Pierre-André-Hercule Berlier

Pierre-André-Hercule Berlier
Pierre-André-Hercule Berlier
Buste du général Hercule Berlier (1769 - 1821), baron d'Empire, officier de la Légion d'honneur et chevalier de saint-Louis

Naissance
Crest, Drôme
Décès (à 51 ans)
Valence, Drôme
Origine Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 17911815
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Moesskirch
Eylau
Orthez
Toulouse
Distinctions Baron de l'Empire
Officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Pierre-André-Hercule Berlier, né le à Crest dans la Drôme et mort le à Valence, dans le même département, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Sous la Révolution

Rue du général Berlier à Crest.

Berlier entre au service le en qualité de sous-lieutenant au 4e bataillon de volontaires de la Drôme, amalgamé en l'an II dans la 83e demi-brigade d'infanterie, devenue 57e demi-brigade en l'an IV. Lieutenant le et capitaine de grenadiers le , il fait les campagnes de 1792 à l'an V à l'armée d'Italie, celles de l'an VI à l'an IX aux armées d'Angleterre, d'Helvétie, des Grisons et du Rhin et reçoit un coup de feu à la tête le 15 floréal an VIII lors de la bataille de Moesskirch.

Du capitaine de la Garde au général d'Empire

Capitaine au régiment des chasseurs à pied de la Garde des consuls le 30 nivôse an XII, Berlier est nommé membre de la Légion d'honneur le 25 prairial de la même année et chef de bataillon au 2e régiment des chasseurs à pied le 18 fructidor an XIII. Il suit la Grande Armée de l'an XIV à 1807 en Autriche, en Prusse et en Pologne et est nommé officier de la Légion d'honneur le . Il passe ensuite colonel du 36e régiment d'infanterie de ligne le suivant et reçoit un coup de feu à l'épaule gauche le à la bataille d'Eylau.

Créé baron de l'Empire le [1], il est dirigé sur l'Espagne dans le corps du maréchal Soult et y guerroie de 1808 à 1814. L'Empereur le nomme général de brigade le . Le , il combat à Orthez et le aux Ponts-Jumeaux lors de la bataille de Toulouse au cours de laquelle un coup de feu lui traverse les deux épaules. Mis en demi-solde le de la même année, Berlier est fait chevalier de Saint-Louis le et chargé du commandement du département de la Drôme le suivant. Remis en demi-solde le et compris comme disponible dans le cadre de l'état-major général de l'armée le , il se retire à Valence où il meurt le .

Famille

Il est le fils le Louis-Guillaume Berlier (1740 - ?) et de Suzanne Farjon (1744 - ?), mariés à Crest le 27 Mai 1767. Son père est Louis-Guillaume Berlier (1699 - 1765), négociant à Dijon, et de Marguerite Marie Benoite Didier.

Selon la tradition locale, Louis Guillaume Berlier aurait été enfermé à la tour de Crest à la suite d'un duel et de la fenêtre de son cachot, il aurait fait la cour à Suzanne Farjon, sa future épouse.

Il est issu de la même branche familiale (cousin germain) que le comte Théophile Berlier.

Son fils Stanislas (1818 - 1875), officier de la légion d'honneur, participe à différentes campagnes aux 1er et 3° régiment de Zouaves, et termine sa carrière comme colonel du 92° de Ligne. Il démissionne peu de temps après ce commandement pour des raisons de santé[2].

Il n'y a pas de liens certains avec la famille Berlier de Vauplane, mais seulement des présomptions, l'historien Xavier de Montclos évoquant ce lien, mais sans mentionner l'ancêtre commun[3].

Armes

Figure Blasonnement
Écartelé : aux I et IV, d'argent à trois lionceaux de sable ; au II, de gueules à une épée d'argent qui est des barons militaires ; au III, de gueules à une lance d'argent.

Annexes

Bibliographie

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 4, Bureau de l'administration, (lire en ligne).
  • Jean-Paul Ravel, "Pierre André Hercule Berlier, général et baron d'Empire, Etudes Drômoises, 2021, p. 10.
  • Hubert de Vauplane, Famille Berlier, une histoire provençale, éd. Jourdan, 2022, 402 pp, p. 305 - 306 (ISBN 2874667218).

Notes et références

  1. ministère de la culture, « Archives lettres patentes »
  2. Narcisse Faucon, Le livre d'or de l'Algérie, Paris, Augustin Challamel, , 615 p. (lire en ligne), p. 63
  3. Xavier de Montclos, L'ancienne bourgeoisie en France du XVIe siècle au XXe siècle, Éditions Christian, , 358 p. (ISBN 978-2-86496-135-2, lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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