Physalaemus olfersii

Physalaemus olfersii
Description de cette image, également commentée ci-après
Physalaemus olfersii (photographié à São Sebastião, Brésil).
Classification ASW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Amphibia
Sous-classe Lissamphibia
Super-ordre Salientia
Ordre Anura
Sous-ordre Neobatrachia
Famille Leptodactylidae
Sous-famille Leiuperinae
Genre Physalaemus

Espèce

Physalaemus olfersii
(Lichtenstein & Martens, 1856)

Synonymes

  • Phryniscus olfersii Lichtenstein & Martens, 1856
  • Physalaemus olfersi (Lichtenstein & Martens, 1856)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Physalaemus olfersii est une espèce d'amphibiens de la famille des Leptodactylidae[1].

Endémique de la Forêt atlantique au Brésil, cette grenouille de taille moyenne est l'espèce type du groupe taxonomique qui porte son nom. Elle est connue pour son chant distinctif et sa reproduction impliquant la construction de nids d'écume à la surface des mares.

Description

Morphologie

Physalaemus olfersii est une espèce de taille moyenne pour le genre. Les mâles mesurent de 28 à 35 mm et les femelles, présentant un léger dimorphisme sexuel, sont plus grandes, atteignant jusqu'à 39 mm[2].

Le corps est relativement élancé. Le museau est sub-elliptique vu de dessus. La peau du dos est lisse, contrairement à d'autres espèces du genre qui peuvent être plus verruqueuses.

Coloration

La coloration dorsale varie du brun clair au brun rougeâtre ou grisâtre, souvent parsemée de petites ocelles ou de taches irrégulières. L'un des traits les plus distinctifs de l'espèce est la présence d'une bande latérale sombre (brun foncé ou noire) bien délimitée, qui s'étend de la pointe du museau, passe par l'œil et le tympan, et rejoint l'aine. Cette bande est souvent soulignée par une fine ligne blanche sur sa partie supérieure.

La face ventrale est généralement de couleur crème ou blanchâtre, parfois marbrée de gris sur la gorge, en particulier chez les mâles chanteurs.

Répartition et habitat

Distribution géographique

Cette espèce est endémique du Brésil. Sa répartition couvre le sud-est du pays. Elle se rencontre dans les États de :

Habitat

Physalaemus olfersii est une espèce forestière inféodée au biome de la Mata Atlântica (forêt atlantique). Elle vit au sol, camouflée dans la litière de feuilles humides. On la trouve du niveau de la mer jusqu'à environ 1 200 m d'altitude.

C'est une espèce adaptable qui tolère une certaine anthropisation, fréquentant les lisières de forêts, les clairières et parfois les zones agricoles (plantations d'eucalyptus, cacaoyères) tant que des points d'eau et une couverture végétale au sol subsistent[3].

Éthologie

Alimentation

Comme la plupart des Leptodactylidae, P. olfersii est un prédateur opportuniste. Son régime alimentaire se compose principalement d'invertébrés trouvés dans la litière forestière, tels que des fourmis, des termites, des araignées et de petits coléoptères.

Reproduction

La reproduction est déclenchée par la saison des pluies (généralement d'août à mars). Les mâles se rassemblent autour des points d'eau temporaires ou permanents (mares, étangs, bras morts de rivières) et émettent leur chant pour attirer les femelles.

Le chant de cette espèce est décrit comme une longue série harmonique, ressemblant à un gémissement ou un sifflement descendant.

Une fois l'amplexus (accouplement axillaire) formé, le couple construit un nid d'écume. La femelle sécrète une substance gélatineuse que le mâle bat avec ses pattes arrière pour la mélanger à l'eau et à l'air, créant une mousse blanche flottante. Les œufs sont déposés au cœur de ce nid, qui les protège de la dessiccation et des prédateurs aquatiques. Après l'éclosion, les têtards tombent dans l'eau pour achever leur développement larvaire[4]

Systématique

L'espèce a été décrite pour la première fois en 1856 par Martin Lichtenstein et Eduard Carl von Martens.

Le groupe olfersii

Physalaemus olfersii est l'espèce type du « groupe de P. olfersii ». Historiquement, ce groupe contenait des populations très similaires morphologiquement (espèces cryptiques).

Une révision taxonomique majeure réalisée en 2010 par Cassini, Cruz et Caramaschi a permis de clarifier la situation. Cette étude a restreint l'aire de répartition de P. olfersii sensu stricto et a rétabli ou décrit d'autres espèces auparavant confondues avec elle, notamment :

Statut de conservation

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classe l'espèce en catégorie « Préoccupation mineure » (LC). Bien que la forêt atlantique soit un milieu menacé, P. olfersii demeure abondante localement et possède une aire de répartition relativement vaste. Elle ne semble pas subir de déclin rapide, bien que la pollution des eaux et la destruction sévère de son habitat constituent des menaces potentielles[3].

Étymologie

Cette espèce est nommée en l'honneur du naturaliste et diplomate allemand Ignaz von Olfers (1793-1871), qui fut directeur général des Musées royaux de Berlin[5].

Publication originale

  • Lichtenstein & Martens, 1856 : Nomenclator reptilium et amphibiorum Musei Zoologici Berolinensis. Namenverzeichniss der in der zoologischen Sammlung der Königlichen Universität zu Berlin aufgestellten Arten von Reptilien und Amphibien nach ihren Ordnungen, Familien und Gattungen. Königliche Akademie der Wissenschaften, Berlin, p. 1-48 (texte intégral).

Liens externes

Notes et références

  1. (en) Amphibian Species of the World : 4793 Physalaemus olfersii (consulté le ).
  2. (en) Cassini, C. S., Cruz, C. A. G., & Caramaschi, U., « Taxonomic review of Physalaemus olfersii (Lichtenstein & Martens, 1856) with revalidation of Physalaemus lateristriga (Steindachner, 1864) and description of two new related species (Anura: Leiuperidae) », Zootaxa, vol. 2491, no 1,‎ , p. 1–33 (DOI 10.11646/zootaxa.2491.1.1)
  3. (en) UICN : espèce Physalaemus olfersii (consulté le ).
  4. (en) « Physalaemus olfersii », sur amphibiaweb.org (consulté le ).
  5. (en) Bo Beolens, Michael Watkins et Michael Grayson, The Eponym Dictionary of Amphibians, Pelagic Publishing, , 194 p. (ISBN 978-1-907807-41-1)
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