Philippe Parreno

Philippe Parreno
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Gladstone Gallery (en), Galerie Mennour, Esther Schipper Gallery (d)
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Philippe Parreno est un artiste plasticien français né en 1964 à Oran, en Algérie. Il vit et travaille à Paris[1]. Figure de la scène artistique française mais aussi internationale, il produit une œuvre protéiforme et souvent éphémère, qui remet en question les formats d'expositions et la nature des images. Il est très tôt passionné par les relations entre la réalité et la fiction ainsi que par l'exposition conçue comme médium à part entière.

Biographie

À l'âge de quatre ans, Parreno a été profondément affecté par l'assassinat de Robert Kennedy, le frère de l'ancien président des États-Unis John F. Kennedy, le . L'événement a influencé son travail ultérieur en tant qu'adulte[2].

En 1983, Philippe Parreno a commencé à étudier à l'École supérieure d'art de Grenoble aux côtés d'autres artistes célèbres d'aujourd'hui, tels que Dominique Gonzalez-Foerster et Pierre Joseph[3].

Après ses études, Parreno a travaillé au Magasin comme assistant d'artiste, lui permettant de développer son style artistique[4] et ses réflexions sur l'art. Il remarque notamment que plus le cartel placé à côté d'une peinture est long à lire, plus le spectateur passe de temps à regarder la peinture[5].

Le fonctionement sans début ni fin de l'exposition Les Immatériaux, conçue par Jean-François Lyotard au centre Pompidou[4] en 1985 influence profondément sa pratique future. Le catalogue de cette exposition en recourant à un intranet pour que divers protagonistes écrivent une texte commun est un principe que l'on retrouve dans son travail. Cette mise en commun d'une fiction, dont le projet Annlee No Ghost Just A Shell en 1999 est iconique, reprend cette générosité du geste artistique comme espace de partage, et participe de l'esthétique relationnelle naissante dans les années 1990. Au début de cette dernière décennie du 20 éme siècle, il rencontre également Daniel Buren quand il fréquente l'Institut des hautes études en arts plastiques, à Paris, sorte de post-diplôme pour jeunes artistes initié par Pontus Hultén.

Œuvres

Dans les années 1990, Philippe Parreno doit sa renommée à l'originalité de son travail et à la diversité de ses pratiques (le cinéma, le dessin, la performance, etc.). Tout comme nombre d'artistes de sa génération, en particulier ses proches collaborateurs et amis de chez Anna Sanders Films, à savoir Dominique Gonzalez-Foerster ou Pierre Huyghe, il travaille particulièrement à partir d'un univers cinématographique ou télévisuel.

Philippe Parreno travaille beaucoup sur le décalage entre les différentes formes de représentation des images, entre réalité et fiction, langage et narration, la temporalité, le théâtre, les codes télévisuels et cinématographiques, qu'il fusionne entre eux. Il a réalisé de nombreuses expositions et installations, impliquant par exemple des objets (un arbre de Noël, une fresque fluorescente, des mannequins ou encore des ballons fixés au plafond "bulles sans paroles")[6], de la musique, des lumières, et des films. Tous ces médiums accompagnent l'expérience poétique des spectateurs.

Il réalise en 2004, en collaboration avec un plasticien écossais, Douglas Gordon, un film en temps réel d'un match de football à travers le portrait de l'icône du football mondiale Zinédine Zidane. Le film, qui porte son nom : Zidane, un portrait du XXIe siècle, cadre uniquement les faits et gestes du joueur, tout au long d'un match de championnat avec le Real Madrid au stade Santiago Bernabéu. Le spectateur est plongé au cœur du match, dans un chaos de geste discontinus et de chocs physiques.

