Philippe Lekeuche
| Naissance |
Tournai Belgique |
|---|---|
| Nationalité | Belge |
| Pays de résidence | Belgique |
| Profession |
Psychologue |
| Activité principale |
Poète |
| Langue d’écriture | Français |
|---|---|
| Genres |
Poésie |
Œuvres principales
- Si je vis (1988)
- Celui de rien (1993)
- L'Homme traversé (2003)
- L'éperdu (2010)
Compléments
Membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique depuis 2017
Philippe Lekeuche, né le à Tournai, est un poète, docteur en psychologie et professeur d'université. Il est membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Biographie
Parcours littéraire
Issu d'un milieu modeste, il écrit son premier poème en , à l'âge de 12 ans et se passionne pour l'oeuvre de Charles Péguy[1]. En 1968, il rencontre la poétesse Madeleine Gevers[2] qui lui enseigne durant dix ans la technique poétique. Elle-même a été l'élève de Michel de Ghelderode[3]. Il est accueilli, en 1970, chez Maurice Carême qui lui transmet une série d'enseignements et le convainc de renoncer à son pseudonyme de l'époque et de signer désormais ses poèmes de son nom propre[4].
En 1976, sous le conseil du Professeur Jacques Schotte dont il est l'un de ses étudiants, il s'intéresse à la poésie allemande et lit, dans le texte original, les œuvres de Friedrich Hölderlin et Rainer Maria Rilke. La même année, le Professeur Alphonse De Waelhens, philosophe et traducteur de Heidegger, l'invite à participer à son séminaire privé de psychanalyse dans les combles de l'Institut de Philosophie à Leuven[réf. souhaitée].
En 1978, il fait la rencontre du poète et écrivain belge Albert Ayguesparse, membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique qui publie plusieurs de ses poèmes dans la revue Marginales[5].
En , Lekeuche accomplit son service militaire durant lequel, blessé à la jambe et hospitalisé durant un mois à Anvers, il écrit une étude sur Arthur Rimbaud qui paraît dans Les Cahiers internationaux de symbolisme de Claire Lejeune en 1983[6].
En 1985, Maurice Blanchot, romancier et critique littéraire français, lui écrit plusieurs lettres à la suite de l'envoi de quelques poèmes dactylographiés. Dans l'une d'elles, Blanchot lui écrit : « Ne vous laissez influencer par personne, pas même par Dieu »[note 1].
En 1987[4], il rencontre Gérard Fabre, fondateur des Éditions Cadex qui publie son premier livre Le Chant du destin, avec une préface de Jacques De Decker et des peintures monochromes du peintre Jean Dalemans. En 1988, Si je vis paraît aux Éditions Les Éperonniers dans la collection Feux que dirigeait Liliane Wouters[5]. Jean Tordeur consacre un article élogieux à Si je vis dans le quotidien Le Soir[7].
En 1992, il écrit une étude sur Conservateur des charges de Jean Tordeur, qui est publiée dans la revue Source de la Maison de la Poésie de la ville de Namur que dirige le poète Eric Brogniet[réf. souhaitée]. Le , par l'entremise d'Alain Bosquet, le quotidien Le Figaro publie son poème L'étranger[réf. souhaitée].
En 1995, Claude-Michel Cluny consacre un article très élogieux au dernier recueil du poète, L'existence poétique, dans le numéro de novembre du magazine Lire[8]. La même année, il reçoit le Prix triennal de poésie de la Communauté française[4].
Le , André Velter dédie son émission Poésie sur parole (sur France Culture[9] ) à Le plus fou des hommes et Le feu caché qui viennent de paraître. Le de cette année, Thierry Génicot consacre son émission radiophonique La pensée et les hommes (RTBF) à ces deux mêmes recueils[réf. souhaitée].
En paraît L'Éperdu. Jean-Claude Hauc y consacre un article dans Les Lettres françaises où il écrit : « L'extrême abandon à ce que nous ignorons et le refus de toute imposture caractérisent depuis toujours la démarche de Lekeuche, faisant songer au courage poétique dont parle Hölderlin »[10]. De même, Pierre Maury dans Le Soir[11], qui avait, en 2008 également, consacré un autre article au poète[12].
Outre de nombreux articles dans le domaine de la psychologie clinique, Lekeuche est l'auteur d'articles sur des poètes ou écrivains contemporains[réf. souhaitée] tels que Jean-Claude Hauc, Eric Brogniet, Fabien Abrassart, Yves Namur[13], Jean-Marie Corbusier, Jean Tordeur ou encore Liliane Wouters qui lui fait don, en 2013, d'une préface pour Le jour avant le jour.
