Philippe Vannier (1762-1842)

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Guerre civile vietnamienne de 1789-1802 (en) |
Philippe Vannier, né le à Locmariaquer et mort le à Lorientest un officier de la Marine française et un explorateur qui vint au service de Nguyễn Phúc Ánh, futur empereur Gia Long du Viêt Nam.
Biographie
Vannier est né le à Locmariaquer. Ses parents sont François Vannier, employé, et Vincente Joanis[2]. À partir de 1778, il sert dans la Royale[3],[4] et participe à la guerre d'indépendance américaine[5],[6],[5].
En 1789, Philippe Vannier entre, avec Godefroy de Forsanz, Jean-Baptiste Chaigneau et Jean-Marie Dayot au service de Nguyễn Ánh ou Gia Long, Empereur du Viet Nam, premier empereur de la dynastie Nguyễn (1802-1820), à la suite des encouragements de Mgr Pigneau de Béhaine. En 1790, Nguyễn Ánh lui confie le commandement d'un de ses navires.
En 1792, il commande un navire de guerre fourni par Jean-Marie Dayot et participe à la bataille de Qui Nhơn. En 1800, Philippe Vannier est commandant du Phénix (Phuong-Phi), le plus grand navire de la marine de Nguyễn Ánh, avec 26 canons et 300 hommes. En , il combat à nouveau devant le port de Qui Nhơn et est nommé général (brigadier) de la marine. La bataille ouvre la voie à l'invasion du nord du Viêt Nam par Nguyễn Ánh. Son commandant en second est un autre Français, Renon, originaire de Saint-Malo[5] .
Après la fin de la guerre en 1802 et la victoire de Nguyễn Ánh, Philippe Vannier reste au service de l'empereur vietnamien, en tant que mandarin. Il épouse une chrétienne vietnamienne, Madeleine Sel-Dong, avec laquelle il a six enfants. Il sert Nguyen sous le nom de Nguyen Van Chan jusqu'en 1826. Il quitte ensuite le Viêt Nam en même temps que Jean-Baptiste Chaigneau, peu après l'accession au trône de Minh Mạng[7],[8].
Philippe Vannier meurt à Lorient le [7], son épouse vietnamienne décède dans la même ville le . L'un de leurs petits-fils, Émile Vannier, officier de marine, participe à la campagne de Cochinchine en 1863-1864 et meurt en 1885. Sa tombe est située au cimetière de Carnel à Lorient, comme celle de Jean-Baptiste Chaigneau[9],[10].
Hommage
- Rue Philippe Vannier à Auray[2],
- Rue Philippe Vannier à Lorient[11] + deux impasses donnant sur cette rue : impasse Philippe Vannier n°1[12] et impasse Philippe Vannier n°2[13].
Notes et références
- (Tiếng Việt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en vietnamien intitulé « Philippe Vannier » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Relevé généalogique sur Geneanet.
- Le journal, « Rue Philippe-Vannier. Un chemin pavé d'histoire », Le Télégramme, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Salles 2006, p. 202.
- ↑ Jean-Yves Le Lan, « Conférence. L'étonnant destin du Locmariaquérois Philippe Vannier », Le Télégramme, (lire en ligne, consulté le ).
- Martienne 1999, p. 156.
- ↑ Mathieu Guérin, « Un capitaine bordelais à la cour de Gia Long Le rapport du capitaine Rey à ses armateurs », dans Gilles Désiré Dit Grosset, Bernard Garnier, Alain Hugon, Leila Maziane, Elisabeth Ridel, Des galères méditerranéennes aux rivages normands. Recueil d’études en hommage à André Zysberg, Normandie, Annales de Normandie, (ISBN 978-2-902239-21-4, lire en ligne), p. 13.
- Tran et Reid 2006, p. 206.
- ↑ Tran 2005, p. 16.
- ↑ Patrick Bollet, « Le cimetière et ses hommes illustres », Le Télégramme, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « LORIENT (56) : cimetière de Carnel », sur Cimetières de France et d'ailleurs, (consulté le ).
- ↑ « Vannier (rue Philippe) » (consulté le ).
- ↑ « Vannier n°1 (impasse Philippe) », sur https://patrimoine.lorient.bzh, (consulté le ).
- ↑ « Vannier n°2 (impasse Philippe) », sur https://patrimoine.lorient.bzh, (consulté le ).
Bibliographie
- Philippe Héduy, « 1789-1824 Chaiugneau et Vannier, mandarins français », dans Philippe Héduy, Histoire de l'Indochine La Conquette 1624-1885, Henri Veyrier, (lire en ligne), p. 42-43.
- Frédéric Mantienne, Monseigneur Pigneau de Béhaine, 128 Rue du Bac, Paris, Editions Eglises d'Asie, , 263 p., 15.6 x 1.4 x 23.4 cm (ISBN 978-2329585499, ISSN 1275-6865),
- Pierre Le Roux, « Les mandarins français au service de Gia-Long : l'épopée de l'évêque d'Adran et de ses compagnons ou la première coopération franco-vietnamienne », Péninsule, no 42, , p. 3-28 (ISSN 0249-3047, lire en ligne),
- My-Van Tran, A Vietnamese royal exile in Japan : Prince Cường Để (1882–1951), Routledge, (ISBN 0-415-29716-8),
- André Salles, Un Mandarin Breton au service du roi de Cochinchine : Jean-Baptiste Chaigneau et sa famille, Rennes/Biscarosse, Les Portes du Large, , 224 p. (ISBN 2-914612-01-X),
- Nhung Tuyet Tran et Anthony Reid, Việt Nam : borderless histories, University of Wisconsin Press, (ISBN 0-299-21774-4)
Voir aussi
Articles connexes
- Vietnam : Du Viêt Nam des Nguyễn à la colonisation française (1802-1887)
- Jean-Baptiste Chaigneau
- Jean-Marie Dayot (1760-1809)
- Godefroy de Forsanz
Liens externes
- « Vannier Philippe », sur Patrimoine Lorient,
- « Association pour l'étude du Vietnam », sur AECV, .
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