En 2013, Philippe Parreno expose au palais de Tokyo Anywhere, anywhere out of the world[7] en faisant appel à Randall Peacock pour la scénographie et à Nicolas Becker pour le design sonore. Il chorégraphie ses oeuvres en révélant l'espace même du bâtiment pour modifier la perception de l'espace par les visiteurs. Il transforme le palais de Tokyo en un énorme organisme vivant, une grande boite à musique, une machine poétique dont le mécanisme est en perpétuelle évolution. Le montage de l'exposition ressemble à un gigantesque plateau de cinéma, où les œuvres se déclenchent, s'arrêtent et se court-circuitent. Il déploie ici un programme qui permet de redéfinir le format de l'exposition. Une nouvelle version du projet No ghost just a shell est imaginé par Tino Sehgal dans la rotonde du Palais de Tokyo. Plus loin, on peut entendre les pas des danseurs de Merce Cunningham, ainsi que le fantôme robotisé de Marilyn Monroe.

Expositions personnelles

1995

  • Snow Dancing, Le Consortium, Dijon
  • Possessions, NZET (Air de Paris), Gent
  • While… , Kunstverein, Hambourg

1996

  • Ou, Air de Paris, Paris

Robert Prime, Londres

  • Happy Ending Sweden 1996, Ynglagatan, Stockholm

1997

  • Postman Time, On art and its places open to 21 C, Kunsthalle Nürnberg

Air de Paris, Paris

  • Vitrines d'artistes, Nina Ricci, Paris

Galerie Le sous-sol, Geneva

Speech Bubbles,Tokyo

1998

1999

2000

  • No ghost just a shell : Anywhere out of the world, Air de Paris, Paris
  • No ghost just a shell : Anywhere out of the world, Schipper ung krome, Berlin
  • One thousand pictures falling from one thousand walls, MAMCo, Genève

2001

  • Mont Analogue, Air de Paris, Paris & Friedrich Petzel Gallery, New York & Rirkrit Tiravanija's Studio, Bangkok
  • El sueno de una cosa, Museet Project, Moderna Museet, Stockholm
  • One thousand pictures falling from one thousand walls, Friedrich Petzel Gallery, New York
  • Anywhere out of the world, Institut of Visual Culture, Cambridge

2002

2003

  • Alien Seasons, Friedrich Petzel Gallery, New York
  • TV Chanel, Le Studio, Galerie Yvon Lambert, Paris
  • In the Future Everything Will Be Chrome, Kitakyushu, Japon

2007

  • The Ultrasonic Scream of the Squirrel, Air de Paris, Paris

2009

  • - , Centre Georges Pompidou, Paris

2012

2013

2019

2021

Expositions collectives

2006

2026

Publications

Filmographie

Décorations

Références

  1. « Philippe Parreno »
  2. Emmanuelle Lequeux, « Philippe Parreno s'invente une biographie en images », Le Monde,‎
  3. Institut d’art contemporain — Villeurbanne/Rhône-Alpes, « Philippe Parreno », sur i-ac.eu/fr (consulté le ).
  4. Roxana Azimi, « Philippe Parreno, le mouvement perpétuel », Le Monde,‎
  5. Hans Ulrich Obrist, Les entretiens infinis, Paris, Fondation Cartier pour l'art contemporain, , 308 p. (ISBN 978-2-86925-147-2), p. 49
  6. « Philippe Parreno : une exposition ? », sur Amateur d'art, (consulté le ).
  7. « Anywhere, Anywhere Out of the World - Palais de Tokyo », sur palaisdetokyo.com (consulté le )
  8. « "ELSEWHEN" Evénement collatéral de la 58e Exposition internationale d’art - La Biennale di Venezia »
  9. Ouverture: la Collection Pinault à la Bourse de commerce, Éditions Dilecta : Bourse de commerce-Pinault collection, (ISBN 978-2-37372-105-8), pages 438 à 449.
  10. « L’Ambassade des Possibles », sur 40mcube (consulté le )
  11. Emma Lavigne, Clair-obscur, Paris, Éditions Dilecta, .
  12. Arrêté du 9 juillet 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres

Liens externes

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