En 2015[5], le numéro 57 de la revue Nu(e), coordonné par Myriam Watthee-Delmotte, directrice de recherche au F.N.R.S. et professeur à l'UCL, est consacré à sa poésie et rassemble de nombreuses contributions de plasticiens, de poètes et d'universitaires tant belges qu'étrangers.
Pour Philippe Lekeuche, la poésie n'est pas qu'une affaire de langue. La substance du poème est vivante, issue de la vie concrète, travaillée par une transcendance et incluant en elle un noyau d'absolu, une divine étincelle[réf. souhaitée].
Par ailleurs, il collabore avec diverses revues littéraires[14] : Le journal des poètes, Francophonie vivante, Les Lettres françaises.
Philippe Lekeuche est élu le [15] à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, au fauteuil 12, où il succède à Liliane Wouters.
Il est nommé Directeur de l'Académie pour l'année 2026[réf. souhaitée].
Le , il y prononce sa conférence : "Au sujet de l'amour : Freud, Pascal, Kafka"[16].
Parcours académique
En 1973, il entame des études de psychologie[5] et obtient son doctorat le , parmi le Jury figurent Henri Maldiney et Roland Kuhn.
En 1980, il séjourne au Szondi Institut à Zürich où il travaille avec Léopold Szondi, psychiatre et psychanalyste hongrois, fondateur de l'Analyse du destin (Schicksalsanalyse) et dont il sera le dernier élève[réf. souhaitée].
En 1983, alors assistant du Professeur Jacques Schotte, il donne à l'Université de Louvain un cours de trente heures sur Les Frères Karamazov[5] de Fiodor Dostoïevski[note 2].
De 1984 à 1993[1], il s'occupe de grands toxicomanes, soignés en communauté thérapeutique au Centre d'Accueil et de Traitement du Solbosch à Bruxelles. De 1993 à 2001[1], il s'occupe de schizophrènes au sein de l'Unité 21 du service psychiatrique des Cliniques universitaires Saint-Luc. De 2002 à 2019[1], il est psychothérapeute au Centre de Guidance de Louvain-la-Neuve.
Il est nommé professeur de psychologie clinique à l'Université de Louvain en 1994. Il est l’initiateur en 2007 d’un cours inter-facultaire intitulé Psychologie, Littérature et Création auquel il invita de nombreux écrivains[5]. Dans ce cadre, il se penche tout particulièrement sur le rapport entre la création en art et son approche psychanalytique, dirigeant ainsi des études sur Kafka, Virginia Woolf, Duras, Nietzsche, etc[17].
En 2019, il devient professeur émérite de l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve[5]. Il est également membre du Psychological Sciences Research Institute et du Centre de Recherche sur l’imaginaire[5].
Publications
Poésie
- Philippe Lekeuche, Poème de la folie retrouvée, Paris, Éditions Saint-Germain-des-Prés, coll. « À l'écoute des sources » (no 3), , 46 p. (ISBN 978-2-2430-2045-8).
- Philippe Lekeuche (préf. Jacques De Decker), Le chant du destin, Montpellier, Cadex, coll. « L'ostiaque », 75 p. (ISBN 978-2-9059-1005-9).
- Philippe Lekeuche, Si je vis, Les Éperonniers, , 90 p. (ISBN 978-2-8713-2188-0).
- Philippe Lekeuche, Quatre écoutes du tonnerre, Montpellier, Cadex, coll. « L'ostiaque », , 98 p. (ISBN 978-2-9059-1017-2).
- Philippe Lekeuche, Celui de rien, Bruxelles, Les Éperonniers, .
- Philippe Lekeuche, L'existence poétique, Montpellier, Cadex, (ISBN 978-2-9059-1054-7).
- Philippe Lekeuche, L'État rebelle, Bruxelles, Les Éperonniers, coll. « Feux », , 82 p..
- Philippe Lekeuche, Solaire, Montpellier, Cadex, , 72 p. (ISBN 978-2-9133-8802-4).
- Philippe Lekeuche, L'Homme traversé : sonnets de la passion, Montpellier, Cadex, .
- Philippe Lekeuche (ill. Serge Lunal), Cette maladie, au nom perdu, Rémoulins-Sur-Gardon, Jacques Brémond, coll. « Le premier Cent », , 30 p. (ISBN 978-2-9100-6398-6).
- Philippe Lekeuche, Le plus fou des hommes, Châtelineau, Le Taillis Pré, coll. « Poésie », , 118 p. (ISBN 978-2-8745-0024-4).
- Philippe Lekeuche, Le Feu caché, Montreuil-Sur-Brèche, Éditions des Vanneaux, , 90 p. (ISBN 978-2-9160-7126-8).
