , article no A34 (DOI 10.1051/0004-6361/201936360, Bibcode 2020A&A...633A..34C, arXiv 1910.12732)
  10. (en) I. McDonald, A. A. Zijlstra et R. A. Watson, « Fundamental parameters and infrared excesses of Tycho-Gaia stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 471, no 1,‎ , p. 770 (DOI 10.1093/mnras/stx1433 Accès libre, Bibcode 2017MNRAS.471..770M, arXiv 1706.02208)
  11. ↑ (en) * phi Peg -- Long-Period Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  12. ↑ (en) E. V. Kazarovets et al., « The 74th Special Name-list of Variable Stars », Information Bulletin on Variable Stars, vol. 4659,‎ , p. 1–27 (Bibcode 1999IBVS.4659....1K, lire en ligne)
  13. ↑ (en) Chris Koen et Laurent Eyer, « New periodic variables from the Hipparcos epoch photometry », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 331, no 1,‎ , p. 45–59 (DOI 10.1046/j.1365-8711.2002.05150.x Accès libre, Bibcode 2002MNRAS.331...45K, arXiv astro-ph/0112194)

Liens externes

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