Piarres Larzabal

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans) Urrugne |
| Nom de naissance |
Pierre Larzabal |
| Surnoms |
Aitatxi, Aldaiko, Goratik, Haritzgain |
| Nationalités | |
| Activités |
| Membre de |
Enbata Anai Artea (d) Académie de la langue basque |
|---|

Piarres Larzabal Carrera, né le à Ascain et mort le à Urrugne[1], est un prêtre catholique, dramaturge en langue basque et académicien basque français de langue basque. Il a écrit de nombreuses pièces de théâtre jouées pendant des décennies et reste l’un des auteurs basques les plus représentés. S’engageant politiquement comme abertzale (patriote basque), il a aussi été l’un des fondateurs du journal Enbata[2].
Biographie
Piarres Larzabal est le fils d’Alexandre Larzabal d’Urrugne et de Maria Carrera de Bera. Son père étant mobilisé pendant la guerre de 1914-1918, il ne fait sa connaissance qu’à l’âge de trois ans. Il poursuit des études au séminaire d’Ustaritz puis au grand séminaire de Bayonne en vue de devenir prêtre. En 1933, il part à Paris pour accomplir son service militaire, au cours duquel il obtient un diplôme d’infirmier et rejoint une troupe de théâtre. Il écrit en 1934 sa première pièce, « Irri eta nigar » (Rires et pleurs), publiée dans la revue Gure Herria. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier par les Allemands et interné dans plusieurs camps de concentration, où il tombe gravement malade avant d’être soigné en Suisse. De retour à Hasparren en 1942, il s’engage dans la Résistance française et y atteint le grade de « Commandant[3] ».
À ses débuts, Piarres Larzabal écrit des pièces récréatives telles que Kontrabandistak, Eiherazainaren astoa, Okilamendi Jaun Mera. En 1939, il est ordonné prêtre et nommé troisième vicaire à Hasparren. Pour Larzabal, le théâtre basque doit devenir « adulte » et aborder tous les sujets : les problèmes de conscience (Etxahun, Berterretx, Bordaxuri), de société (Hiru ziren, Lana eri) et d’identité basque (Matalas, Ibañeta, Mugari tiro)[4]. En 1963, il devient membre de l’Académie de la langue basque, où il succède à Jean Élissalde et écrit notamment les pièces Paper mende, Sarako lorea, Urriki latza, Lana eri, Suedako neskatxa et Matalas. Il écrit aussi quelques pièces de forme pastorale dont Orreaga, Lartaun, Orria 778 et Aralar[3].
Comme de plus en plus de réfugiés politiques basques viennent au Pays basque nord, et afin de les aider, en 1969 il décide avec ses amis Telésforo Monzón et Ángel Arregi de créer l'association "Anai-Artea". En 1979, il tombe gravement malade et est contraint d'abandonner sa charge de curé. Il meurt 8 ans plus tard à Socoa.
Comme de plus en plus de réfugiés politiques basques viennent au Pays basque nord, et afin de les aider, en 1969 il décide avec ses amis Telésforo Monzón et Ángel Arregi de créer l’association “Anai-Artea”. En 1979, il tombe gravement malade, est contraint d’abandonner sa charge de curé et meurt huit ans plus tard à Socoa[5],[6].
À sa mort, l’académicien basque Piarres Charritton a recueilli 42 de ses pièces et les a fait publier aux Éditions Elkar[7],[8].
Publications
Théâtre
- Antzerki laburrak, 1934-1966 ;.
- Etxahun, 1951, Ed. Herria ;
- Bordaxuri, 1952, Auspoa ;
- Portu Txoko, 1954 ;
- Mugari tiro, 1959 ;
- Herriko botzak, 1962, Auspoa ;
- Iru ziren, 1962, Auspoa ;
- Ihauteriak (antzezlana ;|Ihauteriak, 1962, Egilea editore ;
- Paper mende, 1962 ;
- Sarako lorea, 1964 ;
- Senperen gertatua, 1964, Auspoa ;
- Orreaga. Pastorala gisarako ikusgarria, 1964, Goiztiri ;
- Lana eri, 1965 ;
- Suediako neskatxa, 1965 ;
- Hilla esposatu, 1965, Auspoa ;
- Ibañeta, 1968, Egilea editore ;
- Lartaun. Pastorala antzeko antzerkia, 1969 ;
- Roxali, Egilea editore , 1970;
- Matalas, E.J. Antzerki, 1984.
Autres
- Ipuin eta ixtorio, 1930-1964 ;
- Hitzaldi eta mintzaldi, 1955-1988.
Notes et références
- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
- ↑ Institut culturel basque, « Piarres Larzabal, le dramaturge basque le plus prolifique », Institut culturel basque (consulté le )
- Institut culturel basque, « Piarres Larzabal : l’homme et le dramaturge », Institut culturel basque (consulté le )
- ↑ (es) Eusko Ikaskuntza, « Piarres Larzabal », Auñamendi Eusko Entziklopedia (consulté le )
- ↑ Institut culturel basque, « Piarres Larzabal et l’association Anai-Artea », Institut culturel basque (consulté le )
- ↑ Anai Artea, « Histoire de l’association », anaiartea-oroitlekua.eus, consulté en ligne (consulté le )
- ↑ Instituto Cultural Vasco, « Piarres Larzabal : 42 pièces publiées par Piarres Charritton aux Éditions Elkar », Institut culturel basque, consulté en ligne (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Institut culturel basque, « Piarres Larzabal : répertoire de 42 pièces réunies par Piarres Charritton et publiées chez Elkar », Institut culturel basque, consulté en ligne (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- (eu) Piarres Lartzabal, Euskal Kulturaren Atarian.
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