- Philippe Lekeuche (ill. Jean Dalemans), L'Éperdu, Billère, L'Herbe qui tremble, , 88 p. (ISBN 978-2-9182-2002-2).
- Philippe Lekeuche (préf. Liliane Wouters, ill. Isabelle Nouwynck), Le jour avant le jour, Châtelineau, Le Taillis Pré, , 99 p. (ISBN 978-2-8745-0075-6).
- Philippe Lekeuche (ill. Alain Dulac), Une vie mélangée, Billère, L'herbe qui tremble, , 80 p. (ISBN 978-2-9182-2023-7).
- Philippe Lekeuche, L'Éclat noir du désir : Poèmes 1988-1998, Châtelineau, Le Taillis Pré, , 250 p. (ISBN 978-2-8745-0097-8).
- Philippe Lekeuche (ill. Jean Dalemans), Poème à l'impossible, Châtelineau, Le Taillis Pré, , 72 p. (ISBN 978-2-8745-0125-8).
- Philippe Lekeuche (ill. Isabelle Nouwynck), L'Épreuve, Billère, L'herbe qui tremble, (ISBN 978-2-4914-6218-5).
- Philippe Lekeuche (postface René de Ceccatty), Élégies, Billère, L'herbe qui tremble, , 102 p. (ISBN 978-2-4914-6279-6).
- Philippe Lekeuche, Malamour, Bruxelles, Edern, , 108 p. (ISBN 978-2-3907-5211-0).
Études critiques
- Philippe Lekeuche, « Le destin d'Arthur Rimbaud », Cahiers Internationaux de Symbolisme, nos 45-46-47, .
- Philippe Lekeuche, « Création poétique et sublimation (Conférence d'Orléans) », La Revue psypropos, , p. 67-75.
Prix et distinctions
- 1988 : Prix Émile Polak pour Si je vis, Les Éperonniers, 1988[18] ;
- 1996 : Prix triennal de poésie de la Communauté française 1996-1999 pour Celui de rien, Les Éperonniers, 1993)[19] ;
- 2005 : Prix Jean Kobs pour L'Homme traversé, Cadex, 2003[20] ;
- 2011 : Prix Maurice Carême de poésie pour L'éperdu, L'herbe qui tremble, 2010[21] ;
- 2022 : Finaliste du Prix Mallarmé[réf. souhaitée] ;
- 2025 : Finaliste du Prix Apollinaire[réf. souhaitée].
Notes et références
Notes
Références
- « Philippe Lekeuche : la poésie, ce salut provisoire et fragile », sur Le Carnet et les Instants (consulté le )
- ↑ Francine Ghysen, « La Poésie, à l’arraché », sur Le Carnet et les Instants, (consulté le )
- ↑ Madeleine Gevers, Michel retrouvé, inédit, Archives et Musée de la Littérature, Bruxelles
- « LEKEUCHE Philippe - Maison de la poésie et de la langue française de Namur », (consulté le )
- « Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique : Philippe Lekeuche », sur www.arllfb.be (consulté le )
- ↑ « Cahiers_l », sur psyche.com (consulté le ).
- ↑ Jean Tordeur, « Philippe Lekeuche poète nouveau »
, sur lesoir.be, (consulté le ).
- ↑ Claude Michel Cluny (Lire), « L'existence poétique », L'Express, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « andrevelter.com/psp.htm »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ « Le courage poétique - Le site du journal », sur Le site du journal, (consulté le ).
- ↑ « lesoir.be/archives?url=/cultur… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ Pierre Maury, « La poésie nécessaire de Lekeuche »
, sur lesoir.be, (consulté le ).
- ↑ « maisondelapoesie.be/chronique/… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ « Philippe Lekeuche », sur Edern Éditions (consulté le )
- ↑ « Philippe Lekeuche élu à l'Académie de Langue et littérature françaises de Belgique | UCLouvain », sur uclouvain.be (consulté le )
- ↑ [vidéo] « Philippe Lekeuche "Au sujet de l'amour : Freud, Pascal et Kafka", à la séance mensuelle du 14-02-26 », Académie royale langue et littérature, , 54:0 min (consulté le )
- ↑ « Philippe Lekeuche », sur Objectif plumes (consulté le )
- ↑ « Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique : Prix Emile Polak », sur www.arllfb.be (consulté le )
- ↑ « Philippe Lekeuche, poète », sur Le Carnet et les Instants (consulté le )
- ↑ « Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique : Prix Jean Kobs », sur www.arllfb.be (consulté le )
- ↑ « Prix Maurice Carême », sur www.mauricecareme.be (consulté le )
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Myriam Watthee-Delmotte, NU(e) « Philippe Lekeuche », .
Liens externes
- Ressource relative à la recherche :
- Les photographies de Philippe Lekeuche sur Flickr
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